• Nom Collecteur: Henri Pornon
  • Date Création: 30-10-2025
  • LATITUDE: 46.224095
  • LONGITUDE: 4.851039
  • Adresse ou lieu-dit: 8 Montoir des Grépillonnes
  • Type Propriétaire: Privé
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Non concerné
  • Commune concernée: BEY
  • Patrimoine rural: Ferme
  • Catégorie principale: Patrimoine rural
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
Novembre 2025 Henri Pornon / Ferme de Monspey et son pigeonnier

 Cet ensemble de bâtiments est la ferme historique du village.Au cours du XVIIIème, une cheminée sarrasine est signalée sur le bâtiment principal. L’ensemble est très bien conservé. Remarquez l’écurie des chevaux; le pigeonnier et le puits au centre de la cour ainsi que le «chien assis» sur le toit de la maison principale (voir croquis infra).

Monspey a d’abord été un fief, patrimoine d’une famille de ce nom. Les sires de Monspey dirigèrent le village de Bey de 1380 (date à laquelle Antoine de Monspey obtient ce fief) à 1543, ils étaient liés aux Princes de Savoie et possédaient un statut très élevé à la cour de Savoie. A cette époque, le domaine comportait trois fermes situés sur la commune de Bey.

En 1440, le fief est aux mains d’Antoine de Monspey, puis transmis à François de Monspey, enfin Marguerite, la fille de ce dernier, reçoit le domaine en dot lors de son mariage avec Alexandre Cadot. Leur fils, Pierre Cadot, vend le fief en 1543 à Pierre Uchard, bourgeois de Pont de Veyle, dont la famille conserve ce bien pendant plus d’un siècle. En 1695, les biens de Charles Joseph Uchard sont vendus à Victor Christophe Leloup, président en l’Election de Bresse, qui réussit à garder pour les siens, non sans contestations, ces biens considérables. Son héritier, son neveu Charles, président aussi de l’Election de Bresse meurt en 1757 sans descendance. Il nomme héritiers universels les pauvres de l’Hôtel-Dieu, ceux de l’Hôpital Général dit de Charité de Bourg et Joseph Béraud. Le fief est divisé en trois parts, et finalement à la suite d’arrangements, la ferme de Monspey devient la propriété de la Charité.

Dès 1758, et jusqu’en 1771, le domaine de Monspey est loué à Damien Lardy, cultivé par Pierre Beaudet puis exploité par Claude Yvernat.

En 1767, lors de la visite d’une commission de l’hospice, il y avait encore une de ces anciennes cheminées sarrazines placée au milieu de la maison sur quatre piliers. On constate à cette époque qu’elle est en mauvaise état, inutile, et que sa chute pourrait causer la ruine de toute la toiture, on la fait donc démolir. A cette époque, le domaine comporte de nombreux arbres fruitiers et de nombreuses vignes, ainsi que du bétail : dix boeufs, deux vaches, deux taureaux et quatre génisses. Lors de cette visite la commission propose de faire une plantation de mûriers en constatant qu’un bâtiment serait adapté à l’élevage de vers à soie, mais cette proposition ne semble pas avoir été suivie d’effets.

De 1771 à 1805, la ferme est louée à Jean Beaudet puis à André Bas jusqu’en 1811. Ensuite, plusieurs locataires se succèdent : M Moronnoz et ses descendants de 1811 à 1880, M. Lardy de 1891 à 1900, M. Vernay de 1901 à 1920 puis M. Felix de 1920 jusqu'en 1925, puis Jean-Marie Despras de 1925 à 1961 et enfin Clément Despras de 1961 à 1976. En 1976, les Hospices civils de Bourg en Bresse vendent la ferme de Monspey aux propriétaires actuels.