• Nom Collecteur: Christian Lorin, Michel Coutant, Joëlle Renoud, Dominique Borgat
  • Date Création: 06-12-2025
  • LATITUDE: 46.263047
  • LONGITUDE: 4.857446
  • Adresse ou lieu-dit: carrefour de la route de Pont-de-Veyle et rue de la Botte
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Croix de chemin
  • Commune concernée: GRIEGES
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine religieux et funéraire
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: XIXe
  • Bibliographie: Bulletin municipal 2022

Croix Blanche

Croix de chemin située au carrefour de la rue de la Botte et de la route de Pont de Veyle, elle semble faire partie de ce qu’on appelle les Croix de Passion, en référence à la Passion du Christ.

Dans le symbolisme chrétien, on appelle croix de la Passion une croix installée en extérieur ou dans une église, ou bien peinte ou sculptée, caractérisée par la représentation des « instruments de la Passion » du Christ, dans le but de rappeler aux fidèles la succession des événements.

Si la Croix Blanche ne porte pas de Christ en croix, on y trouve représentés plusieurs éléments de ce que l’on nomme Arma Christi (‘Armes du Christ’ au sens héraldique et non guerrier), ou « instruments de la Passion ».

Sur la croix et le fût côté rue de la Botte sont sculptés :

-          Des lances entrecroisées telles celles des centurions romains.

-          Une échelle rappelant celles servant à descendre les corps des croix.

-          Un cœur contenant un oiseau (le coq de St Pierre1 ou un phénix2)

-          Des éléments textiles représentant soit les linges funéraires souvent présents sur ce type de croix (drap mortuaire, voile de tissu utilisé par Sainte Véronique pour essuyer la figure ensanglantée de Jésus et qui a conservé l’empreinte de ce visage), soit les vêtements du Christ que les centurions romains se seraient tirés au sort grâce à un jeu de dés.

Sur l’autre face de la croix sont également représentés plusieurs objets dont nous n’avons pas réussi à ce jour à décrypter la signification.

Cette croix de type "grec" porte à son sommet sur les deux faces, un titulus3 avec la mention INRJ pour « Jésus de Nazareth roi des juifs » (on voit aussi souvent INRI ou JNRJ)

Le fût à double évasement est partiellement rainuré et ses angles chanfreinés4.

Si l’on se fie à la date inscrite sur la base du monument côté ouest on pourrait penser qu’il date de 1895, alors que la croix elle-même porte la date de 1822 sur ses 2 faces, date confirmée dans un inventaire établi par le curé de la paroisse de 1846. L’inscription 1895 peut-être liée à un souvenir de mission.

Un symbole sur le cadastre napoléonien en 1834 indique la présence de cette croix.

1 Allusion au récit de la Passion de Jésus dans lequel celui-ci dit à l’apôtre Pierre « Quand le coq chantera tu m’auras renié 3 fois »

2 Phénix ou Phoenix : oiseau chimérique proche de l’aigle, souvent représenté dans les églises et symbole de résurrection (cet animal est supposé renaître de ces cendres)

3 Titulus : petit écriteau qui énonçait le crime de la victime durant l’antiquité (source Wikipédia)

4 Chanfreiné : se dit d’une arrête en pierre ou pièce de bois taillée en oblique.