Le village est situé sur une butte au-dessus de deux vallons : celui du bief Berthelon, à l'est et celui du bief Bourbon à l'ouest. Le bief Bourbon, rejoint par le Berthelon, sert de limite avec Biziat. Au nord, un bras de la Veyle* entre les ponts de Verdemont et de Vavres, sert de limite avec Vonnas. Point le plus à l'est : les Pierres. Point le plus ouest : bois de la Rapille, aux confins d’Illiat.
La commune s'étage de la vallée de la Veyle (moulin de Vavres au nord, 184 m) jusqu'au plateau de la Dombes (Corsin au sud, altitude de 254 m). L'église est à 208 m.
Saint Julien-sur-Veyle constitue un trait d’union entre la Bresse et la Dombes.
- La commune est traversée par la route de Châtillon à Pont-de-Veyle (RD n⁰ 2), très fréquentée et qui contourne maintenant le Logis. D’autres hameaux sont tournés vers cet axe de communication, comme la Mitaine ou les Rivoires. Au nord, la D 96 relie Biziat à Vonnas. La D 96 e relie la Mitaine à la D 96
- Au nord, Champbaudet est aux portes de Vonnas ; le chemin des Gravières à Champagne, est partagé par Saint Julien et Vonnas. Au sud, La Mitaine est partagée avec Sulignat.
Le bourg, avec son église, occupe une position centrale.
Les voies de la commune sont ombragées et empruntent d’anciens chemins creux : route de la Léchère, chemin des Fournaches, route des Contamines, route de Malvernay…
On ne peut qualifier le territoire de Saint Julien de "plat pays". Ce terme conviendrait plutôt à des parties de la Bresse nord ; ici, on monte, on descend dans un terroir vallonné et plaisant, où le bocage a heureusement gardé ses droits.
*Aurait été creusé par les moines de Cluny au XIe siècle pour alimenter le moulin de Vavres.
Hydrographie. Le bief Berthelon prend sa source sur Sulignat à Montessuy ; le bief Bourbon (ou Bourban) vient de l’Abergement-Clémencia. Le Berthelon coule dans un vallon très encaissé en bas de Plotard et des Fournaches. En cas de gros orage, l’inondation menace comme en 2014. Le bief Bourbon a un cours plus paisible, mais sa pente est accentuée au pied du Logis.
Population
1790 : 623 ; 1806 : 650 ; 1831 : 698 ; 1856 : 847 ; 1866 : 777 1896 : 667 ; 1926 : 553 ; 1946 : 524 : 1968 : 440 ; 1975 : 434 habitants 1982 : 511 : 1990 : 526 .
La population augmente régulièrement de 1790 à 1856, pour atteindre 847 habitants. Comme dans les villages alentour, la Grande Guerre a eu des conséquences démographiques néfastes : 624 h en 1911 et seulement 540 en 1921. La population chute jusqu'à 476 en 1936. C'est encore moins entre 1968 et 1975 (434 hab.)
Ensuite on note enfin une augmentation régulière
Le premier lotissement (Laty) voit le jour en 1984 ; sont apparus ensuite la Pernade (2001), Laty II…les Érables…La commune est attractive et connait un fort accroissement de 2016 à 2022 (853 hab.) Nous voici revenus au niveau de 1857 : 865, fin 2024. À ce rythme, il y aura près de 900 Juliveylois en 2026. La démographie est donc dynamique, la population se rajeunit.
Le tissu économique local.
43 emplois existent sur la commune, les autres (362) sont à l’extérieur.
Il y a une coopérative agricole et il reste quatre exploitations (élevages de vaches et de volailles). De petites entreprises de maçonnerie, de travaux publics, de plomberie et chauffage, de menuiserie ; un bureau d’ingénierie, un service de dessin industriel, un spécialiste d’électricité industrielle, un garage automobile. Mais Saint Julien a perdu son dernier commerce : la boulangerie.
L’habitat est dispersé comme partout en Bresse. Le gros de la population vit au bourg et dans les plus gros hameaux : Les Guillaumes, Saint Jean Bichard, les Rivoires, Champbaudet ...des écarts n’ont qu’une maison : Vaux, Vavres, les Ruliers, Marchillat, les Contamines, Poizat. D’autres comptent seulement deux ou trois habitations : Champbaron, Metz, Plotard, les Pierres, les Renauds…
Source (population) G.Brunet CNRS, 1978, p.453.
INSEE, janvier 2025.