• Nom Collecteur: Denis STEFAN et Jacques BOISSET
  • Date Création: 03-05-2026
  • Commune concernée: PONT-DE-VEYLE
  • Catégorie principale: Personnalités
  • Bibliographie: Personnages illustres du canton de Pont-de-Veyle par Jean MARTINERIE éd.1988

Louis Augustin de Parseval est d'origine parisienne: il est né à Montrouge le 20 janvier 1791. Il va devenir Pont-de -Veylois d'adoption en faisant l'acquisition du château en 1825.

Il est le petit-neveu de ce Parseval-Grandmaison célèbre sous le Directoire d'abord par ses poèmes épiques, ensuite par ses magnifiques ailes de pigeon qu'il ne voulut jamais sacrifier à la perspective d'accompagner le Premier Consul en Égypte ; sa renommée d'horticulteur dépassait même celle d'académicien.

On connaît Monsieur Louis-Augustin de Parseval comme l'agronome le plus distingué de son temps. Il va abandonner une carrière pourtant prometteuse au ministère des Finances, 1818, pour se retirer du train du monde et se consacrer à ses goûts. Arrivé à Pont-de-Veyle quelques années plus tard, il consacre son temps à l'embellissement de sa propriété, y employant sa fortune. Ses soins portent plus particulièrement sur le parc et on lui doit la plantation de ces arbres majestueux et de ces essences rares qui prodiguent, encore de nos jours, leur ombre aux visiteurs.

L'année 1848, il ouvre au fond du parc une ferme-école réputée qu'il va diriger jusqu'à la fin de sa vie.

Très estimé, il obtient sans problème un mandat de conseiller général du canton. À Bourg, il siège à la commission des Finances.

La ville de Pont-de-Veyle, qui a donné son nom à une rue, le considère comme un bienfaiteur. D'un milieu aisé, de Parseval s'est toujours montré d'une générosité exemplaire pour les plus défavorisés, multipliant les legs, dans la ville et dans les communes voisines. Il va fonder entièrement à ses frais une salle d'asile et la Légion d'honneur va justement récompenser un homme de grand mérite, dévoué à la cause de ses semblables.

Son frère aîné, Amédée de Parseval, va également vivre durant quelques années au château. C'est un ami intime d'Alphonse de Lamartine qu'il a accompagné en Orient et qui est reçu à plusieurs reprises ici.

Un lieu aussi romantique que le parc devait assurément enchanter l'auteur des Méditations ; Le poète mâconnais a d'ailleurs écrit un éloge touchant d'Amédée de Parseval :

"C'est un cœur qui ne vit que du bonheur et ne souffre que du malheur des autres : quand j'étais à Paris, seul, malade, désespéré, ruiné et mourant, il passait les nuits à veiller auprès de ma lampe d'agonie… À la mort de ma mère, il arriva auprès de moi aussitôt que la fatale nouvelle...

Mes malheurs ne sont pas finis et je retrouverai son amitié tant qu'il y aura du désespoir à étancher dans mon cœur, des larmes à mêler aux miennes."

Le "Manuscrit de ma mère" parle encore de lui à plusieurs reprises, sous le nom d'un "jeune français".

Profondément bouleversé par l'incendie survenu le 28 août 1874 dans le château et qui détruisit en partie le bâtiment, Amédée de Parseval a cependant eu une vieillesse heureuse à Pont-de-Veyle, veillé jusque dans ses derniers moments par sa nièce, Madame de Saint-Didier.

 

Louis Augustin de Parseval