Description
Cette maison bourgeoise présente trois niveaux d’habitation et une vaste cave qui a été recreusée pour abaisser son niveau il y a 20 ans. La porte d’entrée se situe en haut d’un perron de trois marches. Il y a également une autre entrée du côté du parc en vis à vis. La partie centrale de la façade est en décrochage des parties latérales ainsi que la toiture qui forme une sorte de tympan. Elle est entourée d’un parc avec un aménagement paysager, bassin et canal artificiels et plusieurs essences d’arbres et des arbustes d’ornement. La maison possède des dépendances côté Ouest. La façade est également orientée à l’Ouest. On retrouve une maison identique juste en face sur Bâgé, au lieu-dit Belin. L’intérieur a été entièrement rénové depuis 2004. Un escalier monumental occupe la pièce à vivre, travail d’un compagnon pour son chef-d’oeuvre. Il est à double révolution. Il est en pierre de Saint-Martin-Belleroche. Le garde-corps du premier étage, en fer forgé, est orné d’une croix des Saintes-Marie de la Mer. Une cheminée en pierre de Villebois, imposante, porte sur son manteau un blason taillé récemment par une compagnonne représentant trois fleurs de lys surmontées d’un lion vu de profil, les pattes avant relevées en signe d’attaque. Le lion est identique à celui que l’on trouve sur le blason des sires de Bâgé. Les fleurs de lys sont sans explication car la maison de Bâgé n’a jamais été alliée au royaume de France. L’ensemble des autres restaurations en bois, fer forgé et pierre sont l’oeuvre du propriétaire actuel et sont faites avec goût et avec des matériaux de qualité. A Saint-Cyr se trouve deux autres maisons similaires et datant de la même période la maison bourgeoise du Logis et la maison bourgeoise Mazoyer-Chevrel au Bourg.
Historique
La maison a été construite par la famille Burtin, riches propriétaires de Saint-Cyr-sur-Menthon. Ce type de maison se retrouve dans d’autres lieux de la commune et des communes voisines et date de la deuxième moitié du XIXè siècle. Ce sont des familles qui possédaient des fermes donc des rentes et qui souhaitaient montrer leur nouvel état de bourgeois de façon ostentatoire. Le propriétaire actuel a acheté cette maison en 1990 lors d’une vente à la bougie au tribunal de Bourg-en-Bresse. Cette maison était nommé « le château de Gréziat » ou aussi « la maison du curé de Gréziat », car Gréziat fût une commune qui possédait son église, cependant, cette église et sa cure étaient situées à près d’un kilomètre de là et à une autre époque.