• Nom Collecteur: ANGLESIO Hélène
  • Date Création: 09-09-2025
  • LATITUDE: 46.273735
  • LONGITUDE: 4.97253
  • Adresse ou lieu-dit: Place de l'Eglise
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Eglise paroissiale
  • Commune concernée: SAINT-CYR-SUR-MENTHON
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine religieux et funéraire
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: 1861
  • Protection labellisation: aucune
  • Bibliographie: Pré-inventaire du canton de Pont-de-Veyle 1986 « Prêtres et paroisses au temps du curé d’Ars » Philippe Boutry éditions Cerf 1986
Eglise de Saint-Cyr-sur-Menthon: façade
crédit photo Bailly Michel

Historique

L'église est construite à l'emplacement d'une ancienne église paroissiale de style roman qui possédait une abside en cul de four, datant du Xe siècle et qui dépendait du chapitre de Saint Vincent de Mâcon. Elle était sur le même modèle et de la même époque que l’église de Gréziat, un hameau de Saint-Cyr-sur-Menthon, qui fût détruite lors du rattachement de la commune de Gréziat à la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon au moment de la Révolution. La construction de la nouvelle église s'inscrit dans un mouvement général au XIXe siècle de reconstruction des églises, essentiellement dû à l'augmentation de la population et à la vétusté des anciennes églises paroissiales. Cette église est voulue à l'origine par le curé Jean-Baptiste Bernard, nommé dans cette paroisse en 1818. Il offre la somme considérable de 20 000 francs soit le tiers du coût total de la construction, dès 1852. Cependant il exige des conditions inacceptables en échange du don de cette somme et le projet échoue. Il faut attendre la mort du curé Bernard en 1857 pour que la commune puisse bénéficier du legs du curé et en disposer plus librement, notamment pour le choix de l'architecte et la taille de l'édifice, il s’agit de l’architecte lyonnais Joanny Farfouillon. Cependant, il faudra lutter contre une forte opposition anti-cléricale menée par un notable de la commune nommé Jean-François Mazoyer. Le curé Joseph Laurent Cottin mène ce projet à son terme avec l'aide du maire Alexandre Villier et de l'évêque Pierre Henri de Langalerie. La construction est confiée à l'entrepreneur Louis Chabassières de Mâcon. Le maître autel est béni le 26 septembre 1861. L’église est placée sous le vocable de Saint-Cyr, enfant martyr de la chrétienté. Une plaque funéraire dans la chapelle Ouest mentionne: "Ici repose Jean Baptiste Bernard, décédé le 8 juillet 1857, curé pieux et zélé de St Cyr pendant 37 ans. Il a été le fondateur de cette église par un don de 19 500 francs. Les paroissiens reconnaissants.

 

Description  

L'église est de style néo-gothique, en forme de croix latine avec une seule nef dotée d'un court transept. L'église est orientée au Sud. La nef comprend quatre travées couvertes de voûtes sous croisées d'ogive. L’abside comprend une travée droite flanquée d’une sacristie côté Ouest, d’une pièce équivalente côté Est, et d’un chevet à cinq pans. Au-dessus du portique d'entrée se trouve une pièce qui s'ouvre sur la nef par deux fenêtres ornées de décors en vitrophanie. Actuellement cette pièce n’est pas accessible pour des raisons de sécurité. On y trouve plusieurs statues, dont deux ont été mentionnées à l’inventaire de 1906 : le Sacré Coeur de Jésus et saint Joseph. Pour les autres il s’agit d’une grande statue du curé d’Ars, une statue de sainte Thérèse de Lisieux, une statue de saint Antoine de Padoue et une petite statue de Jeanne d’Arc, ces statues qui datent du XXe siècle. Les vitraux de l'église sont simples et sans représentation, ils ne sont pas signés, ils ont été rénovés en 2005 par Sylvain Bourlet, maître verrier dans la Nièvre. . Le clocher s'élève en façade flanqué à la base de deux réduits dont l'un abrite l'escalier en colimaçon qui mène à l'étage et au clocher et l'autre abrite un confessionnal.

Particularités :

L'église est orientée au Sud contrairement à la tradition car elle est construite sur un promontoire et la surface était insuffisante pour l'orienter correctement à l'Est. L'architecte découvre pendant les travaux de construction que ce promontoire est constitué en partie de terre rapportée ce qui oblige à creuser les fondations à 6 mètres de profondeur. Le caveau du curé Bernard dans la chapelle Ouest, est également une particularité car à cette époque, on n'enterrait rarement dans les églises et il fallait une autorisation spéciale.

Mobilier:

Parmi le mobilier il faut citer trois statues anciennes : une statue de Saint Cyr en bois datant du XVIIe siècle, une Vierge à l’enfant en bois peint datant du XVIIe siècle et une Vierge en bois doré datant du XVIIe siècle. Le reste du mobilier n'a rien de remarquable. Au moment de la construction, il y avait un chemin de croix sous forme de 14 tableaux. Il est toujours présent dans l’inventaire de séparation de l’église et de l’État en 1906 mais très détérioré. Depuis il a disparu et a été remplacé par de simples croix de bois. Des stalles en bois du Bugey et de Genève et des boiseries entouraient le choeur. Elles ont également disparu. Tout comme la chaire en chêne et les deux confessionnaux supprimés après Vatican II. Nous pouvons noter au niveau de la nef côté Ouest, au sol près d’une porte de sortie, une dalle de pierre qui est en fait une pierre tombale récupérée dans l’ancien cimetière. Les inscriptions sont illisibles.

Tympan

A l’entrée de l’église, le tympan est orné d’une sculpture assez simple en bas-relief. Elle représente un christ entouré de deux anges. Cette sculpture a été financée par des dons privés et la commune a donné 200 francs. 

Chapelles

Chacune des chapelles possède son autel en marbre rouge et blanc, avec en son centre un médaillon de marbre gris sur lequel figure une croix de Malte. Les retables sont en plâtre moulé sur le mur. La chapelle Est est dédiée à saint Cyr. Sur son autel on peut observer deux statues du petit saint Cyr, l’une au dessus de l’autre, la plus petite est en bois sombre, elle est assez ancienne et la plus grande est en plâtre coloré et semble plus récente. Sur le mur latéral de cette chapelle se trouve une très belle statue d’une Vierge en bois doré dont nous n’avons pas de datation. dans cette chapelle se trouvent les fonds baptismeaux, bassin de pierre rond en pierre taillée et orné de bas relief en forme de quadrilobes. La chapelle Ouest est dédiée à la Vierge, au-dessus de l’autel se trouve une statue de la Vierge à l’enfant en plâtre coloré, et sur le mur latéral la plaque de marbre noir servant d’épitaphe au curé Bernard qui repose ici. Inscriptions : Une plaque funéraire dans la chapelle Ouest mentionne: "Ici repose Jean Baptiste Bernard, décédé le 8 juillet 1857, curé pieux et zélé de St Cyr pendant 37 ans. Il a été le fondateur de cette église par un don de 19 500 francs. Les paroissiens reconnaissants." Sur les vitraux des fenêtres de la façade sous le clocher sont mentionnés les noms du maire Alexandre Villier , du curé Joseph Laurent Cottin et de l'entrepreneur Louis Chabassières. De part et d'autre de l'entrée figurent les noms des soldats de Saint-Cyr-sur-Menthon morts pour la France durant la première guerre mondiale.

Cloches :

L’église possède trois cloches. La plus petite « Marie-Elisabeth » a été fondue en 1846, elle a pour parrain Antoine Paul, baron de Travernost et pour marraine Marie-Elisabeth de Loëze, baronne de Champchevrier. La seconde s’appelle « Julie de Saint Cyr » et a été fondue par les soins des fabriciens de Saint-Cyr-sur-Menthon, bénite par l’évêque Alexandre Raymond Devie, évêque de Belley, en 1834. La plus grosse cloche remplace « Marie-Gabrielle » qui avait été fondue en 1782 mais rendue inutilisable par suite d’un accident, la nouvelle cloche s’appelle « Anne-Marie », elle a pour parrain Anne Maurice Henri Ferdinand Imber de Balorre  et pour marraine Marie Anne Louise Lucie Imber de Balorre, propriétaires du château de Montepin. Elle a été bénite par l’évêque de Belley, Lucon, en 1897.

Rénovations

Cette église a été rénovée entièrement vers 1970 et les parements extérieurs ont été refaits en 1995. La plupart des pierres proviennent de Saint Martin Belleroche (71). Des fissures importantes sont apparues au début des années 2000 côté Ouest dans les murs de la sacristie et dans le plafond de la chapelle Ouest qui est désormais interdite au public. Ces fissures, sans doute dues à la nature du sol et au réchauffement climatique, font l'objet d'une surveillance grâce à des témoins.

Problème de datation de la statuaire

La statuaire pose problème quant à sa datation. Selon le pré-inventaire cantonal qui ne cite pas ses sources, elles dateraient du XVIIe siècle et du XVIIe siècle pour les trois plus anciennes. Or, un inventaire précis des biens mobiliers a été fait le 10 mars 1906 à la suite de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Dans cet inventaire il est mentionné quatre statues : celle la Vierge à l’enfant en plâtre, une statue de saint Cyr, et pour les deux autres : un Sacré Coeur de Jésus et un saint Joseph qui sont entreposés dans la tribune fermée. La Vierge en bois doré et une des statues de saint Cyr n’apparaissent pas dans cet inventaire, cependant on sait que très souvent des biens ont été cachés chez des paroissiens pour échapper aux inventaires. De façon générale, ces statues ne sont pas mentionnées dans les compte rendus des différentes visites pastorales depuis le début du XVIIe siècle. La seule mention précise qui concerne la statuaire date de 1823, quand le curé Bernard rend compte de l’état de l’église au diocèse et explique que toutes les statues sont neuves. Dans ces conditions il est difficile d’avancer une datation précise de ces trois statues.