-Le 8 mai 1958 fut une journée bien particulière pour la commune et son conseil municipal.
La dépouille du caporal Henri Aimé Chossat tué en Algérie le 25 février était arrivée en mairie le mardi 6 mai 1958 à 18 h. La salle du conseil a été transformée en chapelle ardente. Une garde composée des pompiers et des anciens combattants a veillé sur le corps d’H.Chossat jusqu'à 24 h et ce jusqu'au jeudi 8 mai à 10 h 30.
Alors le cortège s’est mis en place pour regagner le cimetière. Après les discours de M.Monnier, maire de Saint Julien, de M. Morel, maire de Vonnas, conseiller général et de M. le chef du cabinet du préfet, l’inhumation a eu lieu. Un détachement de troupe a rendu les honneurs.
Suite à l'annonce du décès de Henri Chossat, la municipalité avait décidé de prendre en charge son inhumation et une concession à vie au cimetière (séance du 23 mars 1958).
-H.Chossat faisait partie du 21e régiment d’infanterie (21e RI), 11 e compagnie.
Dans une émouvante lettre datée du 8 mars 1958 et adressée à René Chossat, frère d’Henri, le lieutenant Tenkes relate les faits. Le 25 février, en fin de journée, la compagnie regagnait les véhicules garés sur une piste. Lors d’une dernière reconnaissance (1), H.Chossat fut grièvement blessé dans une embuscade. Pris en charge par un hélicoptère, il décéda à son arrivée à l’hôpital de Mostaganem.
H.Chossat, né en 1937, aux Guillaumes, était apprécié par ses supérieurs et ses camarades ; il allait être promu sergent.
L'emplacement de la stèle a été baptisé "espace de la paix". Les dates de fin des deux guerres mondiales et celle du cessez-le-feu en Algérie sont rappelées. Le monument, réalisé par la marbrerie Lafay a été inauguré le 9 mai 2009, en présence de M. S.Revol, maire et de M. JL. Michaud, président intercommunal de la FNACA.
(1) près de Sidi ben Hacel, non loin de Relizane.