• Date Création: 19-12-2025
  • Commune concernée: BIZIAT
  • Catégorie principale: Nature et paysage

Viticulture à Biziat

 

Jusque dans les années 60, la viticulture était couramment pratiquée à Biziat : la plupart des exploitations agricoles avaient leur vigne et les fermiers vinifiaient pour leur consommation personnelle mais parfois aussi comme source de revenu pour l’exploitation. Certains emplacements étaient plus particulièrement propices à cette culture car situés sur des côteaux : par exemple aux hameaux et lieux-dit « laudumont », « Stivan », « Sabaron », « en Servette », « aux Mûres » et autour de l’église. Certains fermiers étaient réputés pour la qualité de leur production : Edmond Robin pour son vin blanc pétillant, Jean Béroud pour son vin rouge par exemple.

Les cépages

En Bresse, jusqu’en 1935, on cultivait largement le cépage noha. Il s’agit d’un hybride, d’origine américaine, obtenu par croisement à partir de l’espèce vitis riparia. Mais c’est un cépage prohibé depuis 1935 comme le sont les cinq autres du même groupe : le clinton, l’isabelle, le jacquez, l’herbemont et l’othello. La culture de ces six cépages a été interdite, officiellement pour des raisons sanitaires. En effet, le taux de méthanol contenu dans le vin issu de ces cépages est plus élevé que dans celui des cépages issus de Vitis vinifera (vigne d’origine européenne). Outre le cépage utilisé, le procédé de vinification a également une influence importante sur le taux de méthanol. Dans tous les cas, seule la fermentation du jus de raisin peut produire le méthanol, on peut donc manger le raisin ou boire le jus sans risque.

Mais des études sérieuses ont pu prouver que ce taux n’est pas si élevé. Comment expliquer alors cette interdiction ? Il faut se référer au contexte politico-économique du début du 20ème siècle : la surproduction, notamment, a amené à remettre en question la culture de ces cépages. La légende du noah qui rend « fou et aveugle » a aidé à abandonner ce cépage pourtant très productif et ne nécessitant pas de traitement phytosanitaire car résistant aux infections telles que le mildiou, l’oïdium, le phylloxera. La volonté de conserver une « image de prestige » pour les vins français semble aussi avoir justifié cette interdiction.

Aujourd’hui, le cépage noah se trouve parfois chez des particuliers, établi en treille.

 

Sources

Les cépages : Wikipedia