• Date Création: 18-09-2025
  • Commune concernée: PERREX
  • Catégorie principale: Présentation de la commune

Fiche 11  la voierie sur la commune de Perrex en 1836 et le chemin n°1 dit de Corsant


« Les chemins présentent, pour la fixation de leur largeur respective, trois catégories différentes. La première comprendrait les chemins servant aux communications extérieures de la commune les plus importantes soit dans l’espèce les chemins n° 1 et 2. La seconde se composerait des autres communications extérieures moins utiles et moins usuelles et des embranchements intérieurs servant à la communication des divers hameaux entre eux ainsi qu’à leur fournir les moyens d’arriver aux deux communications principales n° 1 et n°2. Ce qui comprendrait les n° 3 à 9. La troisième se formerait des chemins qui ne servent qu’aux besoins intérieurs de l’agriculture mais qui, soit pour la grande utilité dont ils sont sous ce rapport, soit parce qu’ils forment la partie la plus considérable de la propriété communale en ce genre ne doivent pas être omis. Cette troisième catégorie embrasserait tous les surplus des chemins mentionnés depuis et compris le n° 10 jusqu’au n° 32 inclusivement. »


« Pour parvenir à l’amélioration des chemins [vicinaux] de toute nature, une mesure importante à opérer serait de les désombrager autant que possible. En formulant cette observation on est loin de [risquer] d’attenter à la propriété. Cette proposition ne saurait concerner les arbres de toute espèce que les riverains desdits chemins possèdent et qui sont implantés sur leurs fonds, hors la limite des chemins. Elle s’applique uniquement aux arbres plantés par lesdits riverains sur le chemin même, usage qui par une tolérance évidemment nuisible aux intérêts généraux, on a laissé subsister jusqu’à ce jour. Ces plantations multipliées sur beaucoup de chemins les transforment rapidement en cloaques dont on ne sait comment se tirer. Elles interdisent à la viabilité les bords des dits chemins et il se forme de chaque côté une douve ou petite chaussée qui empêche l’écoulement des eaux et le milieu du chemin presque constamment inondé ne forme bientôt plus qu’un fossé fongeux et impraticable. Il serait utile, disons mieux, il est indispensable de faire disparaitre un aussi grave inconvénient. Pour y parvenir il suffirait en respectant la possession desdits arbres quoiqu’abusivement acquise en faveur des riverains qui les ont plantés de leur prescrire [l’abattage] et l’enlèvement desdits arbres dans un délai déterminé, faute par eux de quoi faire, il y serait, le délai expiré, procédé à leurs frais, avec défense de se permettre pour l’avenir aucune plantation de ce genre, à peine d’abattage ainsi que  des dommages et intérêts envers la commune. »


Le CHEMIN n° 1 dit de CORSANT

« Ce chemin à son extrémité nord-ouest part du pont dit de Corsant limite sur ce point de la commune de Perrex avec celle de Saint Cyr et aboutit à son extrémité sud-est, à la limite opposée de ladite commune de Perrex avec celle de Vonnas. Il présente d’un point à l’autre une longueur de 2 905 mètres. A son extrémité nord-ouest il est confiné à l’est par l’article 2 de la section A ; à l’ouest par l’article 909 de la section C ; à son extrémité sud-est par l’article 2 de la section C ; à l’ouest et à l’est par l’article 525 section B. Ce chemin dans toute son étendue est longé à l’ouest par la section C et à l’est par la section A et partie par la section B. Par sa direction nord, il est le moyen de communication de la commune de Perrex avec Saint Cyr, Saint Jean, Pont de Veyle, Saint Laurent, Mâcon, Bagé et Pont de Vaux ; par sa direction sud avec Vonnas, Neuville, Châtillon et Trévoux. Il fait partie de la ligne vicinale tendant de Bourg à Mâcon, à la route départementale de Bourg à Trévoux par les communes de Saint Cyr, Perrex, Vonnas et Neuville, pour laquelle il y a demande formée en déclaration de chemin de grande communication ;  auquel cas il conviendrait qu’il fut donné à ce chemin sur tout son cours une largeur d’au moins 7 mètres, fossés non compris. Dans son état actuel, et sauf quelques courtes exceptions, ce chemin a généralement 6 mètres de largeur, outre les fossés dont il est revêtu. Il excède même cette largeur sur près de la moitié de son cours, mais il manque de fossés sur plusieurs points. Le pont existant sur le petit cours d’eau qui le traverse est en médiocre état et il serait nécessaire pour déverser les eaux des fossés d’un côté à l’autre d’établir sur divers points trois ponceaux ou égouttoirs. Ce chemin présentant dans toute son étendue un sol argileux à boues tenaces et profondes. C’est travailler en vain qu’une longue expérience le prouve que le recharger annuellement de terre : il faut indispensablement le graver si l’on veut le mettre en état de remplir convenablement sa destination et suffire aux besoins qu’il doit desservir. »