Historique:
Jusqu'au XXe siècle, chaque ferme bressane possédait une mare dans laquelle se faisait la lessive. Au bourg de Saint-Cyr, les lavandières allaient laver leur linge sur les bords du Menthon tout proche. Par une délibération du 13 octobre 1878, la commune décide de doter les habitants du bourg de Saint-Cyr d’un lavoir. Une convention est conclue avec Vivier Jean-Pierre, résidant à Manziat (01), pour la cession d’une partie de la parcelle numéro 1566 au cadastre section C, dans le but de «construire un lavoir public à proximité du bourg qui est dépourvu de tout réservoir d’eau». Une souscription publique est lancée pour financer sa construction. Il est dit qu'en 1905, Claude Marcand et son gendre Baptiste Chevrel, riches propriétaire terriens et voisins du lavoir, financent une première rénovation (ce qui explique la date et les initiales "CM-BC" gravées sur la panne faitière de la toiture). La commune bénéficie déjà d'un don de Claude Marcand et son épouse, Jeanne-Marie Mazoyer, en 1879. Il s'agit du terrain jouxtant le cimetière, permettant son extension, et sur lequel est construite la chapelle funéraire de la famille.
Description
Situé en contrebas du mur ouest du cimetière, le lavoir mesure sept mètres de long sur quatre mètres de large, avec une orientation nord-sud sur sa longueur. Son toit, qui n’est plus en tôle comme indiqué dans le pré-inventaire de 1985, est en tuiles rondes suite à la rénovation de 1990. Il repose sur un ensemble de six poteaux dont quatre en bois et deux en fer forgé, les plus proches du bassin en eau. Tous sont posés sur des dés en pierre. Il est à noter qu'une des deux poutres de rive de la toiture est également en fer forgé, composé d’une belle structure en treillis. L’arrivée d’eau se situe au centre du bassin, côté ouest, tandis que l’évacuation se fait au sud, suivant la pente naturelle menant à la rivière, le Menthon. Autrefois alimenté par une source, accidentellement drainée par des travaux d’assainissement en 2013, le lavoir est uniquement rempli par les eaux de ruissellement. Il conserve encore aujourd’hui ses belles pierres à laver.