L'important réseau hydraulique de Biziat fut de tout temps un atout indéniable pour l'économie locale. qui sut en tirer parti dans le domaine agricole et, dans une moindre mesure, pour l'artisanat. Au XIXe siècle et au début du XXe, un grand nombre de barrages d'irrigation furent construits sur à peu près tous les cours d'eau de la commune. Il s'agissait avant tout de pallier aux sécheresses estivales durant lesquelles l'herbe des prés se raréfiait, en établissant des retenues d'eau qui permettaient de faire "boire les prés" si le besoin s'en faisait sentir. Très souvent, les propriétaires ayant des terrains à irriguer contigus s'associaient pour réaliser un barrage commun. On trouvait notamment:
-sur la Veyle: le barrage Sallet, au Gour des Parties (vers 1850)
-sur le bief Bourbon: les barrages de mesdames Babey et Cabuchet (1842), de messieurs Dumarché (1846), Cizaire et Monnier (1859), Seigneret et Tricaud (1859), Babey (1863), Neveu et Martin (1907)
-sur le bief de Méserine: les barrages de Clerget (1856), Tanton (1856), Dégletagne (1859), Cizaire (1859).
Un "pont-barrage": le pont de Palisse
Parmi les nombreux ponts de la commune, le pont de Palesse (forme patoise locale de Palisse) enjambe le bief Bourbon sur la route qui conduit de Chanal à Péroux.. Ce pont, dont les archives gardent la mémoire parfois sous le nom de pont de La Palisse, présente une particularité. En effet, en 1870, un vannage fut installé en tête amont de l'ouvrage. Le même système sera établi quelques centaines de mètres en aval, au pont de Thuet, au lieu-dit Les Glaines. Des vestiges de cette riche infrastructure sont visibles encore aujourd'hui en plusieurs endroits de ces cours d'eau.