Entre le 12e et 13e siècle, des serfs soumis à la taille et aux corvées ont creusé les Fossés. Effectivement, durant cette période, les serfs étaient entièrement à la merci de leur seigneur. Ces fossés d'enceinte qui nous sont restés et qui nous ont valu le titre envié de "Venise Bressane" Ces fossés ont servi à eux seuls, pendant près de deux siècles, de protection du château et à la ville, pendant les huit siècles de leur histoire, ils ont servi surtout d'égout collecteur. La configuration actuelle des fossés reste identique à celle du Moyen Âge.
Durant le 14e siècle, des structures défensives seront érigées pour se défendre contre la ville de Mâcon qui se trouve dans le royaume français ainsi que contre les seigneurs de Beaujeu.
Les murailles de la fortification mesuraient 6,50 mètres de hauteur et 1,00 mètre de largeur, édifiées en carrons (briques rouges), construites sur des fondations en pilotis, plus un parapet de 1,50m environ qui regardaient la campagne. Côté ville, le haut du mur était en plateforme et servait de chemin de ronde.
Des contre-buttes sont situées à leur base. En effet, bien que ces fortifications aient préservé la ville des pillages et des agressions de troupes environnantes, Pont-de-Veyle n'a jamais été assiégée.
Pont-de-Veyle comptait douze tours, chacune avec une appellation propre. Deux principales entrées étaient également en place, l'une au Nord dénommée porte CHANAL (c'est le nom d'une grande famille de la cité) et l'autre au Sud appelée porte MANGUET, également connue sous le nom de tour de l'horloge.
Un glacis de largeur variable facilitait le déplacement entre les fossés et les fortifications, alors que du côté urbain, une plateforme faisait office de chemin de ronde. Les fonds nécessaires à la réparation des fortifications sont collectés grâce à une taxe sur le vin et à l'accomplissement de corvées imposées aux serfs.
Durant le 17e siècle, les murs de fortification, dont l'importance défensive a diminué, se dégradent rapidement. Les propriétaires voisins commencent donc à détruire ces murailles afin de récupérer des briques pour construire leurs demeures, et utilisent la terre provenant des contrebutes pour aplanir leurs jardins. Les tours vendues depuis longtemps à des particuliers, disparurent l'une après l'autre.
En 1756, à la demande des syndics, Louis XV donne son accord pour l'abaissement de la hauteur des murs à environ 3,50 mètres.
Antoine Louis Albitte, un révolutionnaire de 1794 surnommé le « Satrape » ou le « Tigre de l'Ain », ordonne la destruction totale de ce qui reste. Seule la tour de l'horloge et la tour de l'Éperon parviennent à survivre, bien que cette dernière soit finalement démolie en 1808-1809 lors de la vente aux enchères de ses matériaux (carrons et charpente). La tour de l'horloge a été préservée, car les habitants de Pont-de-Veyle voulaient conserver l'heure, cette tour était dotée d'une horloge depuis l'année 1544.
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