• Date Création: 18-09-2025
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Non concerné
  • Commune concernée: PERREX
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine civil (ou public)
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Ecole
  • Patrimoine naturel: Non concerné

 L'école des filles


La première école des filles était hébergée dans les locaux appartenant à Joseph Chapuit, (Voir séance du 10 mai 1863) sans qu’on sache précisément où était localisé ce bâtiment. La commune et la paroisse prirent en charge la construction d’une école pour l’enseignement des filles. Cette école située sur la route de la Râpe fut ensuite l’école communale de Perrex avant le transfert au centre du bourg dans les locaux de la Mairie. Cette maison a été restaurée en 2023/2024.

Le 8 août 1861, une lettre du préfet évoque l’ouverture d’une école des filles à Perrex. Le maire est invité à rechercher un autre local pour l’école des filles. Le conseil estime alors « qu’on ne trouve d’autre local convenable que celui actuellement affecté à l’école des filles,  et alloue la somme de 55 francs (prix actuel du loyer) correspondant au bail établi pour l’année 1862. »
Le 9 novembre 1862 le conseil municipal acte la donation d‘une parcelle de 10 ares, comprise dans la parcelle n° 361, section B du plan cadastral et destinée à l’emplacement d’une maison d’école des filles. Le 11 janvier 1863, la commune octroie une pension au desservant VIANNET qui « a souscrit pour 4000 francs en faveur de la construction d’une maison d’école pour les filles. »
Le 12 mars 1863, les plans et devis relatifs à la construction de ladite école sont en débat : « Monsieur le maire expose que par sa délibération en date du 9 octobre 1862, le conseil municipal a accepté l’emplacement donné pour ladite construction ainsi que les souscriptions volontaires se montant à 4 810 francs. Il expose que le projet s’élève à 6 308 francs 85 centimes et qu’il
manquerait ainsi 1 500 francs ; que la commune est dans l’impossibilité de s’imposer extraordinairement pour subvenir à cette dépense et qu’elle ne peut effectuer ladite construction qu’en obtenant un secours du gouvernement. »

Le 10 avril 1864, il est statué sur l’affectation d’une institutrice : " Le conseil municipal en vertu d’une lettre de Monsieur le préfet du 16 mars 1864 est appelé à délibérer 1) sur le choix d’une institutrice; 2) sur l’acquisition d’un mobilier à l’usage de l’institutrice, ce mobilier devant rester propriété communale. Sur le premier point, Monsieur le maire propose à l’assemblée d’examiner si la direction de l’école des filles doit être confiée à une institutrice laïque ou à deux religieuses et il expose les charges qui incomberont à la commune dans l’un ou autre cas. "
Le 18 décembre 1864, a lieu la réception des travaux de l’école des filles se montant à la somme de 6 418 francs et 83 centimes, non compris les honoraires de l’architecte. Le 2 février 1865 est achevée la réalisation d’un puits compris dans le devis général de la construction de la maison d’école pour les filles. 

Le 22 juin 1871 éclate un litige entre la paroisse et le conseil municipal au sujet de la destitution de l’institutrice : « Un membre expose à l’assemblée que d’après une rumeur publique qui parait être d’une source certaine, il est question à la maison mère des Religieuses de Saint Joseph de Bourg de remplacer Madame FETASFrançoise (Soeur Céline) actuellement institutrice à Perrex par une autre soeur. Le conseil considérant que Madame FETAS s’est toujours acquitté avec zèle de ses fonctions ;
que par son dévouement et par ses soins, elle s‘est acquis la sympathie de ses élèves et l‘estime des pères de famille et qu’enfin son école est prospère et bien tenue et que par conséquent ce serait aller à l’encontre des intérêts de la commune que de changer la directrice d’école des filles, demande à l’unanimité que Madame FETAS soit maintenue à son poste. »
Selon le compte rendu des séances du conseil municipal, l’ex-soeur Céline aurait continué son activité de soignante alors qu’une institutrice laïque, Madame CHARRIERE, l'avait remplacée. Le 3 février 1872, le conseil municipal demandait la nomination d’une « sous-maitresse » pour s’occuper  avec l'institutrice des 67 filles présentes.