Espèce :
Le Râle des genêts (Rallux crex) fait partie de la famille des Rallidés, au même titre que le Râle d’eau (Rallus aquaticus), les Marouettes (genres Porzana et Zapornia) et la Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus) notamment.
Seules deux espèces font partie du genre Crex : le Râle des genêts, présent de l’Europe occidentale à l’Asie centrale et le Râle des prés (Crex egregia), espèce nicheuse d’Afrique tropicale.
Le Râle des genêts est monotypique, car il ne compte aucune sous-espèce.
Pourquoi ce nom ?
L'appellation « des genêts » est curieuse, car l'espèce fréquente surtout les prairies et les prés.
Elle tire son origine des chasseurs de l'Ouest de la France, qui débusquaient les oiseaux, en halte migratoire, dans les friches couvertes de genêts.
Description :
Cet oiseau mesure environ 30 cm de long et 50 cm d'envergure. Son poids est de 150 g environ, entre 129 et 210 g pour les mâles et entre 138 et 158 grammes pour les femelles.
Mâles et femelles sont très semblables et difficiles à distinguer. Les mâles ont généralement le plumage du cou et de la tête plus gris que les femelles.
Chez l'adulte, le plumage est beige strié de noir dessus et beige clair strié de crème dessous. La gorge et le haut de la poitrine sont d'une gris-bleu léger. Le bec et les pattes sont beige. Les ailes, plutôt courtes sont d'un roux quasi-uniforme quand l'oiseau est au sol. Les flancs portent des stries rousses.
Les oisillons naissent noirs et n'acquièrent leur plumage qu'au bout de trois semaines. Ce plumage est plus jaunâtre sur le dessus que celui des adultes et moins coloré sur le dessous.
Essentiellement nocturne, il est très rarement observé. Sa coloration brune permet à l'oiseau de passer inaperçu dans la végétation. A l'envol, on remarque ses pattes pendantes. Le vol paraît peu efficace, mais cet oiseau est pourtant un grand migrateur.
Effectifs :
En 2021, en Europe, qui représente 50% de l'aire de répartition totale, la population est estimée entre 2,3 et 3,4 millions d'individus adultes, en déclin, dont 1,25 à 1,7 million de mâles chanteurs.
Les effectifs mondiaux étaient estimés, en 2023, entre 4,9 et 7,9 millions individus, soit 3,27 à 5,27 millions d'individus adultes.
Vocalisations :
Le mâle a un chant nuptial caractéristique qui est un cri râpeux puissant, assimilable au bruit d'une crécelle : « crex crex ». Ce son est à l'origine de son nom scientifique.
Bien que les mâles chantent à longueur de nuit en début de saison, il est montré que le chant est très réduit lorsqu'ils sont accompagnés d'une femelle.
Nidification :
Le Râle des genêts est une espèce prairiale qui peut, aussi, occuper différents types d'habitats au cours de la saison et en fonction des régions.
En France, l’espèce est majoritairement recensée dans les prairies de fauche des plaines alluviales et d’altitude. Elle a tendance à préférer les prairies où la fauche est annuelle, mais elle s’installe également dans des prairies abandonnées ou des cultures (luzerne, colza, blé), des jachères, des roselières, des marais et des tourbières.
La présence d’une hétérogénéité d’habitats est importante pour la conservation du Râle des genêts, notamment pour faire face aux perturbations du milieu comme les inondations.
Les prairies, sélectionnées par le Râle des genêts, sont majoritairement hygrophiles et présentent une végétation diversifiée. De plus, un relief hétérogène et la présence de fossés sont appréciés et contribuent à la diversité des micro-habitats.
La hauteur de couvert est un élément majeur dans la sélection de l’habitat par les Râles. Ces derniers sélectionnent des prairies disposant d’une hauteur de couvert herbacé d’au moins 60 cm.
Les Râles sont amenés à changer la localisation de leur territoire au cours de la saison suivant l’évolution de la végétation. Des installations dans les prairies abandonnées, lits d’orties ou patch d’iris en début de saison avec, ensuite, un déplacement vers les prairies de fauche sont observées.
Caractéristiques des habitats sélectionnées par les femelles pour la réalisation des nids : la variation structurelle de la végétation semble être un facteur clé pour la sélection de l'habitat par les Râles femelles. Une végétation diversifiée, facilitée par un relief hétérogène dans la parcelle et une faible hauteur de litière offrent une faible résistance à la marche avec une couverture suffisamment élevée (pour se « cacher » des prédateurs) et une augmentation de l’abondance des ressources alimentaires et de leur accessibilité.
La localisation des nids demeure incertaine. Il semble que les nids situés au sol et dissimulés dans l'herbe sont localisés à des distances comprises entre 45 et 160 m du poste de chant occupé par le mâle.
Les juvéniles indépendants, mais non volants, ont été localisés entre 150 et 600 m du poste de chant du mâle chanteur, tandis que les juvéniles volants de plus de 45 jours ont été localisés à plus de 800 m de leur géniteur.
Les râles mâles sont très mobiles au cours de la saison de reproduction et leurs déplacements sont fréquents et peuvent aller de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres.
Des départs et des arrivées sont étalés sur la saison de reproduction. Ces déplacements peuvent s’expliquer par l’évolution des conditions de l’habitat au cours de la saison (notamment due aux fauches) et par leur mode de reproduction pour la réalisation de deux nichées.
À la fin mai, lorsqu’une femelle est fécondée, elle construit seule le nid. Il consiste en une simple dépression du sol couverte de végétaux. La femelle pond entre six et huit oeufs. La femelle pond environ un œuf par jour parfois plus, la durée de la ponte est donc d’environ huit jours.
À la fin de la ponte, le mâle quitte la femelle qui s’occupe seule de l’incubation pendant 16 à 19 jours. Elle ne s’éloigne du nid qu’une dizaine de minutes par heure afin de se nourrir dans les environs. C’est à ce stade du cycle de reproduction que le râle est le plus menacé. La fauche trop précoce des prairies est la plus grande menace pour l’espèce. On retrouve régulièrement des femelles mortes sur leurs couvées, n’ayant pas voulu l’abandonner. Les jeunes sont sevrés deux à quatre jours après l’éclosion des œufs.
La mère est très proche de ses petits pendant les premiers jours suivant la sortie de l’œuf; on estime que l’éducation des jeunes dure environ 34 à 38 jours, c’est à cette période qu’ils commencent à pouvoir voler.
Le cycle complet de reproduction dure donc environ 55 jours. Il existe deux périodes de pontes qui se succèdent. Les individus n’ayant pas pu mener à terme leur première nichée tentent, alors, un deuxième essai ailleurs. Certains effectuent même deux pontes dans l’année sans que la première ait échoué. Dans ce cas, les petits de la première nichée sont abandonnés précocement.
Régime alimentaire :
Le régime alimentaire du Râle des genêts, omnivore, est principalement constitué d’insectes de taille supérieure à 10 mm et de leurs larves, de gastéropodes, d’aranéides, ainsi que de vers de terre et de végétaux. Des sauterelles, grillons...ont, également, été trouvés dans les fèces.
Il est possible que le Râle effectue un changement de régime alimentaire à l’automne, après la saison de la reproduction, se nourrissant plus de matériel végétal.
Migration et hivernage :
Le Râle des genêts est un migrateur au long cours, occupant les sites de reproduction, d’avril à septembre, en Europe et les sites d’hivernage, en Afrique, le reste de l’année.
La migration se déroule selon plusieurs voies : une voie importante à l’est, passant par le Moyen-Orient, puis l’Égypte et le Soudan et une autre à l’ouest passant par la Péninsule ibérique et le Maroc.
La migration prénuptiale commence début mars pour les oiseaux les plus précoces et s’étale jusqu’en mai. Les oiseaux reproducteurs des sites atlantiques sont entendus plus tôt que ceux du nord et de l’est de la France.
L’arrivée d’oiseaux sur des sites à partir de juin est à rattacher à un phénomène de délocalisation de la reproduction (crue, fauche précoce) plutôt qu’à une migration tardive.
Le Râle des genêts est peu détecté sur le territoire français lors de ses migrations, ce qui s’explique par sa stratégie de migration nocturne et les faibles effectifs nichant en Europe de l’Ouest.
En automne, aucun axe ne semble ressortir comme pour la migration prénuptiale. Les milieux, fréquentés en migration postnuptiale et prénuptiale, correspondent à des habitats ouverts herbacés : prairies, marais, dunes du littoral atlantique, ainsi que des cultures.
L’aire de répartition hivernale du Râle des genêts est principalement située en Afrique du Sud Est. La zone d’hivernage pour la population française n’est pas connue avec certitude à ce jour. Les données, issues des captures en Afrique, démontrent une fréquentation d’habitats à dominance herbacée également pour cette partie du cycle biologique.
Dynamique des populations, taux de survie et succès reproducteur :
Le déclin du Râle des genêts est un phénomène connu de longue date en Europe de l’Ouest. En France, les premiers signes de déclin sont observés au milieu du XXe.
Outre la perte d’habitat, la baisse du succès de reproduction est suspectée pour expliquer la chute drastique des effectifs. Parmi les différences notables pouvant jouer sur le taux de survie, il est noté que l’espèce arrive plus tôt en France et est beaucoup plus exposée à la précocité des fauches.
La dynamique des populations étant influencée par la productivité en jeunes, la survie des adultes est faible. Des études montrent que les secondes pontes sont les plus productives.
Les efforts de conservation investis pour permettre aux râles de produire cette seconde ponte et améliorer la survie des poussins qui en sont issus, sont profitables dans la mesure où la préservation des habitats est également profitable aux adultes (incluant également la période de mue des femelles en septembre).
Par exemple, en France, l’année 2018 a été marquée par des crues estivales qui ont fortement diminué le succès de reproduction et donc les effectifs en 2019. L’année suivante n’a pas présenté d’évènement climatique particulier et un rebond de la population a été constaté en 2020. Les années suivantes ont été moins favorables avec un été pluvieux et des crues estivales en 2021 et une forte sécheresse en 2022.
Menaces pesant sur le Râle des genêts.
Les études réalisées, en Europe ainsi qu’en France, ont décrit les menaces suivantes :
- La perte et la dégradation de l'habitat de reproduction : la destruction de l’habitat prairial se poursuit dans de nombreux territoires. Le drainage pour la mise en culture (maïs, tournesol, ....) ou/et les plantations de boisements, constituent la cause principale de perte d’habitat.
Les secteurs les moins productifs sont soit boisés, soit laissés en friche et évoluent vers un faciès trop dense qui ne convient pas à l’espèce.
Les pompages d’eau, à destination des cultures irriguées, maintiennent les niveaux des nappes phréatiques bas, réduisant le caractère hydromorphe des vallées alluviales.
Les changements de pratiques agricoles, ainsi que la disparition généralisée des zones humides, constituent les principales menaces pour l’espèce.
Les sites font aussi l’objet de nombreuses pressions qui altèrent l’habitat de reproduction : développement des infrastructures de transport, constructions, développement d’activités et de sports de pleine nature non contrôlés ou non autorisés (VTT, 4x4, moto, quad, parapente…).
- La destruction des nids, jeunes et adultes lors des fauches précoces, rapides et simultanées : la survie des jeunes, de même que celle des adultes reproducteurs, est mise en péril par des fauches précoces et par l’utilisation de matériel de plus en plus performant.
L’intensification de la gestion des prairies se traduit de différentes façons selon les régions.
Le drainage, la régulation des crues et la fertilisation permettent une fauche de plus en plus précoce, à partir de la fin mai, comme c’est le cas en Basse Vallée de la Charente où le Râle a quasiment disparu.
Dans certaines régions, les prairies sont labourées et re-semées, puis entretenues de manière intensive par application de désherbants sélectifs et d’engrais. Cela permet plusieurs coupes au cours de l’année lorsque l’herbe récoltée n’est plus utilisée pour produire du foin, mais de l’ensilage.
Ce type de pratique est incompatible avec le maintien de populations reproductrices de Râles.
Sur les zones de reproduction fauchées précocement, l’habitat devient inhospitalier en période de reproduction, ce qui revient à une perte complète de l’habitat pour l’espèce.
Les fauches précoces détruisent les nids avant même que les œufs n’éclosent.
La mécanisation des fauches, puis l’augmentation croissante de leur vitesse en raison de l’utilisation de machines puissantes, est à l’origine de pertes importantes, tuant plus de la moitié des jeunes : 55 à 86 %.
La fauche provoque l’éclatement des familles et une partie des poussins, ceux de moins de 10 jours, encore dépendants, ne survivent pas, car incapables de trouver seuls leur nourriture.
Les adultes sont sensibles aux fauches pendant la mue postnuptiale lorsqu’ils sont incapables de voler. Cependant, ils sont capables de se déplacer suffisamment vite pour échapper aux faucheuses traditionnelles, mais pas aux barres de coupe multiples.
- L’inondation des nichées lors des crues printanières : elles peuvent avoir un effet positif sur les populations de Râles des genêts en permettant un retard de croissance de la végétation et des fauches plus tardives.
Cependant, des inondations printanières peuvent avoir des effets négatifs en noyant les nichées. Les conditions météorologiques semblent avoir peu de conséquences sur la survie des poussins, contrairement à de nombreuses espèces nidifuges.
- Les prélèvements par capture notamment sur la voie de migration : l’une des menaces répertoriées sur les voies de migration est celle de la chasse, notamment la chasse au filet sur les côtes de l’Égypte, importante sur les Râles des genêts lors de la migration d’automne.
-Les chocs et collisions avec des éléments fixes ou des véhicules motorisés : la circulation automobile et localement, un réseau dense de lignes électriques ou de clôtures en barbelés peuvent provoquer une mortalité accrue, principalement sur les adultes qui se déplacent fréquemment en vol la nuit.
Les données disponibles en France laissent penser que cet impact est cependant négligeable.
- La prédation : elle peut être localement importante sur les pontes, les jeunes non volants, mais aussi sur les adultes en mue, notamment suite aux opérations de fauche. Les poussins, mis à découvert lors des fauches constituent des proies faciles pour les corvidés et le Milan noir, voire le Busard des roseaux qui suivent les tracteurs.
La faible superficie des surfaces favorables non fauchées ainsi que la nécessité de traverser des zones défavorables pour rejoindre des zones favorables augmentent également la prédation.
Les prélèvements effectués par les prédateurs sont, cependant, négligeables au regard de la mortalité engendrée directement par les engins agricoles.
- Les pathogènes : essentiellement une prédominance de la malaria aviaire, d’ouest en est de l’Europe, avec seulement 3 % des individus étudiés en France infectés, contre 30 % en Russie.
Protection :
Au niveau international, le Râle des genêts est protégé par la Convention de Berne relative à la conservation des habitats naturels en Europe - Annexe II et à l’Annexe II de la Convention de Bonn.
La population mondiale n’est plus considérée comme menacée suite à la découverte, dans les années 1990, d’un noyau de population conséquent de Râles en Russie.
Elle est depuis, classée dans la catégorie « Least Concern », soit « préoccupation mineure ».
Au niveau européen, le Râle fait partie des espèces classées en Annexe 1 de la Directive Oiseaux. Son statut de conservation est considéré comme défavorable, tant en Europe que dans l'Union Européenne : "depleted, large historical decline", soit « diminuée, déclin historique important ».
En France, le Râle des genêts est protégé depuis la publication de l’arrêté ministériel du 24 janvier 1972. Sa protection actuelle est garantie en application des articles L-411.1 et L-411.2 du Code de l’environnement par l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
Le Râle figure parmi les espèces concernées par l’Arrêté du 9 juillet 1999, fixant la liste des vertébrés protégés menacés d’extinction en France et dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département. Toute autorisation de détention, transport, utilisation ou atteinte les concernant, demeure de compétence ministérielle et non préfectorale.
L’espèce, considérée comme « En Danger » à l’échelle nationale, présente différents statuts suivant les régions où elle se maintient.
Seule la région « Pays de la Loire » présente un statut moins défavorable que les autres régions dans lesquelles elle est en danger critique d’extinction.
Sites (nous concernant) accueillant des Râles en France.
Val de Saône – Ain (01) : il s’agit d’un site Natura 2000 d’une superficie de 3 671 ha, délimité par la zone inondable, qui abrite une faune et une flore diversifiées et caractéristiques des milieux alluviaux à dominance prairiale. L’évolution des pratiques agricoles et l’étalement urbain sont des facteurs qui pèsent sur l’avenir de ces prairies. Des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques sont proposées depuis le début des années 1990 sur ce site.
Prairies alluviales et milieux associés de Saône-et-Loire (71) : la vallée de la Saône constitue une vaste entité humide fréquentée par de nombreuses espèces. D’une surface totale de 8 980 ha, le site « Prairies alluviales et milieux associés de Saône-et-Loire », est réparti en 4 unités géographiques dont la troisième qui concerne le sud de Mâcon, en rive droite de la Saône, de Varennes-les-Mâcon à la Chapelle-de-Guinchay, pour une surface de 370 ha.
Situation actuelle dans le Val de Saône.
La situation du Râle des genêts est préoccupante. L’oiseau migrateur, venant se reproduire au printemps dans les prairies inondables d’Europe occidentale, n’a plus posé pattes à terre dans l’Ain - et plus précisément dans le Val de Saône, où il avait ses quartiers - depuis 2021.
Près de 200 mâles chanteurs sont recensés, dans le Val de Saône, dans les années 1980-1990. Plus d’une cinquantaine au début des années 2000.
En 2021, on constate quelques passages, mais plus aucun spécimen ne s’arrête pour passer le printemps dans le département.
De Sermoyer à Châtillon-sur-Chalaronne, 17 communes, dont celle de Cormoranche-sur-Saône, ont une partie de leur territoire au sein du périmètre Natura 2000, dit du Val de Saône. Parmi les oiseaux à protéger, deux espèces sont comptées, chaque année, au printemps : le courlis cendré et le râle des genêts.
Et, en 2025, après quelques années d’absence, une centaine de râles des genêts sont entendus en France, dont au moins 35 pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui bat un record.
Dans le Val de Saône, huit mâles sont repérés dans les prairies au nord du département. Grâce à la collaboration des agriculteurs, des institutions régionales et départementales, du monde associatif, 28,54 ha de prairies, à proximité des oiseaux, n’ont été fauchés qu’après le 31 août 2025, date à laquelle les oisillons ont quitté leur nid, bien cachés dans les prairies.
Lors des dénominations des rues, courant 2010, une « rue du Râle des Genêts » est créée au nouveau lotissement Mabertin à Cormoranche.