Résumé de l'historique:
Détails de l'historique:
Origines de l'école publique à Saint-Cyr-sur-Menthon
A partir 1833, on parle de construire une école communale. En 1845 il y a une demande d’expropriation pour le terrain destiné à ce projet. En1846, la mairie accepte le devis et les plans, et vote des crédits mobiliers à la fin de l'année1846. Le premier bâtiment d’école communale pour les garçons date de 1847, ce bâtiment contient également la mairie. Le 28 décembre 1848 : le conseil règle la somme de 7 781,99 francs à la suite de la construction de l’école et de la mairie. En 1875 on apprend qu’il y a 120 élèves qui fréquentent l’école des garçons.
Le problème de la scolarisation des filles
En 1882 on parle d’un projet d’établissement d’une école communale de filles selon les lois en vigueur et la population au nombre 1244 habitants, deux raisons qui exigent cette construction. Le conseil municipal se penche sur cette question. Le maire fait état le 13 septembre 1882 du fait qu’un accord était passé avec la directrice de l’école libre pour assurer la gratuité de la scolarité aux filles et que cet accord n’est valable que pour un an encore, d’où la nécessité de créer une école communale de filles. Le maire explique que l’état prenait en charge les 1200 francs de frais de scolarité pour les filles, mais que dans un an cette charge risque de revenir à la commune. L’état demande la construction de cette école, sans laisser le choix à la commune et lui laissant tout le coût à charge selon la loi. Par conséquent le projet est mis en route et en attendant on continuera à financer la scolarité des filles à l’école libre. On choisit Monsieur Rochet, architecte à Bourg en Bresse, et on lui demande de faire un projet le plus simple et le plus économique possible ; quelques conseillers proposent de l’adosser à l’école de garçons, mais la majorité est purement et simplement contre tout projet d’école de filles. Le 29 octobre 1882, le conseil municipal décide de construire l’école des filles sur un terrain au midi (sud) de l’école des garçons et appartenant à Melle Pelletier Jeanne Marie pour une contenance de 6 ares 89 centiares, elle le vend contrainte et forcée sous la menace d’une expropriation. Coût estimé de l’école de filles : 29 890 francs. Entre-temps le conseil municipal a changé et le 28 septembre 1884, le nouveau conseil décide d’ajourner la construction aux motifs suivants : "le projet a été voté par l’ancien conseil municipal contre le vœu de la population et donc l’exécution provoquerait des plaintes nombreuses ; il serait imprudent de la part du conseil municipal actuel d’entreprendre un projet ruineux pour la commune dont l’utilité est contestée et qu’il pourrait ne pas mener à bonne fin en raison du pourvoi relatif aux élections qui est au Conseil d’état, le résultats des élections étant contesté. Le 1er mars 1885 : on renonce à l’école communale de filles, du fait que « l’école (libre) de filles qui existe aujourd’hui satisfait pleinement aux besoins de la localité et qu’elle répond mieux aux sentiments des pères de famille qu’une école tenue par des laïques , laquelle à coup sûr serait déserte ». Le 2 juillet 1885, finalement il a dû se passer quelque chose (on évoque un procès le 26 mai 1885) et on achète un terrain pour l’école des filles aux enfants mineurs de Mr Bas Jean Joseph Marie et la défunte Châne Marthe Claudine selon le choix de l’inspecteur primaire et située au Nord de l’école de garçons. La construction de l’école de filles commence en novembre 1885, l’architecte est Rochet de Bourg-en-Bresse. Le 22 mai 1886 apparaît le traitement de l’institutrice de l’école spéciale de filles : "fixe 200 francs et éventuel 1000 francs". Le 4 juillet 1886 on procède à l'achat du mobilier pour l’école des filles pour 1000 francs. Le 28 août 1887, des travaux permettent de savoir que l’institutrice logeait à l’école des filles et qu’elle avait son propre jardin. Le 22 mars 1888, on fait les comptes et on règle la somme de 18 777 franc et 30 cts pour le coût total de la maison de l’école des filles. Il y a eu deux entrepreneurs successifs, le sieur Philippe qui fait faillite remplacé par le sieur Riboulet de Vonnas.
Restaurations et agrandissements à partir du XXe siècle:
En 1902 : on restaure le bâtiment de l’école de garçons datant de 1846. La population demande la création d’une cantine en octobre 1913, mais rien n’est fait. On agrandit l’école en 1927/1928 avec une cantine sur un terrain situé en face ( sur la place Saint-Cyr actuelle), il est dit: « Le conseil municipal désireux de travailler dans la mesure de ses moyens à l’amélioration des conditions morales et matérielles de la vie de notre commune si riche et si belle au point de vue matériel mais aussi déshéritée au point de vue du progrès moderne , et de continuer l’oeuvre inaugurée dans cette voie par la réfection des routes et l’électrification. Considérant que la création d’une cantine scolaire est d’une urgente nécessité, afin d’assurer à midi une repas chaud aux enfants dont beaucoup font 3 et 4 kms pour venir à l’école et souvent durant la mauvaise saison sous la pluie et dans la neige. Considérant d’autre part qu’une salle de réunion pour les œuvres scolaires et post-scolaires devient également nécessaire afin d’instruire la jeunesse tout en la récréant à l’aide du cinéma éducateur et du théâtre rural, afin de lui faire mieux connaître les techniques nouvelles et les ressources de l’agriculture, afin de lui faire aimer la vie à la campagne, devenant sans cesse meilleure grâce aux améliorations continues, et à la retraite dans notre commune qui a compté autrefois 1400 habitants et qui n’en a plus que 955 malgré sa richesse agricole ; Décide de faire procéder le plus rapidement possible à l’agrandissement de l’école afin de lui adjoindre une salle de cantine scolaire et une salle de réunion pour les œuvres scolaires et post-scolaires. Récepte le projet adressé par Monsieur Vauge , architecte de Pont de Veyle, tel qu’il est prescripté dans le dossier ci-joint. Prie Monsieur le Préfet de bien vouloir approuver ce projet et lui faire accorder la subvention de l’état qui est accordée en pareil cas pour agrandissement d’école. Lui demande en outre de bien vouloir faire obligeance pour que la cantine puisse fonctionner dès l’hiver prochain. Décide de faire procéder le plus tôt possible à une tranche de travaux qui permettra l’ouverture de cette cantine ; les crédits nécessaires à cette tranche, seront fournis par les fonds libres et par un emprunt, dans les conditions que fixera une prochaine délibération. Décide d’acheter le terrain nécessaire à cette construction , soit une parcelle de 9 m sur 50 m, appartenant à Mr Greffet, et une autre attenant de 11 m sur 50 m appartenant à Mr Lobrichon ( de Marboz) situées face aux écoles et de l’autre côté de la rue et jugée au meilleur emplacement pour que les élèves des deux écoles puissent s’y rendre aisément. En présence du refus de vendre à un prix raisonnable proposé par les propriétaires des parcelles ci-dessus désignés, demande la déclaration d’utilité publique du projet en vue d’expropriation. Les murs étant en pisé de terre et devant par conséquent nécessairement de faire durant la belle saison. Demande vu l’urgence l’autorisation d’occuper temporairement les terrains dès la déclaration d’utilité publique et si possible dès le 1er juillet. »
Le 6 février 1928, le conseil municipal décide d’adjoindre à l’école un « champ d’expériences agricoles afin « de donner aux élèves et anciens élèves de l’école, futurs agriculteurs des notions pratiques d’enseignement agricole. » La cantine n’est pas opérationnelle en février 1928 et que l’on espère son ouverture pour l’hiver 1928/1929 mais les travaux ne commencent qu’en 1930. Finalement on renonce au terrain Lobrichon, et on déplace le projet un peu plus au sud sur un terrain Bozonnet (un frère et une sœur vivant l’un à Vaugrenay dans le Rhône et l’autre à Paris).
En novembre 1955 on décide que le groupe scolaire sera entièrement remanié par l’architecte Dosse et l’entreprise Floriot de Neuville les Dames. Ajout de classes, d'préau et des sanitaires et d’un logement et de l’école enfantine qui sera démolie en 2020 . Le financement voté en 1956 est de 6 036 700 francs. Réception des travaux du nouveau groupe scolaire le 26 février 1858. Les acquisitions de terrains pour le reconstruction du groupe scolaire se font en 1956 avec trois propriétaires : Gaston Borgat (Lyon), Alfred Favre (St Didier d’Aussiat) et la veuve Favre Charles. En 1976 l’école devient mixte avec 5 classes et une direction unique. En 1980, il est créé un RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) avec Saint-Genis-sur-Menthon. Les élèves de CM1 et CM2 des deux communes vont en classe à Saint-Genis-sur-Menthon et les autres classes sont à Saint-Cyr-sur-Menthon. Un ramassage scolaire est ainsi mis en place.
Jusqu'en 2017, le bâtiment de la classe de la petite section (construit en 1955) ainsi que la cour de récréation des maternelles sont séparés du reste de l'école par la rue du Menthon. Depuis la rentrée scolaire 2017-2018 et à la suite des travaux ayant mené à la restructuration du groupe scolaire, l'ensemble des services scolaires, c'est-à-dire les salles de classe, la cantine ainsi que la garderie sont maintenant localisés sur le même site autour du premier bâtiment de 1846.