Historique :
Trois poypes sont mentionnées dans les archives :
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La poype de Liery ou d’Avanon, située près du ruisseau du même nom, a disparu.
De fouilles dont on ne connait pas la date ont donné de menus débris de bâtisse et une pièce d’argent d’un archevêque de Lyon.
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La poype d’Amoret avec fossés est consignée dès 1325 dans un terrier de Bâgé, rappelé en 1570 lors d’un partage, est aujourd’hui, également, disparue.
Seigneurie avec motte, relevant des sires de Bâgé « Domus de Amoretum, cum omnobus fossatis et fortalitiis ejusdem domus », citée en 1272 comme seigneurie avec poype ; puis en 1536, comme poype d’Amores : « Domus de Amoretum, cum omnobus fossatis et fortalitiis ejusdem domus ».
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La poype de la Ronziere ou poype de Percié, citée en 1388, existe toujours à l’endroit appelé « à la poipe » (cadastre section C n°389).
Descriptif actuel :
C’est un monticule haut de 4 m environ et d’un diamètre de 70 m, entouré de fossés de moins en moins visibles.
Explications :
Certains historiens ont fait perdurer la thèse de lieux de sépulture....D’autres, comme Jules HANNEZO, dans son étude de 1926, positionnent les poypes comme des jalons sur l’itinérance des migrations celtes....
L’hypothèse médiévale s’impose après la Seconde Guerre mondiale. On parle de « mottes castrales ».
Jacques LE MAHO, l’historien et archéologue médiéviste, spécialisé en castellologie, l’écrit : « Ces tertres artificiels, le plus souvent en forme de troncs de cônes, étaient généralement conçus pour porter une tour de bois, laquelle était, à la fois, un dernier refuge défensif et la demeure ordinaire du châtelain.
Une palissade ceinturait la base de la tour, percée d’une porte auquel on accède par une passerelle inclinée franchissant le fossé. Au pied de la motte se trouvent les communs, eux-mêmes protégés par une seconde enceinte fortifiée, la basse-cour ».
Elle était l'habitat de la petite aristocratie et permettait d'asseoir un pouvoir, associé à une domination territoriale.
Le principal atout des mottes castrales est la simplicité et la rapidité de construction, avec des matériaux peu coûteux : terre et bois, disponibles partout. Faciles à construire, elles peuvent l'être par des paysans corvéables, ce qui correspond aux possibilités économiques de la châtellenie naissante. Ce sont des fortifications amplement suffisantes pour répondre aux enjeux militaires des IXe et Xe siècles : contrer les raids de pillage menés par des troupes peu nombreuses et mobiles.
Pour la plupart des archéologues, la motte castrale apparait « dans les dernières décennies du Xe ou les premières du XIe siècle », si l'on en croit André DEBORD, thèse confirmée par les fouilles.
A partir du Xe, la fonction glisse vers la résidence fortifiée, un habitat sommaire et temporaire.
Sa fin, plus certaine, est estimée entre l'extrême fin du XIIe et le début du XIIIe siècle selon les régions.
Longtemps négligées par les historiens au profit des châteaux de pierre, ces « châteaux de terre » ont été redécouverts et étudiés à partir du XIXe.
Dans l’Ain, une densité importante de ces vestiges s’observe encore en Bresse et en Dombes.
Ces fortifications marquent les paysages ruraux de manière très nette. Leurs traces sont visibles dans la topographie, le découpage cadastral, les contrastes de végétations ou encore les indices toponymiques.