La ferme de Vaux est ce qui reste de l'ancien fief éponyme. Vaux est attestée comme seigneurie avec maison-forte en 1272 au moment du rattachement de la Bresse au comté de Savoie. Le fief changea plusieurs fois de main : au XIVe siècle, les CHANDÉE, seigneurs de Montfalcon, au XVIIIe siècle : le comte de Pont-de-Veyle : Augustin de FERRÉOL ; puis de 1739 à 1789, Marguerite CHEVALIER, comtesse de Pont -de-Veyle, fut la dernière dame de Vaux.
- Les occupants de Vaux. Pierre CHAPUIS et M.Anne GUILLEMAUD (recensement 1841) puis leur fils Marie Joseph , à partir de 1870 jusqu'en 1902. 1911 /1921 : PHILIPPON Jean François et Jacquet Marie, 7 enfants ; 1926 : même famille ; 1936 : CHARBIN Joseph (né en 1892) et VERNE Joséphine (née 1898), Hélène (née en 1925) ; 1946 : CHAPELAND Antoine (né en 1920) et CHARBIN Hélène ; CHARBIN Joséphine, belle-mère. La ferme fut ensuite exploitée par Hubert GOYON (1919, Illiat), marié à Julienne LAURENCIN (1925,Chatillon/ Chalaronne).
On la découvre sur une hauteur à la sortie de la route de la Léchère ; elle domine la route de Châtillon à Pont-de-Veyle.
Dans la cour intérieure, on fait face au bâtiment d'habitation avec un étage en encorbellement. La galerie à croisillons avec leur hourdis de briques est supportée par quatre poteaux. On y accède par un escalier branlant. Mieux vaut ne pas l’emprunter ! À droite, l'étage repose sur un encorbellement peu saillant. On est devant un bâtiment en grand état de délabrement, hélas.
Une telle maison, dotée d'un étage habité, caractérisait les gros domaines. Dans ce cas, l'habitation n'est jamais mitoyenne de ses annexes. L'étage à galerie était destiné au propriétaire au moment des récoltes, le fermier occupant le rez-de-chaussée.
La longue façade Est, à pans de bois, comblés par des briques, très homogène, présente une alternance régulière de poteaux, entretoises et écharpes, type en vogue du XVII au XIX e siècle selon J.FRÉAL. On peut voir une ferme semblable, mais judicieusement réhabilitée, à Biziat (Les Brahélis).