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- Benoit Gatheron (Grièges 13 décembre 1750 – 16 prairial an X (5 juin 1802).
1er maire de Grièges, élu en 1790, selon Christophe Greffet dans son ouvrage ‘Les premiers maires du canton de Pont de Veyle’ (1997), «il n'aura de cesse durant son mandat, de se battre pour sauvegarder la chapelle Saint Gengoult». En 1791 il réussit à racheter pour le compte de la commune cet édifice confisqué au titre des biens nationaux pendant la Révolution française puis proposé à la vente aux enchères en vertu de la loi du 9 juillet 1790.
Un autre fait marquant le concernant a eu lieu en 1793 alors qu’il n’est plus maire mais officier d’état civil. Se rendant à Pont de Veyle pour y déposer les registres d‘état civil jusqu’alors tenus par les paroisses et désormais confiés aux municipalités, il se fait attaquer à ‘la planche des Roselets’* par des femmes de Grièges sans doute hostiles à ce transfert entre les instances religieuses et civiles.
* Passerelle ? pour franchir la Petite Veyle à priori, entre les communes de Grièges et Pont de Veyle.
Très attaché cependant à la foi catholique, il prendra le risque au moment de la Terreur de donner refuge à de nombreux prêtres missionnaires.
- Gustave Lambert (1824 à Grièges – 1871 à Rueil Malmaison).
Marie Joseph Gustave Adolphe Lambert est né à Grièges, Ain, le 1er juillet 1824 et décédé à Rueil Malmaison, Hauts de Seine, le 27 janvier 1871, des suite de ses blessures causées au cours de la ‘bataille de Buzenval’, (hameau de Rueil Malmaison), pendant la guerre contre les Prussiens dite ‘de 1870’. Il est inhumé au cimetière du père Lachaise à Paris, le conseil municipal de la capitale ayant décidé d’offrir une concession «en l’honneur du chef de l’expédition au Pôle nord mort de la suite de ses blessures pendant le siège». (Cf journal ‘Le Saluy Public).
Liens familliaux
Son père, Jean François Lambert est né à Lyon, fils de Jean (François) Lambert, aubergiste à Lyon et de Jeanne Convert, née à Attignat, Ain, et décédée à priori è St Etienne du Bois, Ain.
Sa mère, Marie Rose Blanc, (qui se faisait appeler et signait apparemment Rosalie), est née en Bresse, à Bény, le 17 novembre 1790 et décédée à Priay, dans la Plaine de l’Ain, le 23 juin 1841.
Elle était la fille de Claude Joseph Blanc (vers 1741 – 1804), cultivateur, et de Marie Anne Lobrichon (1753 – 1817).
4ème et dernier enfant du couple, Gustave Lambert a eu 3 sœurs, toutes nées à St Etienne du Bois :
° Octavie Josèphte Valérie née en 1819 et décédée à Paris en 1879, célibataire.
° Marie Clélie née et décédée en 1820.
° Louise Octavie Clélie née en 1821 et décédée probablement entre 1832 et 1836.
Une demi-sœur de ces 4 enfants, Marie Anne Françoise Anaïs Brevet, née à Foissiat en 1814 d’un premier mariage de Marie Rose Blanc et décédée apparemment entre 1841 et juin 1842.
Pierre Brevet, le père d’Anaïs, est décédé en 1816 alors qu’il n’avait pas 25 ans.
Cette dernière épousera Joseph Alexis Guillot, médecin. Celui ci deviendra plus tard un des associés du père de Gustave Lambert, lequel après une profession de notaire s’était reconverti dans la fabrication de sucres puis de bougies à Priay.
Ni Gustave Lambert, ni ses sœurs et demi-sœur ne semblant avoir eu d’enfants, la branche familiale s’est probablement éteinte en 1879, au décès de la sœur ainée de Gustave. On trouve par contre dans des lignées familiales assez proches, plusieurs personnalités comme :
- Louis Robin, qui a été conseiller général, député et maire de Bourg en Bresse, descendant d’une tante maternelle de Gustave Lambert.
- Albert Simonin, connu entre autres comme scénariste, et la famille St Bris, propriétaire durant plusieurs générations du domaine du Clos Lucé à Amboise. Gonzague St Bris, écrivain, historien, journaliste en était un membre. Ces derniers étaient issus de la famille Convert à laquelle appartenait la grand-mère paternelle de Gustave Lambert.
- Issu de cette même famille, Claude Joseph Cotton, professeur de dessin au collège de Bourg, cité pour entre autre son expertise d’un tableau offert par l’État au musée de Brou, endommagé pendant le transport, a été l’héritier d’Anaïs Brevet.
Histoire du cercle familial
Le père de Gustave Lambert, après 9ans dans les troupes napoléoniennes qui lui vaudront d’être décoré de la médaille de Ste Hélène, débute, à son mariage en 1819, une carrière de notaire, d’abord à St Etienne du Bois, commune dont il sera le maire en 1821 et 1822. Il la poursuivra ensuite à Grièges de 1823 à 1827, puis à Priay de1829 à 1835.
Gustave Lambert, une vie consacrée à son pays et à la science.
Gustave lambert, élève doué, a commencé ses études à Bourg en Bresse puis suite au déménagement de ses parents pour Priay, les a poursuivi à Lyon. Son aptitude pour les mathématiques lui a permis d’entrer en 1843, à l’âge de 19ans, à l’école polytechnique où il se prépara à une carrière d’enseignant. Sa volonté d’affirmer ses idées lui valut l’exclusion de cette grande école.
En 1848 il enseigne durant un an les mathématiques aux élèves aspirant au brevet de capitaine.
Dans cette ville, militant républicain, il s’implique dans la campagne pour les élections législatives en soutenant un candidat local et en prenant part à une bataille entre 2 journaux normands : Le Journal de Fécamp et Le Progressif Cauchois.
Il rejoint ensuite l’école navale de Brest en tant que professeur hydrographe, puis celle de Cherbourg et pour finir, celle de Bayonne. Il servit au total pendant 24ans, dont 18 comme capitaine, dans la marine militaire française.
A côté de sa carrière professionnelle il se passionne pour divers domaines scientifiques et conduit des recherches sur entre autres, la statistique et la météorologie, l’histoire géographique de la terre. Il rève d’associer son nom en tant que navigateur à une grande découverte. Des expéditions menées par plusieurs pays avec comme objectif la découverte du pôle nord n’ayant pas réussi jusqu’alors, il se persuade d’y arriver en choisissant un nouvel itinéraire. Pour se rendre compte sur place de la possibilité d’arriver à ses fins, il demande en 1865 un congé au ministre de la marine et s’embarque comme simple voyageur sur un navire baleinier français en partance pour l’océan arctique. Chargé de la direction du navire suite au décès du patron de l’équipage, il put mener à sa guise le navire vers des eaux qui lui permettaient de se rendre compte des difficultés que pourrait rencontrer son projet.
A son retour, toujours décidé, il réussit à se faire entendre de personnes compétentes et d’être soutenu par des personnalités jusqu’au sommet de l’État, dont l’empereur Napoléon III.
Pour financer cette expédition très coûteuse, il choisit de mettre en place une souscription qu’il se chargea d’aller défendre personnellement, en donnant des conférences dans au moins 140 villes de France et même à l’Etranger. Ces conférences étaient l’occasion de constituer des comités locaux de soutien destinés à recueillir des fonds. Le montant perçu étant insuffisant pour couvrir les frais de l’expédition, la décision a été prise de rembourser les souscripteurs.
La guerre de 1870 contre les Prussiens aura raison de la vie de Gustave Lambert. Engagé volontaire comme simple soldat malgré son statut militaire, touché le 19 janvier 1871 au cours de la bataille de Buzenval, il décèdera 8 jours plus tard de suites des blessures.
Le 7 février, onze jours après son décès, la croix de chevalier de la légion d’honneur était déposée sur sa tombe, «en récompense de sa belle conduite».
Outre Grièges, sa ville natale qui a donné son nom à une rue du centre du village, une rue de la ville de Fécamp porte également le nom de Gustave Lambert par délibération du Conseil Municipal de la commune en date du 11 février 1874, trois ans seulement après sa mort. Une autre, à Rueil Malmaison, s’appelle ‘Rue du sergent Gustave Lambert’ depuis 1927. Elle mène au monument à la mémoire des combattants de 1870 – 1871. Enfin, la «’Rue du Pôle Nord’ dans le 18ème arrondissement de Paris, rend depuis le 30 août 1884 hommage à son expédition de 1868.
(Source Wikipédia d’après le travail de Jacques Hillairet).
Le 11 octobre 2025, pour clôturer les commémorétions du bicentenaire de sa naissance, la commune de Grièges a inauguré un buste en pierre à son effigie, réalisé par Emilie Sartelet, posé sur la souche d’un cèdre sculptée par Jacques Pissenèm, dans le parc à l’arrière de la mairie.
Sources : - ‘Généalogie et biographie de Gustave Lambert’ Christian Lorin – Commission Communication du Conseil Municipal de Grièges.
Fascicule réalisé en vue de l’exposition ‘Un Griègeois à la conquête du Pôle Nord’ Hiver 2024 – 2025.
- Bulletin municipaux de Grièges 2002 et 2024.
- Annales de l’Académie de Mâcon.
- Biographie des personnages notables du département de l’Ain.
- Archives.ain.fr (site des archives départementales).
- Paul Claude Dubost (Grièges 21mars1828 – Paris 31juillet1891).
Texte de l’ouvrage ‘Personnages illustres du Canton de Pont de Veyle’ Jean Martinerie 1988
Natif de Grièges, Paul Claude Dubost, (Jean Claude d’après l’état civil de Grièges), fait de brillantes études puis entre à 20ans à l’école d’administration. Il suit encore les cours de l’Ecole de Droit et de l’Institut Agronomique de Versailles. Agronome éminent, il enseigne l’économie rurale et la législation à l’Ecole Nationale d’Agronomie de Grignon.
Il est l’auteur de nombreux opuscules et articles concernant les questions agricoles. Citons : ‘’Etudes agricoles sur la Dombres’’ (1859), ‘’La question de la Dombes’’ (1860), ‘’La Bresse et sa volaille’’ (1865)...
Dans l’Ain il anime le comice agricole de l’arrondissement de Bourg. Ses fonctions d’ingénieur draineur du département l’amènent à s’attacher plus particulièrement au programme d’assainissement des zones marécageuses. Il est encore membre de la Société d’émulation*
*Organisations savantes ayant émergé au XVIIIe, réunissant des individus cultivés pour promouvoir des études et des recherches dans divers domaines. (Cf Copilot) Celle de l’Ain a été créée en 1783 par Thomas Riboud.
- Marie Joseph Bonnat (Grièges 22 mai 1844 – Tarkwa (Ghana) 8 juillet 1882).
Extrait des bulletins municipaux de Grièges (1996 et 2002).
Fils de Pierre Antoine Bonnat, instituteur, et de Jeannette Roux, Marie Joseph s’engage dès l’âge de vingt ans en tant que coq (cuisinier), sur un navire d’expédition. Il exercera des métiers très différents tout au cours de sa vie : marmiton, groom, agriculteur, maçon, ouvrier soudeur, homme d’affaires.
Aventurier, explorateur né, sa capacité d’adaptation, son sens de l’observation, lui seront précieux pour poursuivre ses trois périples -1866, 1875, 1877 - jalonnés d‘embuscades et de captivité. il mettra à profit ces périodes pour apprendre la langue de ses geoliers Ashantis ainsi que leurs mœurs barbares. L’écriture de son journal lui a permi de supporter plus de quatre ans de captivité. Grâce à sa ténacité, sa maitrise de la langue, ses relations avec la famille régnante Ashanti, il découvrira lors de son troisième voyage un gisement qui est actuellement la plus grosse mine d’or d’Afrique de l’ouest.
Un an avant ce dernier voyage au cours duquel il décédera dans sa mine, il avait épousé une pontévalloise, ce qui explique son inhumation dans le cimetière de Pont de Vaux dans l’Ain.
En octobre 1997 Grièges a célébré cet enfant du pays par une exposition, l’inauguration d’un buste à son éffigie et l’apposition d’une plaque sur un mur de sa maison natale dans la rue qui porte aujourd’hui son nom.
Des peintres Ghanéens étaient invités pour ces festivités. Dans leur pays une statue de Marie Joseph Bonnat avait été érigée depuis les années 1980.
- Abbé François Sornay
Curé de Grièges à partir de novembre 1896, il est resté longtemps dans les mémoires des habitants de Grièges en tant qu’auteur d’un livre intitulé ‘Souvenirs religieux de Grièges’, publié en 1898 par la librairie – imprimerie Emmanuel Vitte à Lyon.
Outre des passages de nature plus spirituels et la vie de Saint Martin, saint patron de la paroisse, et celle de Saint Gengoult à qui la chapelle située au Vieux Bourg de Grièges est dédiée, cet ouvrage représente une source riche d’informations quant à l’histoire de la paroisse et de la commune. Les édifices religieux avec l’église primitive rebâtie au XIIe et démolie en 1860, la chapelle Saint Gengoult et l’église actuelle y occupent une place importante.
On peut associer également à cet hommage celui à l’attention de l’abbé Jean Bouillard, autre ancien curé de Grièges, présent en 1482. Il a fait beaucoup pour maintenir la chapelle en bon état et à son décès a augmenté de ses fonds les rentes de la paroisse.
Il a obtenu d’avoir sa tombe dans la chapelle Saint Gengoult.
- Juge (Jean Benoit) Villard (1882 – 12 janvier 1945)
Le 12 janvier 1945 dans l’après midi, M Villard, 73ans, ancien président du tribunal, rappelé à l’activité depuis la libération et affecté au tribunal de Bourg, se rendait à pied de Grièges où il résidait, à St Jean sur Veyle. Celui ci n’étant pas de retour vers 20heures, des recherches entreprises avec l’aide du voisinage ont du être levées en raison de l’heure tardive. Le lendemain matin son corps a été retrouvé par son fermier M Marius Décher, près de la route nationale entre Grièges et Pont de Veyle (RD 933 aujourd’hui à priori). Il avait été assassiné à coup de gourdin.
Il s’était attaché à la recherche de pillards qui en août 1944 avaient ravagé la région. Quelques jours avant sa mort il s’était vanté publiquement de pouvoir bientôt les faire arrêter.
Aimé de tous les habitants du hameau de Corcelles où il avait une propriété, il était amené à recevoir des confidences et des doléances concernant l’activité de la bande de pillards. Il va sans dire qu’après cet assassinat les langues se sont tues
Trois individus ont été arrêtés et écroués plus tard. Un certain Gaston Couvert, épicier puis manœuvre à Lyon, ancien ouvrier de la beurrerie coopérative de Grièges qui avait épousé une Griègeoise, semblait être à la tête du gang.
Entré dans le maquis sous l’Occupation, Couvert s’y fit la main en dévalisant et en pillant. Grand justicier, en août 1944 alors que les Allemands exerçaient des représailles dans la région, il avait abattu une collaboratrice d’origine serbe et son bébé de 18 mois dans la ferme d’un de ses comparses. ce qui lui valut son arrestation en mars 1945.
Il sera condamné à mort avec Marion, son complice.
Sources : Articles de journaux
- La république nouvelle ‘M Villard juge du tribunal de Bourg a été assassiné.’ 12 janvier 1945.
- Le Monde ‘Le maquisard Gaston Couvert acquitté du meurtre d’un bébé devra répondre avec son complice de l’assassinat du juge Villard’ 5 mars1949
- ‘lemonde.fr ‘Les assassins d’un magistrat comparaissent aujourd’hui devant les Assises de l’Ain’. 30 juin 1949.
- Le Monde ‘Les deux assassins du juge Villard sont condamnés à mort’ 2 juillet 1949.
- La République nouvelle ‘L’arrestation des assassins du juge Villard marque le début de l’épuration du gang de Pont de Veyle’. 31 août 194(9).
- Joseph Billioud Grièges 1er août 1888 - Marseille 7 mars 1963. (Cf article spécifique dans "Personnalités")
Archiviste en chef de la ville de Marseille, ancien Directeur de la Bibliothèque municipale et du Cabinet des Médailles de la Cité, historien français, né à Grièges (Ain) le 1er août 1888 est mort le 7 mars 1963 à Marseille et inhumé au cimetière Saint-Pierre.
L'Institut de France lui a décerné plusieurs prix ; ses mérites lui valent d’être promu Chevalier de la Légion d'Honneur et de recevoir la rosette de l'Instruction publique.
Alexandre Joseph Billioud est né à Grièges (01) chez ses grands-parents maternels, propriétaires - meuniers du moulin de Faty, quatre ans avant que celui-ci ne brûle et que les ruines soient rachetées pour y construire une usine électrique.
La famille paternelle habitait depuis le XVI' siècle le Val de Saône de l'Ain, à priori au château du Carillon à Mogneneins, à une quinzaine de kilomètres au sud de Grièges. Son père était médecin, issu d'une famille qui a compté .au fil des générations un ingénieur, un avocat, et deux autres ancêtres au moins avec les titres de seigneurs, conseillers du roi, dont un, écuyer, capitaine des chasses de la Principauté des Dombes.
Sa mère descendait pour une part d'une vieille famille de Grièges, les Bourdon, minotiers à Faty et les Brondel dont Jules Etienne Alexandre, résident à Messimy où il a été maire avant de reprendre le moulin de ses beaux parents à Faty.
Joseph était un des fils de Michel Horace Billioud et de Marie Antoinette Brondel domiciliés à Fontaines sur Saône, lesquels s’installeront dans les années suivant la naissance de ce fils, au hameau du Reponnet à Bàgé la Ville et où le père exercera sa profession de médecin. Cette propriété appartient toujours à leurs descendants.
Il s’éteint le 7 mars 1963 à Marseille, après une courte maladie, sans avoir voulu prendre sa retraite des archives.
Postérité :
Une rue du 2° arrondissement de Marseille porte son nom.
Une salle des anciennes archives municipales, actuel conservatoire de Marseille porte son nom.
Les archives municipales de Marseille ont mis en œuvre un escape game chargé d'histoire à la recherche d'un manuscrit qui aurait été protégé par Joseph Billioud lors de la Seconde Guerre.
- Henri Bourdon 19 5 1916 à Grièges – 29 9 1943 au large de Bastia.
Fils de Léon Benoit Joseph Bourdon, maire de Grièges de 1935 à 1945 et de 1947 à 1957, et de Marie Rosalie Cruchon dont la famille était associée au moulin de Faty.
Aviateur durant la seconde guerre mondiale. A participé au combat avec le grade d’adjudant. Mort au combat aérien le 29 septembre 1943 à 27ans. Département 998. En mer. La République Française a attribué la mention ‘Mort pour la France’ (le 5 novembre 1987). Disparu au large de Bastia – 2A Haute Corse.
Sources :
- archives.ain.fr>Etat civil de Grièges>acte de naissance d’Henri Bourdon.
- Généanet> arbre de Claudine Fernandes.
- Paul Marie Rousset Grièges (Ain) 27 aoû 1921 – Péronnas, (Ain) 9 janvier 2016. (Cf article spécifique dans "Personnalités")
Premier évêque du diocèse de Saint Etienne (Loire).
Né dans une famille très catholique, son frère Bernard a également été prêtre, sa soeur Marie Noëlle Gondard a été pendant de nombreuses années organiste à l'église de Grièges. Paul Marie François Rousset est ordonné prêtre du diocèse de Belley le 24 février 1945 par Monseigneur Amédée Maisonnobe.
En retraite depuis 1997, il décède le 9 janvier 2016 (à la maison de retraite des prêtres de Seillon) à Péronnas, Ain, après quelques années passées à Châtel dans le Jura.
Ses funérailles ont été célébrées à la cathédrale Saint Charles de Saint Etienne le 14 janvier. Le matin même une messe était donnée en présence de son corps, à la co-cathédrale Notre Dame de Bourg en Bresse.
Sources :
- eglise.catholique.fr Site de la Conférence des évêques de France.
- Wikipédia.
- Souvenirs personnels du rédacteur.
- Alexandre Nicolot 18 septembre 1892 Champagnole, (Jura) - 15 février 1976 Mâcon (Saône et Loire).
Parent avec sa femme de sept enfants, maire de Saint Laurent-sur-Saône de 1941 à 1959 et conseiller général du canton de Bâgé-le-Châtel de 1949 à 1955, cet homme au grand coeur a reçu le titre de "Juste parmi les Nations" le 13 février 2003. Son nom est honoré au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. Depuis 1940 des familles de réfugiés juifs résidaient à Saint Laurent sans être inquiétées jusqu'en 1944. A cette date la milice se déchaina sur une famille, saccageant et mettant le feu à leur maison. M Nicolot fit admettre les parents à l'hôpital de Saint Laurent et hébergea leurs deux enfants dans sa maison de Grièges où vivaient déjà plusieurs de ses enfants. Il procura également du travail à deux autres juifs, ce qui leur a permis de subsister avec leur famille jusqu'à la Libération
Source : - Ouvrage '39-45 La Guerre à Manziat'. Avril 2023 Association Les Amis du Patrimoine - Manziat. - - - - - - Wikipédia
- Soeur Bernard* Sainte Victoire née BERNARD Marie
Religieuse de l'Ordre de St Charles, issue d’une famille résidant au hameau de Jonc à Grièges, elle fonda avec Sœur Guinand Sainte Cécile en 1840 ou 1844 suivant les sources, la 1ère école de filles de la commune, au nord de la chapelle Saint Gengoult.
L’ouverture de plusieurs écoles pour jeunes filles dans le département de l’Ain au XIXe faisait suite à «la volonté d’un aumônier militaire de mettre à l’abri des dangers de la vie de caserne les filles dont le père avait embrassé la carrière des armes et de leur offrir une éducation complète en internat. Il les confia aux Soeurs de Saint Charles». La Congrégation n’ayant pu bénéficier de ressources locales mises à mal par la crue désastreuse de 1840 ou du soutien de bienfaiteurs, les religieuses durent employer leurs biens personnels pour réaliser l’ouverture puis le maintien de ces écoles.
«Aidée financièrement de deux parentes, elles aussi religieuses, Soeur Bernard Saint Louis du hameau de Villeneuve, née Bernard Marie Antoinette, et Soeur Bernard Saint Théophile, nièce de la fondatrice, Soeur Sainte Victoire fit construire sur ses deniers la maison d’école. C’est grâce à ces investissements personnels que l’établissement a pu être maintenu».
Le transfert de l'église au hameau du Mortier en 1860 rendra nécessaire la construction d'une nouvelle école de filles dirigée par la même Soeur Sainte Victoire . Cette école au centre du village actuel porte aujourd'hui le nom d'Ecole Sainte Thérèse. * Les Sœurs de Saint Charles étaient habituellement désignées par leur nom de famille suivi de leur nom en religion.
Sources :
- Les écoles congrégationnistes du département de l’Ain au XIX° siècle (1801-1904) .
Thèse soutenue par Marize Bonnevie. 1996
- ‘Il était une fois l’école’ Bulletin municipal de Grièges - 1999
- Paul David 12 10 1906 Mournans-Charbonny , Jura 22 10 1992 Mâcon, Saône et Loire
En 1934 les éleveurs de Grièges et de Cormoranche sur-Saône se dotent d’une beurrerie, la Beurrerie Coopérative de Grièges fondée le 20 mai 1934. Dès sa création, le conseil d’administration recrute Paul David, un Jurassien de Mournans.
D’abord diamantaire, Paul David intègre en 1926 l’école fromagère de Poligny dont il sortira diplômé. Il assurera la direction et le développement de la coopérative des bords de Saône quarante ans durant, jusqu’à sa retraite en 1973.
Son fils Gérard, directeur de 1963 à 1981 de la S.A.R.L.A.T., société filiale assurant notamment le ramassage du lait des éleveurs adhérents et l’expédition des fromages par camions frigorifiques, occupera plus tard le poste de directeur commercial de la coopérative, devenue Laiterie Coopérative en 1942.
Sources :
- ‘Les semailles du progrès’ Association Mémoires de nos campagnes. Page 175
- Exposition ‘Regard sur le XXème siècle’. Communauté de communes du Canton de Pont de Veyle.
- - Paul Mingret
Docteur ès lettres – Maître assistant agrégé de géographie à l’Université de Lyon III où il a effectué toute sa carrière d’enseignant.
Président fondateur de l’association universitaire européenne de géographie Lyon-Europe.
Le texte qui suit est tiré d’un entretien accordé à ‘la Voix de l’Ain’, relaté par Jean Yves Flochon dans le n°2924 du 2 mars 2001, intitulé ‘’Paul Mingret, pour l’identité européenne’’, [Le professeur âgé de 64ans, (en 2001), et domicilié à Grièges, connaît l’Europe «comme sa poche».
Infatigable baroudeur européen; à partir de Grièges où il a transféré le siège de son association, il multiplie conférences et voyages autour de l’identité européenne.
Selon ses dires, la passion pour l’Europe lui est venue très tôt, dès la fin de ses études, séduit par un cours sur la personnalité de l’Europe.
Il voyait l’Europe surtout comme un marché puissant convoité par les Etats Unis.
Il envisageait l’écriture d’un livre qui pourrait s’intituler ‘’Europe terre conquise’’ et qui serait une suite à un ouvrage paru dans les années 60 intitulé ‘’Europe terre promise’’.
La démarche de l’association :
«Aider les gens et notamment les jeunes à s’imprégner de la réalité européenne». D’après lui «nous avons tendance en France à imaginer les choses de façon un peu naïve alors que la logique d’économie et américaine prend complètement le dessus. La perspective de la constructio eurppenne reste la philosophie de l’association»
Son sentiment sur l’élargissement de l’Europe à l’époque : «Il ne peut être considéré à brève échéance sans une certaine inquiétude. Nous risquons notamment de faire rentrer dans l’Europe de nombreux petits agriculteurs, ce qui n’est pas sans risque pour la politique agricole menée jusqu’alors. Un affaiblissement n’est pas à exclure».
L’euro : «Une bonne chose pour l’identité européenne qui va faciiter les relations entre habitants, mais ce ne sera pas une monnaie forte du jour au lendemain».
Les activités de l’association : «Elle organise des conférences hebdomadaires à la Faculté Lyon 3 et des voyages culturels à travers toute la Communauté (européenne Ndlr) pour faciliter les échanges. L’idée d’un grand colloque pouvant réunir à Lyon 350 futurs cadres européens était lancée pour 2l’été 002.
En tant qu’ancien professeur il lui paraissait évident que la perception européenne des jeunes avait évolué grâce notamment à leur grande capacité de mobilité et qu’il était important de s‘adresser à eux.]