Cette chapelle funéraire de style néo-gothique, domine le cimetière et se situe sur la première extension de celui-ci qui date de 1879.
Historique et description:
La particularité de cette chapelle funéraire est qu'elle fût construite en dehors du cimetière en 1861. A cette époque, Jean-François Mazoyer (1802-1874), géomètre de son état, est un riche notable qui s'inscrit dans le mouvement anticlérical de la deuxième moitié du 19ème siècle. Il s'oppose par tous les moyens à la reconstruction de l'église. Il ne supporte pas non plus l'idée de la translation du cimetière qui entoure l'ancienne église et qui sera rendue obligatoire par la construction de la nouvelle église à la fois pour des raisons de place et d'hygiène.
Dans le but de défier les autorités ecclésiastiques, il décide de faire creuser le caveau familial dans une parcelle qu'il achète au Domaine de Saint-Irénée en 1859. Cette parcelle porte le numéro 1620 au cadastre napoléonien. Elle jouxte à la fois l'église, la cure et le nouveau cimetière transféré à partir du 9 juin 1859, juste avant les travaux de reconstruction de l'église, sur le lieu-dit "En Boutaron". Il y fait déposer les restes du caveau familial et ce sera désormais sa dernière demeure ainsi que celle de ses descendants et notamment la famille Chevrel alliée par mariage à l'une de ses petites-filles.
La chapelle est de style néo-gothique, elle est l'oeuvre de l'architecte lyonnais Etienne Louis Gabriel Charvet (1830-1916). Elle domine le cimetière actuel. En effet, en 1879, la fille de Jean-François Mazoyer: Jeanne-Marie Marcand (1834-1907), fait don de cette parcelle à la commune afin d'agrandir le cimetière. La chapelle est bénie officiellement le 3 juillet 1881 en même temps que l'extension du cimetière. Les marches pour accéder à la chapelle sont constituées avec des pierres tombales anciennes de la famille, provenant sans doute de l'ancien cimetière qui entourait l'église.