Le nom de la commune résulte de la fusion du nom de l'ancienne paroisse : Chanoz (anciennement Chasne ou Channe issu du Gaulois Cassanus : chêne) et de celui du fief de Châtenay (issu du latin Castanetum : lieu planté de châtaigniers). Les habitants sont les Chanoziens.
Les chênes et châtaigniers, les chênes surtout, restent des essences abondantes au plan local.
Chanoz-Châtenay est une de ces bourgades rurales situées sur les marches de la Dombes géographique (paysage d'étangs) et de la Bresse (zone de production du poulet de Bresse). De fait, la partie du village située au sud de la départementale 936 et contiguë au village de Condeissiat est principalement occupée par les étangs de Corrobert et de Verignon.
Ici, géographiquement, on se trouve à la limite nord de la Dombes, la Veyle coulant au bord du "plateau" des Dombes. La latitude de Chanoz-Châtenay (mairie) est de 46.184 088 degrés Nord et sa longitude de 5.029 827 degrés Est.
Le bourg-centre est établi sur une moraine glaciaire, donnant au village sa topographie spécifique, limitant sa traversée à une route principale et rendant complexes les aménagements urbains. Située, en outre, un peu à l'écart des grandes voies de communication, la commune, d'une superficie de 1342 hectares, ne possède pas de site propice à un développement industriel ou artisanal, au-delà d'un peu de métallerie, de petites entreprises liées au BTP et de quelques entreprises de services. Signalons l’installation d’un site de trois entreprises (dont une menuiserie) aux Rollands. En outre, un intérêt nouveau pour le tourisme vert se manifeste avec l'ouverture de quelques chambres d'hôtes et de gîtes.
Le village a longtemps vécu de sa vocation agricole fondée sur la polyculture-élevage à orientation laitière, l'habitat dispersé favorisant l'élevage de volailles. On observe comme partout une diminution continue du nombre d'exploitations agricoles et l'augmentation de leur taille moyenne : 70 en 1911, mais 38 en 1988 (5 ha de moyenne), 20 en 2000 (45 ha), 15 en 2010 (49 ha), moins de 10 en 2020 et 6 en 2025 (aux Genillons, à Bois Bouquin, à Corrobert, aux Guets, aux Comtes).
L'évolution récente est en outre marquée par la substitution des cultures céréalières à l'élevage, mettant à mal le bocage et par une urbanisation continue, conférant à la commune une vocation nouvelle de village résidentiel. À la transformation d'anciennes exploitations agricoles en résidences, s'ajoute désormais la réalisation de lotissements (Bellevue, les Tilleuls…) et l'extension du village sur son versant sud-est desservi par un lagunage.
Il ne subsiste qu'un seul commerce, un café-restaurant, dernier lieu de sociabilité en dehors duquel les Chanoziens doivent vivre en symbiose avec les communes voisines, fort proches au demeurant, pour l'alimentation et l'ensemble des services. L'école a fait l'objet d'un regroupement pédagogique avec Chaveyriat ; nos sportifs (football essentiellement) font équipes communes avec Chaveyriat, ou profitent des installations communautaires.
La population a pu varier de manière erratique au cours des deux siècles écoulés : 507 habitants en 1791, 543 en 1820 ; 746 habitants en 1851 ; 865 habitants en 1876 ; 705 habitants en 1906.
Après une période d'étiage entre 1968 et 1990 (475 habitants en 1968, 451 en 1975, 453 en 1982, 476 en 1990), on observe une hausse continue depuis. En 2010, on retrouve le niveau de 1906 : 706 habitants. Chanoz dépasse les 800 habitants en 2015 et en compte 943 en 2022. Il y aura sans doute un millier d’habitants en 2025 et il est fort probable que désormais les nouveaux venus supplantent les familles établies depuis deux générations ou plus. La commune s’est rajeunie avec 60 % de sa population dans la tranche de 0 à 44 ans.
-D'où que l'on arrive, on "monte" à Chanoz. Bel air (267 m) constitue le point le plus élevé de la commune, au même niveau que le parvis de l'église et le cimetière attenant, dominant de peu le Biolay (266 m) ainsi qu'une colline près de Maigret donnant sur les bois de Béost (264 m). De là, on découvre vers l'ouest le Mâconnais, vers l'est le Revermont que surplombe dans le lointain le Mont-Blanc. On peut distinguer aussi la plupart des clochers et châteaux d'eau de la région, à l'exception peut-être de celui de Sulignat (276 m) qui alimente la commune depuis 1960.