• Nom Collecteur: Henri Pornon
  • Date Création: 05-11-2025
  • Commune concernée: BEY
  • Catégorie principale: Personnalités
  • Bibliographie: Personnages illustres du canton de Pont-de-Veyle, Jean Martinerie, Association Histoire et Patrimoine du Canton de Pont-de-Veyle, 1988 Les premiers maires du canton de Pont-de-Veyle, Christophe Greffet, Association Histoire et Patrimoine du Canton de Pont-de-Veyle, 1997

En 1380, Antoine de Monspey obtient en fief d’Amé VI, Duc de Savoie la seigneurie avec château de Monspey, à Bey, en reconnaissance de services : sa famille l’occupera jusqu’en 1543. Il décède en 1431. En 1440, le fief est aux mains de son fils Antoine II de Monspey, puis transmis à François de Monspey, enfin Marguerite, la fille de ce dernier, reçoit le domaine en dot lors de son mariage avec Alexandre Cadot. Leur fils, Pierre Cadot, vend le fief en 1543 à Pierre Uchard.

La famille Uchard est originaire de Genève. Pierre s’installe à Pont-de-Veyle entre 1530 et 1540. Il achète le fief de Monspey en 1543. C’est une famille bourgeoise qui aspire à la noblesse. A la fin du XVIème siècle et au début du XVIIème, ses descendants sont impliqués dans les églises réformées de Mâcon et Pont-de-Veyle.

A la fin du XVIème siècle, Gaspard de Macet, Seigneur de Pin (paroisse de Laiz) et de Sauzey (paroisse de Bey) réside à Pont-de-Veyle et figure sur les registres du temple. C’est un descendant de la famille de Macet, originaire du Piémont, installée à Pont de Veyle depuis le XIVème siècle. Ses descendant retourneront au catholicisme avec Pierre, repreneur du Sauzey en 1673. On perd ensuite la trace de cette famille.

François Leguat, né à Saint-Jean sur Veyle en 1638 hérite du domaine du Sauzey à Bey, mais de religion protestante, il fuit les persécutions pour arriver en Hollande en aoû 1689, d’où il entreprendra le voyage qui l’a rendu célèbre vers les Iles des Mascareignes. C’est son beau-frère Jérémie Perret qui sera chargé de ses domaines.

En juin 1749, Jean-Baptiste de Montluzin fait reprise et dénombrement du fief et de la rente noble du Sauzey, en tant que cohéritier de Jean-Baptiste de Macet. C’est un soldat, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il partage son temps entre le château du Sauzey et sa résidence à Pont-de-Veyle. Il décède en 1777 et est inhumé à l’église de Bey.

Son fils Jean-Baptiste II sera également militaire et chevalier de l’ordre de Saint-Louis. En juillet 1785, il fait reprise et dénombrement du fief du Sauzey. Il fait partie de cette noblesse libérale gagnée aux idées de philosophes. En 1791, il entre à l’Assemblée administrative du district de Châtillon, comme représentant de Pont-de-Veyle et en est élu Président le 24 octobre de la même année. Le 23 septembre 1792, il est nommé commissaire du pouvoir exécutif près le Tribunal de la ville. Sa carrière politique s’arrêtera là en raison d’un désaccord avec les thèses de la Convention.

Jean Baudet naît à Cormoranche en 1740. Il se marie en 1767 avec Françoise Raphanel, dont il aura 9 enfants, dont 3 mourront en bas âge. Ils cultivent dans un premier temps les terres du hameau des Jaillets à Cormoranche, puis s’installent à Bey pour exploiter une grange appartenant au Domaine de Monspey. A la Révolution, il est éligible à la fonction municipale et est effectivement le premier maire de Bey, élu en 1790. Il défendra en particulier le maintien de la paroisse de Bey, qui, en 1791, est menacée de disparaître dans un projet de regroupement avec Garnerans ou Mépillat. En novembre 1791, Pierre Moronnoz lui succèdera à la mairie et à leur demande, la fusion de Bey avec Cormoranche sera prononcée en 1794. Bey redeviendra commune à part entière en 1817.

Louis-Alphonse Gillet de Valbreuze (1808-1890) est le fils de André-Roch-François-Marie Gillet de Valbreuze (1776-1865), homme politique lyonnais qui est élu le 16 mai 1822, député du collège de département du Rhône le 16 mai 1822, fait partie de la majorité ministérielle et siège jusqu'en 1824. Louis-Alphonse Gillet de Valbreuze est maire de Bey de 1852 à 1890. A l’instar de nombreux nobles, imprégné des idées en vogue à l'époque, (Catholicisme social), et incité par la loi Guizot, il héberge la première mairie et la première école dans une dépendance de la maison sise au 91, rue du commissaire. L’école y réside jusqu’en 1870 et perdure après cette date par le biais d’une école privée de filles, qui occupe ces locaux jusqu’en 1937. Mr. De Valbreuze fait ensuite construire la mairie actuelle associée à une nouvelle école en 1870 et crée également une bibliothèque dans une autre dépendance. Celle-ci fonctionne jusque dans les années 1940. Il fait enfin réaliser plusieurs travaux de remaniement dans l’église de Bey.