• Nom Collecteur: Sandrine GAULTHIER & Geneviève COTTIN
  • Date Création: 02-02-2026
  • Commune concernée: SAINT-LAURENT-SUR-SAONE
  • Catégorie principale: Légendes et histoire
  • Bibliographie: Th. Dufforeau Archives communales

Coutumes :

Après la crue de 1423 qui détruisit l’arche médiane du pont et, avec elle, la chapelle de Saint-Nicolas, la statue du Saint fut placée dans une niche surplombant l’une des piles centrales. Les jeunes filles de Saint-Laurent, de Mâcon et de Bresse venaient lancer une piécette au pied de la statue. Il fallait une grande adresse pour y parvenir, en se penchant dans le vide afin que l’argent arrive à destination. Si l’exploit était réussi, les jeunes filles étaient certaines d’épouser leur galant dans l’année. En 1946 cette pratique existait encore.

Chaque année, le juge ou officier principal de Bâgé, venait à Saint-Laurent-sur-Saône prendre possession de la moitié de la Saône en y jetant un anneau de métal. Un procès-verbal de la cérémonie constatait dûment ce « mariage ».

Les officiers de la Sirerie de Bâgé apportaient, le 22 Janvier à l’évêque de Mâcon, la traditionnelle offrande de cire pour le luminaire de son église, en vertu d’un vieux droit de l’Église de Mâcon en terre d’Empire.

Fête patronale :

La fête patronale avait lieu le dimanche le plus prêt du 10 Août. Elle était organisée par la plus vieille société locale : « La Sauvetage ».

Le dimanche avait lieu les fêtes nautiques avec de grands tournois de joutes, des courses à la nage, des courses aux canards et la pantomine : pièce de théâtre jouée sur l’eau.

La fête continuait le lundi. Chaque quartier avait sa spécificité en matière de jeux pour les enfants (courses à la grenouille, en sac, au fond d’un baquet de farine, ceci après avoir trempé la tête dans un baquet d’eau ; pots cassés etc…). Le lundi matin les « sauveteurs » faisaient la « chine » en fanfare. On connaissait la valeur du don reçu à la longueur de l’aubade des musiciens.

Le soir vers 18 heures, avait lieu le concours des grimaces réservé aux adultes. Une reine était choisie, non pas parmi les participants, mais parmi la foule des badauds. Elle recevait en garde pour une année un trophée qui était une chouette empaillée.

PETITS MÉTIERS DISPARUS :

Beaucoup de Saint-Laurentins vivaient de la Saône :

-        Les fabricants de filets et de nasses,

-        Les constructeurs de bateaux

-        Les pêcheurs,

-        Les laveuses sur les bateaux-lavoirs couverts ou « plates ». Elles maniaient allègrement leur battoir avant d’étendre leur linge sur des cordes tendues sur le quai.

-        Le « Père Fragnol » possédait à Saint-Laurent des bains flottants avec école de natation. Formés par deux péniches amarrées l’une à l’autre, les Ets Fragnol n’étaient reliés à la terre ferme que par une planche étroite. Grâce au fond en pente, ils étaient constitués de deux bains, un grand et un petit, dont la profondeur maximum ne devait pas dépasser 1,4 mètre.

On pouvait également, chez ce personnage haut en couleurs, louer des barques ou toute chose propre aux sports nautiques.