Marie-Joseph BONNAT (Grièges, 25 mai 1844 - Tarkwa, 8 juillet 1881)
Explorateur, aventurier et prospecteur
Né le 25 mai 1844 à Grièges de Pierre-Antoine BONNAT instituteur et de Jeannette ROUX au hameau du Petit Mortier, à proximité de la maison de Gustave Lambert.
Il a reçu une instruction élémentaire honnête et se perfectionne par la suite, en parfait autodidacte. Dès son jeune âge, il fait montre d’une surprenante force de caractère, de beaucoup d’ardeur et d’impétuosité.
Le goût de l’aventure semble d’ailleurs propre à la famille, le frère de Marie-Joseph fondera un splendide hôtel à Yokohama, au Japon. Eprouvé par des deuils et sans ressources, il monte à Paris à 20 ans (1864), où il est marmiton puis groom au Grand Hôtel du Louvre. La rencontre fortuite avec le capitaine marseillais Magnan (1) va changer sa destinée. Le navigateur lui offre de l’emmener aux bouches du Niger, dans le but d’y fonder un comptoir commercial. Il s’embarque dès 21 ans pour l’Afrique occidentale ; mais victime d’une terrible tempête à la sortie du port de Marseille, il est contraint de regagner la côte à la nage.
D’autres auraient renoncé mais l’appel de l’Afrique est le plus fort.
En 1866, il s'embarque comme cuisinier sur le Joseph-Léon commandé par Charles Girard, en mai, de Rochefort avec des escales aux Canaries, au Sénégal et à Fernando Poo (actuelle Guinée équatoriale). L’expédition remonte en octobre le fleuve Calabar (fleuve Cross actuel) jusqu’à la ville comptoir de Bonny dans l’actuel Nigéria. En novembre, elle découvre plusieurs villages igbo (dans le sud de l’actuel Nigéria) : Bakana, Emaffé, Ania et Ogonania. Girard établit alors une carte du Nouveau-Calabar. Le capitaine Girard meurt de fièvres, le long de la Côte de l’Or. L’expédition tombe alors dans un certain oubli.
Marie-Joseph Bonnat, lui, plutôt que de rentrer en France, décide de rester sur place.
Il demande à être débarqué sur la Côte de l'Or, va alors s'enfoncer dans l’intérieur, fonder un comptoir cotonnier et de traite à Ho (dans l’actuel Ghana, à quelques pas du Togo) où est fixée une mission protestante et se dirige ensuite vers les côtes des Esclaves pour fonder un établissement commercial où il négocie des marchandises anglaises. Son affaire prospère rapidement il songe alors à équiper une caravane pour pénétrer dans l’intérieur du pays et traiter des affaires dans l’empire Achanti actuel Ghana. L’entreprise est téméraire car les Achantis sont révoltés contre la tyrannie coloniale anglaise.
Le 27 juin 1869, les Ashantis font prisonniers Bonnat et ses deux compagnons. Ces derniers sont tués, décapités sur place. Il fut fait prisonnier en juin 1869 à Ho, l’aventurier Bonnat qui revendique non sans fierté le terme, sillonnait depuis trois mois le pays Ewe pour y faire la traite du coton et des peaux de singe noir très recherchées alors en Europe et y vendre de la poudre et des fusils. Il est conduit à marches forcées ayant à supporter la soif et la faim, et nourri comme le dernier des esclaves, jusqu’à Koumassi. Il fut battu à mort, il croit sa dernière heure arrivée et songe même à mettre fin à sa vie ; sa foi ardente lui permet pourtant de surmonter tortures physiques et morales. Sa captivité, de juin 1869 au 4 février 1874, fut le tournant de sa courte vie.
En 1870, Marie-Joseph Bonnat se trouve à Koumassi, capitale de la Confédération Ashanti. Il y est retenu comme otage avec trois autres européens : deux Suisses, le couple Ramseyer, et un prussien, Khüne missionnaire protestant relavant de la Mission de Bâle. Ils ont été faits prisonniers presque en même temps mais séparément au cours d’une offensive des armées Ashanti contre les Ewe de l’est de la Volta, épisode de duel entre les Ashanti et le protectorat britannique de Gold Coast.
Sa force de caractère fait l’admiration des noirs. Dans la ville de Saccoré, Bonnat plait à la femme du chef qui lui fait attribuer une hutte spacieuse et une nourriture abondante. En statut de liberté surveillée, il va alors apprendre la culture, la langue et les mœurs des Achanti et de leurs voisins. Il fait une enquête minutieuse et découvre l’existence de mines de fer et d’or en état d’être exploitées.
A Abanko, il trouve un missionnaire et un émissaire allemand qui se rendent à Coumassie (Koumassi) capitale de l’empire. Il noue des contacts avec eux faisant valoir les services qu’il pourra rendre. Dès lors, quoique toujours captif, il a droit à de grands égards de la part de ses propriétaires et maîtres. Rapproché l’année suivante de l’empereur Kofi Kakari, à Koumassi il devient progressivement l'ami et l’un de ses conseillers.
A Koumassi, en compagnie de trois missionnaires protestants, capturés en même temps que lui. Sa captivité devient alors très supportable. Tandis que les missionnaires ouvrent une école, il s'emploie à diverses tâches que lui confie le souverain, et tient son journal (2), qui constitue un ouvrage unique sur l'histoire d'un puissant royaume guerrier et sur les us et coutumes de son peuple (3). Car Bonnat était un observateur doué d'une étonnante ténacité, qui apprit la langue locale pour mieux comprendre le pays et ses gens. C'était enfin un humaniste, et un fervent catholique : «je crois, écrit-il, que l'Africain est capable de faire de grandes choses aussi bien que l'Européen. Oh ! Si le christianisme prenait dans un beau et riche pays comme celui-ci ».
Une réflexion d'autant plus surprenante qu'elle accompagne des récits qui donnent le frisson, comme ceux des sacrifices humains en l'honneur des défunts, monnaie courante, quasi quotidienne dans ce royaume parvenu pourtant à une remarquable degré de civilisation matérielle, qu'avait admirée entre autres l'explorateur T. E. Bowdich une cinquantaine d'années plus tôt.
Le gouvernement français s’est désintéressé de son sort. L’expédition de l’anglais sir Garret Wolseley va le délivrer lors de la première guerre menée par les troupes britanniques des régiments d’Ecosse en 1874.
Il s’offre comme médiateur entre les vaincus et les vainqueurs, pensant déjà qu’il aura à revenir chez les Achantis. S’il avait été de nationalité anglaise, comme le souligne M. de Bizemont dans la revue « Explorations africaines » (annexe 4) il aurait été grandement honoré par ses compatriotes.
Mais la France l’ignore au point qu’il ne trouve même pas l’appuis nécessaire pour fonder les comptoirs dont il rêve pour le royaume Achanti. Pourtant ses aventures sont parfaitement connues et il a l’appui du grand journal « L’Explorateur » Comme souvent, dans pareil cas, le soutient financier lui viendra d’un pays rival. C’est avec des capitaux anglais qu’il retourne à la Cote d’Or en 1875 pour le compte d'une maison britannique. Avec le soutien de la Société de géographie, il se met au service des Achanti à Koumassi et participe avec eux à plusieurs expéditions contre des tribus voisines.
Le nouvel empereur, Mensa Bonsu Kumaa, le nomme gouverneur de la province de Volta. C’est ainsi que, pour placer de nouveaux comptoirs, Il explore l’embouchure d’un fleuve, jusqu’alors inconnu, le Volta (1876) et le remonte sur 300km, effectuant un levé à la boussole. Après avoir découvert dans les collines de Taquah (Ghana actuel) l’une des plus importantes mines d’or d’Afrique et devient en 1877 directeur d'une société minière franco-anglaise. En compagnie de Edmond Musy, il exploite ainsi avec succès les mines d'or de l'Ankobra. C'est au cours de cette expédition que furent pris les poids à peser l'or qui sont aujourd'hui au British Museum).
Puis, par une voie terrestre plus qu’hasardeuse, il cherche à gagner Salaga (3), la fameuse ville, quelque peu, citée de légende à l’instar de Tombouctou, en passant par l’Achanti où un nouveau souverain, Mensa, l’accueille avec bienveillance. Il s’enfonce, une nouvelle fois, dans des régions hostiles contrôlées par le roi Djuabin, ennemi attitré de Mensa, On le capture, un tribunal de notables veut lui inflige la mort, osant d’audace Bonnat menace d’une malédiction mortelle tous ceux qui attenteront à sa personne avec une telle assurance qu’on le reconduit, avec égards, jusqu’à l’établissement anglais le plus proche.
Il repart en pirogue par la voie du Volta et s’enfonce dans le royaume du Serina et atteint Salaga (dont il fixe la position exacte), important marché dans le bassin supérieur du fleuve. Il est le premier européen à y pénétrer au grand dam des anglais. Ceux-ci ont en effet dépêché le gouverneur de leur colonie d’Acra pour le précéder mais ce dernier arrive deux jours trop tard.
La cité est un lieu de rencontre pour trafiquants venu du Sénégal, de Tombouctou, du Niger et même du Tchad, on y échange des étoffes d’indienne, des parfums, de la verroterie, de la pacotille, du sel, des peaux, etc… Bonnat songe à tirer profit de sa découverte. Grâce à ses soins, un courant commercial s’établit entre européens et indigènes.
Ses projets ne s’arrêtent pas là car il s’intéresse tout particulièrement aux mines d’or. Revenu en Europe, il s’associe avec un riche négocient de Liverpool, Mr Radcliffe, puis repart ayant constitué une compagnie minière pour exploiter les mines et les sables aurifères de l’Achanti. Il s’octroie une importante concession sur les rives du fleuve Ankobra, en 1877, mais à cause de la défaillance des machines à laver le sable c’est un demi-échec. L’espoir demeure, cependant, tant les réserves du précieux métal paraissent grandes.
Bonnat de retour en Europe se marie dans sa Bresse natale le 20 septembre 1880 à Pont-de-Vaux à Marie Luc. Son beau-père avait mis pour condition à son mariage qu’il fasse fortune. Comme il a un peu de fortune, il pense pouvoir en jouir paisiblement.
La stabilité et la tranquillité pèsent vite à l’homme d’action qu’il est. Il repart, en avril 1881, visiter les exploitations d’Aboso, d’Akankoo et de Taquah qu’il a fondé et placé sous la responsabilité de gérants.
Déjà malade au départ, il supporte mal les fatigues d’un long voyage en bateau. Arrivé à Taquah, il décède d’une fluxion de poitrine le 8 juillet 1881. (Pneumonie, pleurésie)
Il est inhumé à Pont-de-Vaux, le 18 janvier 1883 dans l'enclos de la famille Luc. Le révérend Père Planque, supérieur du séminaire des missions africaines, prononce l’oraison funèbre. Il est l’égal des Stanley, Brazza, Mattenci, Wissmann sur la liste des pionniers de la terre africaine.
Epitaphe de sa tombe : cimetière de Pont de Vaux
MARIE JOSEPH BONNAT NE A GRIEGES LE 25 MAI 1844 DECEDE A TAQUAH (AFRIQUE OCCIDENTALE) LE 8 JUILLET 1881 PRIEZ POUR LUI
AU HARDI VOYAGEUR EN AFRIQUE DONT …. HONORE LA MEMOIRE AU COURAGEUX EXPLORATEUR …… DU VOLTA 1866-1869 ET DU PAYS ACHANTI 18... 1874 COUMASSIE 7 SALAGA 30 JANVIER 1876 LA SOCIETE COMMERCIALE DE PARIS
APRES L’AVOIR LONGTEMPS ATTENDU MARIE LUC SA VEUVE L’A REJOINT DANS LA TOMBE 17 AVRIL 1833 – 19 JANVIER 1905
Si Bonnat connut lui-même, pendant quelques années, une certaine célébrité, grâce notamment au journal L’Explorateur, et à la brève révélation que fit de sa vie Jules Gros, peu après sa mort, son nom, par la suite, tomba dans l’oubli. Peut-être la malchance de Bonnat, fut elle d’avoir mené ses entreprises dans une colonie britannique et non française : le récit de ses aventures aurait sans doute eu en France autant de succès que celles de René Caillié.
On lui doit une description des mœurs et coutumes des Ashanti, d’un grand intérêt scientifique, et la fondation de la première compagnie d’extraction moderne de l’or, en Afrique.
Cameron, l’explorateur qui réalisa la traversée de l’Afrique, a écrit à propos de MJ Bonnat : « C’est à son énergie, son travail, son dévouement qu’est dû l’ouverture du pays de Bassam à la civilisation, au commerce et à l’exploitation aurifère. Aussi n’y a t’il personne en France qui ne doive donner un témoignage de regret et d’estime à le mémoire de Joseph Bonnat »
Des musées au Ghana et au Togo conservent encore le souvenir de son passage. Un des descendants de l’illustre explorateur les a visités. Il y a reçu un accueil chaleureux.
Octobre 1981, le buste de M-J Bonnat a été inauguré, érigé, à proximité de sa maison natale, le regard tourné sur l’ancien jardin de son enfance, il rappelle aux passants un enfant du pays à la destinée hors du commun. Ce buste est l’œuvre du sculpteur Pierre Fouesnant de Saint Jean d’Ardières. Une exposition temporaire « Un bressan à la conquête de l’or » et le buste de MJ Bonnat célébrèrent le centenaire de sa mort.
Il n'y a pas d'images dans la galerie.
Annexe 1 Rencontre avec le Capitaine MAGNAN
Bonnat avait rencontré à Paris, à l’Hôtel du Louvre et dans les cafés du quartier, des personnages de haut relief, tel le fameux capitaine Magnan, ami d’Alexandre Dumas. Celui-ci s’était illustré dans des expéditions maritimes aventureuses menées dans différentes parties du monde, tout d’abord en Argentine, puis, au lendemain de la guerre de Crimée, en mer Noire et sur le Danube. Ces expéditions avaient eu deux objectifs, transporter et vendre des marchandises et tenir un rôle politique : ce fut contre le gouvernement en place à Montevideo, et contre l’empire Ottoman sur le Danube. Sans se laisser décourager par les échecs subis, le capitaine Magnan songeait à l’Afrique quand Bonnat l’a rencontré, et, plus exactement, à entreprendre une reconnaissance du fleuve Niger. Le capitaine Magnan fut l’inspirateur de Bonnat.
Journal retrouvé en 1979 dans la bibliothèque municipale de Pont-de-Vaux (Ain), et publié en (...) Bonnat est venu chercher fortune en Afrique en 1866, à un moment où les puissances européennes allaient se livrer à une compétition serrée pour étendre leur domination sur le continent. Il avait 22 ans. La période marquante de sa vie, qui le fit connaître de ses contemporains, ce sont les cinq années (1869-1874) qu’il passa à Koumassi, réduit en captivité par les Ashantis, et pendant lesquelles il écrivit son journal, dans l’incertitude totale de ce qu’allait être son sort. Dans ces pages, il ne cesse de déplorer son manque d’instruction, qui l’empêche de décrire, comme il l’aurait souhaité, ce qu’il voit et observe chez les Ashantis, dont il a appris la langue, le twi. Bonnat est curieux de tout, de l’organisation politique comme de la culture matérielle, et ressent de l’admiration pour ce peuple qu’il place bien au-dessus de ses voisins, et auquel il se sentira durablement lié. Il ne manque, affirme-t-il à plusieurs reprises, que l’établissement d’une mission catholique à Koumassi, pour assurer à ce pays ce qu’on ne nomme pas encore « le développement » … À peine libéré, il n’a qu’une idée en tête : revenir en ces lieux et reprendre contact avec les Ashantis, espérant atteindre de nouveaux marchés par leur intermédiaire. L’autre période marquante fut celle où, entre 1877 et 1881, il se consacra à l’exploitation de l’or sur les rives de l’Ankobra et à Taquah, selon les techniques modernes qu’il avait introduites en Gold Coast.
Annexe 2 Journal
Une fois dans la capitale et placé sous la protection du roi ses conditions matérielles d’existence sont devenues comme celles de ses compagnons tout à fait acceptables. Quant à leur statut ce sont des otages qui vivent sous un régime de la liberté surveillée. Ils peuvent aller et venir dans la ville à l’exception de certains quartiers qui leurs sont interdits. Cependant MJ Bonnat a, pendant ses 4 années de captivité, appris l’anglais, le twi langue des Ashantis, à la fois pour augmenter ses chances de survie et pour mieux comprendre ce qu’il voit et dont il entend donner témoignage par son journal. Cet autodidacte s’intéresse de très près à la civilisation matérielle au travail des artisans et entre autres à la fabrication des objets d’or et de laiton à la cire perdue. Il est lui-même très ingénieux, il fabrique des meubles, tisse des nattes, fait du savon, du vinaigre de banane plantain, construit sa maison et même un édifice en forme de rotonde pour le roi. Son habileté manuelle et sa capacité à résoudre des problèmes pratiques inédits, qu’il doit sans doute au milieu rural dont il est issu, sont signalées, à maintes reprises par ses compagnons dans leur journal. Il est impressionné par la dextérité des artisans et le sens artistique dont font preuve les Ashantis. Les Ashantis se délectent dans n’importe quel travail industriel. C’est là que se distingue leur goût caractéristique : autant ils trouvent vil le travail de la terre, autant est grande et noble une occupation industrielle. C’est, là, la cause des progrès étonnants que l’Ashanti a fait dans les arts et l’industrie… En Ashanti, c’est un grand honneur d’être appelé « djumfo » ce qui veut dire « artiste » et tout homme, fut-il un esclave, qui se distingue par son travail, est sûr d’arriver à une position enviable.
Annexe 3 Peuple Achanti
Quand celui-ci revint en Gold Coast avec le désir d’ouvrir une route commerciale jusqu’à Salaga, il chercha également à apporter un soutien d’ordre politique aux Ashantis, qui étaient alors en butte à la fois à la pression du gouverneur anglais de Cape Coast et à la volonté d’indépendance de Djuabin. Bonnat avait, semble-t-il, acquis dans la région une certaine notoriété, et il y joua un rôle politique, Patrick Schneckenburger nous le montre. La langue dans laquelle il s’exprimait, le twi, y était largement connue, sans doute en raison de l’ancienne hégémonie ashanti. On l’appela souvent à régler des conflits locaux et il était généralement (sauf à Djuabin) fort bien accueilli, parfois « en grande pompe ». Notons aussi que, jusqu’à la fin de sa vie, Bonnat bénéficia de l’indéfectible amitié du prince Ansah, un fils du roi Osei Bonsu, élevé en Angleterre et devenu pasteur méthodiste, qui partageait ses vues sur le destin à venir des Ashantis. Notons enfin que si, à Taquah, il sembla absorbé par l’exploitation des gîtes aurifères, c’est sans doute parce qu’il se sentait sur le point d’accéder à la richesse.
Annexe 4 Vicomte de Bizemont ; Les Grandes entreprises géographiques. Récit de l'épopée de MJ Bonnat