De la Beurrerie Coopérative de Grièges à la Fromagerie Bressor
Le texte qui suit est une compilation de divers articles écrits sur le sujet.
Le contexte
En 1934 naît la beurrerie coopérative de Grièges, tandis que s’amorce en Bresse un mouvement de création de coopératives agricoles dédiées à la fabrication du beurre.
Alors que du côté des contreforts du Revermont avaient été implantées dès le début du XXe des coopératives du type des fruitières de Franche Comté, transformant en gruyère le lait collecté à l’échelle d’une seule commune voire d’un hameau, dans la plaine de Bresse la transformation laitière s’est orientée vers la production industrielle de beurre, reflet d’une fabrication domestique prédominante.
D’après Antoine Boudol, auteur, ingénieur agronome, directeur adjoint des services agricoles de l’Ain, dans son rapport sur les beurreries de Bresse, l’essor des beurreries se situe entre 1930 et 1940. Il attribue ce mouvement de créations à l’initiative du syndicat agricole de Bourg en Bresse qui organisa entre 1928 et 1930 des voyages en Charente à l’attention des agriculteurs bressans, dans le but d’étudier le fonctionnement des beurreries coopératives de cette région.
Dès 1930 fut créée à Viriat la première beurrerie coopérative de la Bresse suivie de celle de La Tranclière-Certines puis de celle de Grièges en 1934 et de celle de Montcet en 1935, avec une accélération du mouvement jusqu’à la deuxième guerre mondiale, laquelle stoppa brutalement ces créations.
Le même auteur trouve les beurres des coopératives d'une qualité supérieure à ceux des fabrications domestiques, grâce à la pasteurisation des crèmes. Des prix au concours général de Paris pour des beurres de certaines coopératives viennent récompenser ces dernières dès avant la guerre.
La période qui suivit se caractérisa par une diversification des productions et notamment fromagères dans les années mille neut cent soixante.
Plus tard, du fait d’un contexte économique peu favorable aux petites structures, cause d’un important mouvement de concentrations, le nombre d’entreprises laitières dans le département chute, passant de 152 en 1960 à 24 en 1994.
La dernière coopérative fromagère de type fruitière de la Bresse, celle de Saint Etienne du Bois, a cessé son activité début 1998.
Genèse et historique, de la beurrerie coopérative de Griéges à l’entreprise industrielle d’aujourd’hui.
L’élevage laitier a longtemps été une activité principale sur la commune du fait notamment de la surface importante de prairie inondable de la vallée de la Saône (420 hectares environ à l’époque, pour la prairie de Grièges).
Au début du XXe, lorsque la production dépassait les besoins de la famille, la fabrication de beurre et de fromages se commercialisait sur les marchés locaux (Pont de Veyle, Saint Laurent les Mâcon, Mâcon).
Un ramassage de lait a été assuré pendant quelque temps par une petite entreprise artisanale, la laiterie Longepierre à Loché en Saône et Loire. Des ramasseurs, pas toujours consciencieux sont censés passer tous les jours pour livrer le lait à la laiterie la plus proche. Une fromagerie existe déjà à Grièges, au hameau de la Valla, créée à son domicile par M Jean Claude Dubost, pour la fabrication de tome. Celui-ci exploite en même temps une porcherie qui lui permet d’écouler les sous-produits.
La capacité de cette laiterie étant insuffisante pour absorber tout le lait du village, c’est à ‘La Moderne’ (dénommée plus tard ‘Le Bon Lait’), à St Laurent, que le lait est livré.
En 1933 les éleveurs sont mécontents du prix du lait, payé 0,30 à 0,40f le litre un an après la livraison comme c’est la coutume à l’époque, alors qu’il est revendu 1f à 1,40f au détail.
A l’initiative du syndicat de producteurs de lait de Grièges et Cormoranche sur Saône, douze éleveurs représentant 8 hameaux de la commune créent la beurrerie coopérative de Grièges qui compte au départ 85 adhérents dont 62 de Grièges et 23 de Cormoranche.
L’assemblée constitutive a lieu le 20 mai 1934.
Les 12 pionniers en question se nomment Marcel Hyvernat, Léon Bourdon, Henri et Marius Magnon, Joseph Bernard, Joseph Gatheron, Henri Rozier, Lucien Bonnat, Jean Marie Broyer, Claudius Druguet, Eugène Décher et Joseph Monnier.
Ceux-ci ne comptent pas leur temps mais face aux difficultés pour assumer à la fois la charge de leurs exploitations et celle de la beurrerie, ils décident de faire appel à quelqu’un pour diriger et gérer l’entreprise. M Paul David¹, né à Mournans dans le Jura, répond à l’annonce et est embauché avec un contrat de participation aux bénéfices. Les moyens financiers de la coopératve étant limités, il apporte, sur ses deniers personnels, 20% du capital à la création.,
Sur les conseils de M Léon Bourdon, alors maire et membre du groupe fondateur de la coopérative, celle-ci acquiert un terrain de 2000m² au lieudit ‘Les Plattes’ où des sources souterraines permettent un captage d’eau de 100m³ par heure à 12°C.
Une ferme à rénover est présente sur le terrain et M David s’y installe avec sa famille.
En 5 mois, de mai à septembre 1934, la beurrerie est construite et le 5 octobre a lieu le 1er ramassage de lait et le démarrage de l’activité, avec un effectif de 4 salariés. M David est nommé directeur, fonction qu’il assumera jusqu’à sa retraite en 1973.
1000 litres de lait par jour sont livrés au départ par les producteurs eux- mêmes.
Jusque-là dans les fermes bressanes les fermières étaient astreintes quotidiennement à la corvée de barattage d’un beurre « aussi difficile à fabriquer qu’à conserver », surtout l’été, à tel point qu’il était surnommé par ces femmes ‘le beurre fou’.
La création des beurreries délivra ces dernières de cette corvée et pour le célébrer, en 1936 eut lieu à Grièges une grande fête. « Les femmes confectionnèrent toute la journée des bugnes car, pour elles, cela représentait une amélioration de leurs conditions de travail. Plus de lait à écrémer tous les jours, plus de manivelle de la baratte à tourner, plus de faisselles à laver. Il leur restait encore la traite manuelle».
Au début se posait un problème majeur : Un goût d’ail sauvage présent dans le lait et ses dérivés (beurre et crème). En 1936 M David découvre au Salon de l’Agriculture la Société Suédoise Alpha Laval spécialisée dans le traitement du lait et seule capable grâce à un procédé de son invention, de rendre neutre le goût du beurre et de la crème. Il fait appel à celle-ci.
Rapidement, le noyau fondateur voit venir à lui de nombreux adhérents nouveaux.
Le nombre de producteurs atteint à la veille de la guerre de 1939 – 1945 le chiffre de 450 avec 12 000litres de lait par jour.
« Jusqu’en août 1940 la coopérative de Grièges est essentiellement une beurrerie. Le lait collecté est écrémé, la crème transformée en beurre et le lait écrémé est retourné aux producteurs pour l’élevage de jeunes porcelets et l’engraissement de la si réputée volaille de Bresse.
A partir de cette date du fait des conséquences de la guerre, la coopérative se voit astreinte à livrer sa production de lait en l’état aux usines équipées pour pasteuriser et livrer du lait à la consommation humaine ».
Celle-ci doit s’équiper pour faire du lait de consommation.
Un atelier de pasteurisation moderne est créé. Il permet d’expédier chaque jour d’importantes quantités de lait sur les grands centres du bassin méditerranéen et en particulier à Toulon où la coopérative crée son propre dépôt de livraison aux détaillants.
Après l’occupation la beurrerie devient exclusivement fromagerie.
« La libération de la France, la fin des mesures de rationnement, le retour à la liberté et à une économie normale, autorisent la laiterie de Grièges à prendre un nouvel essor.
Insensiblement, au fur et à mesure de ses possibilités financières, par suite des apports de lait toujours croissants, les dirigeants de la coopérative doivent étudier et réaliser un nouveau programme économique ».
Avant cela, dès 1938, « l’extension progressive aux communes limitrophes porte le nombre de producteurs adhérents à 450 et la collecte de lait à 2 700 000 litres de lait par an.
1946, nouvel essor, la fromagerie est créée. La vente du lait diminue au profit de celle des fromages, plus rentable ».
En 1947 débute la fabrication de fromages à pâte persillée (bleus).
En Italie, sous le régime de Mussolini les fromages de type gorgonzola cessent d’être exportés vers la France. Les immigrés italiens du sud-est de notre pays, fuyant en nombre ce régime politique, réclament des fromages de goût italien. Pour répondre à cette demande des fromagers italiens s’associent à des laiteries bressanes.
A la suite d’une rencontre avec 3 agents commerciaux du sud de la France, respectivement de Nice, Toulon et Marseille, lesquels suggèrent la fabrication de fromages de type gorgonzola, M David part au centre expérimental de fabrication du gorgonzola à Novarra en Lombardie, où l’on cultive le Pénicillium Glaucom, moisissure qui, après piquage du fromage, se développe à l’air libre en donnant la couleur bleue.
Il en revient avec la promesse d’embauche de quelques fromagers italiens.
A son retour il embauche M Damidaux, (qui deviendra après 1952 directeur de la laiterie coopérative concurrente à l'époque sur le département, celle de Servas). En 1950 ce dernie rembauche à son tour M Louis Vernerey, formé comme M David à l’école de fromagerie de Poligny, pour y apprendre cette fabrication.
De là naîtront le saingorlon puis le bleu de Bresse.
En 1949 la laiterie achète le château de Vallières à Sancé en Saône et Loire dont les caves, d’un très bon degré hygrométrique, servirent à l’affinage des fromages.
Plusieurs spécialités fabriquées à Grièges porteront le nom du château.
De plus celui-ci abritera à partir de 1952 des colonies de vacances destinées aux enfants des salariés et des sociétaires de la coopérative.
A Vallières également, en 1956 est construite une porcherie de 3 000m² où 2 500 porcs sont nourris avec les surplus et le petit lait. (Le transport de cet aliment est assuré par 2 camions semi-remorques peints tout en bleu avec l'inscription Grièges en gros sur les flancs des citernes.
En 1950 la beurrerie était devenue laiterie coopérative. A la fabrication du beurre elle adjoint celle du fromage, sous différentes fabrications. L’entreprise installe une unité de séchage du sérum issu de la fabrication fromagère.
Evolution des moyens de transport propres à l'entreprise.
Quelques années auparavant, soit le 1er janvier 1947, avait été créée à Neuilly* la S.A.R.L.A.T. (Société Anonyme de Ramassage de Lait et Autres Transports), société filiale de la coopérative, assurant outre le ramassage du lait chez les adhérents, la livraison des produits transformés par camions frigorifiques dans toute l’Europe. Cette société a cessé son activité le 8 décembre 1993 et est reprise dans le cadre d’une fusion/absorption par la coopérative mère, dénommée alors dans les actes officiels, ‘Société Coopérative Agricole FROMAGERIES DE GRIEGES’.
* A cette époque il était plus facile d’avoir des camions en étant immatriculé en région parisienne.
Les camions sont achetés sous la forme 'châssis-moteurs' et carrossés ensuite. Un atelier d’entretien–réparation est aménagé sous les bureaux de l’entreprise.
La création de l'activité de négoce de produits laitiers conduira plus tard à la construction de vastes frigos de stockage et de bâtiments annexes (nouveau garage pour l’entretien des véhicules, station pour le lavage des camions).
Le rayon de ramassage augmente, des producteurs des communes plus éloignées adhèrent. La laiterie de Saint Etienne sur Chalaronne est absorbée. L’extension se poursuit jusque dans le Haut Beaujolais.
1969 et 1974 : forage de 2 puits.
En 1970 la coopérative compte 1 500 adhérents et collecte 25 000 000 de litres de lait par an. Plus tard les coopératives d’Attignat et de Bény se joignent au groupe.
1973 Construction d’un atelier de séchage du lait.
En 1978, un agrandissement important est réalisé avec la construction d’une nouvelle unité ultra moderne accolée aux anciens bâtiments, capable de traiter de 80 à 100 millions de litres de lait annuellement. (Cette capacité n'a jamais été atteinte).
1979 Construction de la station d’épuration en collaboration avec la commune de Grièges.
En 1981, la laiterie traite 59 000 000 de litres et produit 7 000 tonnes de fromages. Son implantation couvre une surface de 5 hectares dont 2 occupés par les bâtiments.
Successivement au fil du temps on a démoli les maisons David, Banant, Buathier, Rousset, la coopérative de distillation (reconstruite aux frais de la coopérative au hameau du Pranay), Mathon et Orgeret. (ces derniers ont été relogés sur le site dans une maison préfabriquée toujours présente). La coopérative emploie à cette époque 280 salariés.
Aperçu des fabrications de la laiterie à cette époque : Coulommiers et camemberts vendus sous les marques « Château de Vallières » et « Leader »; saingorlons, sous la marque « Leader »; petits bleus, sous les marques « Pipo bleu », « Vallières bleu », « Saône Bresse », « Pipo nain », « France Bresse », « Uni Bresse »; bûches bleues de 2,5kg sous la marque « Pipo crem »; double crème sous la marque « Digest »; « Danube bleu »; « cabichous », (petits fromages vendus secs ou mi-secs), et beurres pasteurisés, crème fraiche, lait pasteurisé.
« D’un volume de plus de 6 000m³, les caves naturelles du château de Vallières abritant auparavaant des vins de renommée mondiale, permettaient le stockage et l’affinage de plusieurs milliers de tonnes de fromages ».
Vers 1980, pour devenir moins tributaires des bons vouloirs des agents commerciaux muliticartes, les dirigeants de la coopérative décident de créer un réseau commercial avec des agents salariés vendant uniquement les produits de la laiterie de Grièges.
Quelques années plus tard, pour booster les ventes, a été créée une écurie de rallye automobile aux couleurs de la coopérative avec 2 pilotes et leurs voitures, accompagnés par un service d'assistance et un véhicule dédié à la promotion des produits de la fromagerie.
En 1983 commencent les années difficiles. Les inondations de fin mai–début juin suivies d'une sécheresse et de grosses chaleurs, font chuter la production de plus de 20% malgré les opérations de solidarité mises en place. (Recherche et organisation de transport de foin mises en place par la coopérative en plus des opérations individuelles, ‘les foins de la solidarité’, ‘l’opération paille’ organisée par le syndicalisme agricole).
A partir de 1984, pour enrayer l’augmentation des stocks de poudre de lait, la Communauté Economique Européenne décide de remplacer le mode de soutien des prix aux produits laitiers par un système de quotas et de primes incitant les producteurs à cesser leur activité laitière. Ces mesures font baisser la collecte, mais ne permettent pas de maintenir les prix du lait payé aux producteurs.
En 1988 une coopérative du département, fragilisée à priori par les déboires d’une filiale à l’étranger, se voit obligée de faire alliance avec plusieurs autres du secteur, dont sa rivale de longue date en ce qui concerne la production de fromage bleu de Bresse. Les coopératives de Servas, Grièges, Marlieux, Bourg-Viriat et St Trivier de Courtes forment alors ‘Union Bressor’.
En 1990, face à la situation financière du groupe, présentée en assemblée générale à Péronnas, les adhérents des 5 coopératives acceptent résignés l’entrée dans le groupe d’un partenaire d’envergure pour redresser la situation. Du choix proposé entre le groupe coopératif Soddial et le groupe familial Bongrain, c’est ce dernier qui a été retenu par les adhérents, lesquels ont suivi en majorité après des débats animés, les arguments des dirigeants coopératifs.
Ce groupe rebaptisé aujourd’hui Savencia prend alors une participation dans les actifs d’Union Bressor et une filiale (holding) est créée sous le nom de Bressor Alliance.
1994 Le site de Grièges devient ‘Fromagerie de Grièges S.A.
1995 Arrêt de l’activité de séchage mais maintien de celle de concentration de lait.
1997 Début de la fabrication des Apérivrais et du Bon Bresse (Fromage frais salé fabriqué jusqu’alors à la coopérative de Neuville les Dames.
Progressivement le site de Servas se spécialise dans la production de fromages bleus et celui de Grièges dans les fromages frais, dont ceux cités précédemment ainsi que, entre autres, Caprice des Anges et Carré frais.
2010 La fabrication des bleus de Grièges est transférée à Servas.
2016 Mise en œuvre de la fabrication des billes St Morêt.
2020 Suite à la crise de covid 19, modification de la gestion des boues d’épuration (hygiénisation avant épandage pour limiter la contamination).
2022 Lancement du process fondus Rambol
Main d’oeuvre
En 1963, pour favoriser le recrutement de personnel, la coopérative fait construire en face de l’usine un ensemble de 5 pavillons accolés, en enfilade, ainsi que 4 studios disposés de la même manière.
Elle possède aussi à cette époque l'ex ‘maison Servigne’ au centre du village.
Quelques années plus tard la Société S.A.R.L.A.T. fait construire le lotissement des 'Gibaudières', composé de 16 logements répartis dans 8 maisons jumelées uniformes,
Tous ces logements sont loués en priorité à des employés de la coopérative et de sa filiale.
Au début des années 1970 la construction sur la commune d’un immeuble par la Société des logements HLM (aujourd’hui Dynacité), au lieudit ‘Les Rosières', vise à répondre notamment à un besoin en matière de logements du fait de l’augmentation constante de personnel à la laiterie.
Plusieurs autres lotissements d'initiative soit privée soit de bailleurs sociaux ont vu le jour depuis dans l'environnement proche du site de la fromagerie.
¹Voir dans «Articles thématiques > Personnalités > Paul David»
Sources :
- Antoine Boudol ‘’Rapport sur les beurreries de Bresse’’ dans le ‘bulletin de la Société des Naturalistes et Archéologues de l’Ain’ n°63 mars 1949
- Tableau ‘’Chronologie de la création des beurreries et fromageries en Bresse’’ vu page 157 dans «Un duel entre ciel et terre» 1884 -1960 Histoire des organisations agricoles dans le Sud Est et dans l’Ain- par Serge Berra. Cleyriane Editions Septembre 2018
- «Les Semailles du progrès» 1945 2000 Histoire de l’agriculture et des organisations agricoles de l’Ain- Cleyriane Editions Avril 2023 Ouvrage collectif sous la direction de Serge Berra. Pages 173 et 174.
- «L’épopée de la laiterie de Grièges» Magazine MagVeyle Communauté de communes de la Veyle.
- Fascicule ‘Fromagerie de Grièges’
- Fascicule ‘Laiterie fromagerie de Grièges’ Imprimerie Marchand 01 Thoissey
- Exposition «Regard sur le XXème siècle» Hiver 1999 – 2000 Association Histoire et Patrimoine du Canton de Pont de Veyle.
- Bulletin municipal de Grièges Décembre 2006
- «Laiterie de Grièges : alliance parfaite entre tradition et innovation». Hebdomataire L’Ain Agricole n°3625 du 12 janvier 2023.
- Fernando Ribeiro – Le journal de Saône et Loire «Laiterie de Grièges 7000 tonnes de fromages» 17 janvier 2013
- La laiterie coopérative de Grièges à la pointe du progrès. Hebdomadaire L’Ain Agricole Vers 1974.
- Forum-auto-caradisiac.com