Extrait de la « TOPOGRAPHIE HISTORIQUE DU DÉPARTEMENT DE L'AIN » de Marie-Claude GUIGUE (1873)
Ecclesia sancti Cypriani in Beo ; in loco ubi dicitur Behi;Bez;villa que dicitur Bex; de Bayo, de Bees, Beyes, Bei, Bay. — s
Paroisse sous le vocable de saint-Martin. Au Xe siècle, l'église était sous celui de saint Cyprien. C'est sous ce vocable qu'elle fut confirmée à l'abbaye de l'Ile-Barbe, en 971, par l'empereur Conrad, et qu'elle fut donnée, le 23 juillet 1 032, par un gentilhomme nommé Gauthier et sa femme Blismode, laquelle avait reçue de ses frères le jour de son mariage, à l'obédience de Saint-Barnard, près de Trévoux. Les religieuses de l'Ile-Barbe avaient perdu, on ne sait comment, le patronage de cette église, mais ils le recouvrèrent dans la suite, car le pape Lucius leur en donna une nouvelle confirmation en 1183. Ils le conservèrent jusqu'en 1506, qu'il fut uni au chapitre de la collégiale de Pont-de-Vaux.
Les revenus de la cure, au XVIIe siècle, s'élevaient à 250 livres. Ils consistaient dans la sixième partie des grosses dîmes et dans le produit d'une vigne et de douze journaux de terre contigus à la maison curiale.
MONSPEY, commune de Bey.— Fief avec château possédé, d'abord, par les gentilshommes du nom et armes de Monspey. Antoine de Monspey, seigneur de Luisandre, en jouissait en 1440. Il resta dans sa famille jusqu'à François de Monspey, écuyer, qui le laissa en dot à Marguerite, sa fille, femme d'Alexandre Cadot, seigneur de Sivalière. Pierre Cadot, fils d'Alexandre, le vendit, le 29 novembre 1543, à Pierre Uchard, bourgeois de Pont-de-Veyle, dont les descendants en jouissaient encore en 1660. Ce fief passa depuis à l'hôpital de la Charité de Bourg-en-Bresse.
SAUZAI (le), commune de Bey. — Fief avec maison-noble possédé, vers le milieu du XVIIe siècle, par Jean de Macet, écuyer, père de Pierre de Macet, qui en jouissait en 1673. Jean-Baptiste de Macet en fournit le dénombrement en 1736 et le transmit à la famille de Montluzin, qui en reprit le fief en 1749 et 1785 et en jouissait encore en 1789.
Autres éléments historiques
A l'époque carolingienne, Bey est chef-lieu de l'"Ager Baiodacensis"
La commune de Bey a longtemps été frontière entre la Bresse et la Dombes, l’Avanon, séparant Bey et Garnerans, étant la limite.
Les comtes de Pont-de-Veyle en ont été les seigneurs, Bey comptant deux fiefs sans justice : le château des Sires de Monspey et celui de Sauzet documentés dans des articles spécifiques.
En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde, Bey est rattaché à la France comme le reste de la Bresse.
En 1796, la commune est absorbée par Cormoranche, la nouvelle commune prenant le nom de Cormoranche-Bey, mais Bey redeviendra commune à part entière en 1817.
Géographie
Située à 215m d'altitude en moyenne, la commune de Bey est limitée au Nord par le Creusençon, au sud et à l'ouest par l'Avanon.
Démographie
La commune comptait 254 habitants en 1789, 320 habitants en 1831, 243 en 1876, 160 en 1936,105 en 1968, 181 en 1982, 290 en 2022 (dernier recensement) et plus de 300 en 2025.
La population est dispersée dans huit hameaux : La Vallée, le Sauzet, le Basson et les Baudets sont situés dans la partie basse de la commune. Le Cottet est le plus dense et est celui où est installée la mairie. Près de l'église et du château, les hameaux du Bourg et du Commissaire se font face. Enfin, sur le plateau, la ferme de Monspey est isolée des autres hameaux.
Activité économique
Sous l'Ancien Régime, les habitants de Bey sont réputés aisés : ils vendent le produit de leurs récoltes, froment, bétail et volailles, ils cultivent la vigne.
Deux exploitations agricoles sont actives en 2025, de même que plusieurs artisans (carreleur, plombier - chauffagiste…)
Enseignement
Au XIXème siècle, M de Valbreuze, maire de la commune, avait fait installer une école dans une dépendance du château de Bey (château du Vieux-Bourg) : en 1876, une nouvelle école communale composée d'une classe mixte sera installée dans les nouveaux locaux de la mairie. L'ancienne école est alors occupée par une école privée de filles jusqu'en 1937. L’école sera fermée en 1970, faute d’un nombre suffisant d’élèves et ceux-ci seront dès lors envoyés à l'école de Cormoranche-sur-Saône.