• Nom Collecteur: JCollet
  • Date Création: 12-08-2026
  • LATITUDE: 46.202688
  • LONGITUDE: 4.953651
  • Adresse ou lieu-dit: place des associations, rue du village
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Non concerné
  • Commune concernée: SAINT-JULIEN-SUR-VEYLE
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Légendes et histoire
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Source document: Jantet Alain, 1943-1944- Les bois d'Illiat, un lieu emblématique de la Résistance de plaine dans l'Ain, revue Dombes n°47, 2025, p.64 à 69.
  • Bibliographie: Greffet Christophe, La Veyle occupée, la Veyle libérée. Commémoration d'une libération 1944-2024, Communauté de communes de la Veyle, 2025. Martinerie Jean, La Résistance dans le canton de Pont-de-Veyle, 1986.
Panneau mémoriel Camp de Catane
Crédit Jacques Collet

Panneau mémoriel du camp de "Catane" et des "Grands Bois".

 Son inauguration a eu lieu le 25 mai 2024.

Le texte du panneau reprend un article exhaustif écrit par A.Jantet dans la revue Dombes 2025.

-Face à la loi du 16 février 1943 qui instaure le STO, de nombreux réfractaires choisissent la clandestinité. Pour les soustraire aux recherches, les chefs des AS du secteur : Aimable Chaynes (Vonnas) et Claudius Charvet (Saint Julien), décident d'installer un camp de fortune dans les bois d'Illiat au lieu-dit "Creuzes d’enfer", début mai 1943.Ce camp avec 40 hommes environ, vite acquis   à la cause de la Résistance, prendra le nom de "camp de Catane" (par référence au débarquement allié en Sicile en juillet 1943). Le ravitaillement, organisé par C.Charvet, passe surtout par la ferme de Claude Laurencin aux Contamines (sur St Julien, en limite d'Illiat).

-Cependant le camp doit être évacué après l'arrestation de A.Chaynes à Vonnas. Et le 15 septembre les maquisards sont transportés dans les camps de la haute vallée de l'Ain (Cize et Granges).

-Avec la venue du Maquis Lorraine, de la compagnie Naucourt et du groupe Fornelli, un nouveau camp avec tentes sera installé au milieu des bois fin avril 1944. Appelé Maquis des Grands Bois, il comptera 130 combattants. Le colonel Romans-Petit, chef des AS de l'Ain, viendra en visite le 18 mai. Peu après son départ, deux agents de liaison bien informés annoncent que le maquis du bois d'Illiat sera la cible d'une attaque imminente. En effet, le 19 mai un convoi de 500 miliciens venus de Mâcon, vient cerner les bois. Commencent alors deux journées d’affrontements entre la milice du gouvernement de Vichy et le maquis, soutenu par les AS locales. Des miliciens se font indiquer la ferme de C.Charvet. Ils y trouvent son épouse et Louis Prévautel, en mission pour l'AS.Vonnas. Heureusement, les miliciens sont délogés et prennent la fuite, non sans avoir maltraité odieusement Mme Charvet.

Trois cars de miliciens sont surpris par les maquisards aux Alézets vers 16 h. Le combat dure deux heures. En fin de journée, le groupe Fornelli tend une embuscade aux miliciens à la Moussière (Biziat). Ceux-ci essuient des pertes, mais côté Résistance, hélas, le jeune G.Rosset est tué.

Le lendemain, la Milice revient, renforcée de 150 hommes avec mortiers et canons légers, cette fois pour pilonner méthodiquement le bois. Seulement, les maquisards connaissent bien le terrain et évitent les tirs. Le village de Saint Julien, occupé par les GMR, échappera à des représailles ; la ferme de C.Charvet est incendiée. Raymond Berroud est assassiné à Sulignat. Mais pendant ces deux jours, la milice connaîtra un échec sanglant avec un bilan de 52 morts, 130 blessés.

Nb.Le 4 novembre 1944, le comité de Libération remplace le conseil municipal dissous. Claudius Charvet est délégué dans la fonction de maire. À ses côtés : Léon Rey, Claude Laurencin, Julien Mouroux, Alexis Cocogne, Maxime Probel, Leon Juillard, Jean Marie Pin-Monnier, Jean Gatheron, Adrien Robin.

 

AS : armée secrète.

STO : service du travail obligatoire...en Allemagne.

GMR : Groupes mobiles de réserve (unités de police paramilitaire du gouvernement de Vichy).