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Elle est une simple chapelle en 1250 dépendant de Laiz, confirmée à l'abbaye d'Ainay par le pape Innocent IV, dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie.
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À cette époque, les églises étaient souvent construites en dehors des limites de la ville. Les seigneurs se livraient régulièrement à des conflits, et il y avait une crainte persistante que l'ennemi, sous couvert d'assister à un office, puisse s'introduire dans la place et soutenir une attaque en ouvrant les portes aux assaillants.
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L'abbaye d’Ainay était située au cœur de Lyon, au sud de la presqu’île, entre Rhône et Saône. Pont de Veyle était sous la protection de l'abbaye d'Ainay.
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En 1369, l'église est transférée à l'intérieur des murailles de la ville de Pont de Veyle.
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La nef est bordée de huit chapelles sur les côtés et se termine par un chœur plat, qui est encadré d'un côté par une chapelle consacrée à la Vierge Marie et de l'autre par une sacristie. Elle est rectangulaire et précédée d'une galonnière en façade. L'église est dédiée à la bienheureuse Vierge Marie.
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En 1656, l'archevêque de Lyon apprécie "les grandes et notables réparations en l'église qui auparavant était en fort mauvais état ; elle est toute pavée, blanchie et lambrisée et recouverte". Cependant, il regrette que de nombreuses chapelles latérales, désormais détenues par des huguenots, soient laissées à l'abandon.
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En 1683, elle obtient le statut d’église paroissiale.
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En 1736, elle est considérée comme trop petite, et il est préféré de l'agrandir dans un premier temps.
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À peine les travaux entamés, il est décidé de reconstruire entièrement une église construite entre 1747 et 1752. La bénédiction est prononcée en 1755.
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Sa construction donna lieu à de grandes contreverses. Il y eut un premier projet, présenté par Sieur Verne, architecte de Mâcon et qui devait être exécuté par Rollin, entrepreneur à Pont-de-Veyle. Puis un deuxième projet, confié par adjudication à l'entreprise Caristia de Montluel. L'adjudication fut cassée, puis on chargera un architecte de Châlon, Thomas d'un troisième projet, qui fut jugé trop onéreux. (106 milles livres)
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Enfin, on alla jusqu'à Dijon chercher un troisième architecte, Antoine Jolivet, qui fit le quatrième projet, ce fut le bon !! On traita avec l'entrepreneur de Montluel, Caristia, pour une somme de 78 mille livres, auxquelles il faudra ajouter, bien entendu, quelques dépenses imprévues, à défaut l'actualiser comme aujourd'hui.
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La façade devait être surmontée de 2 clochers, peut être pour des raisons financières, un seul clocher a été construit près du chœur.
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L'église souffre de la révolution, en novembre 1793, on détruit les croix et les autres signes religieux, les cloches sont descendues de leur beffroi pour être fondues, le clocher démoli, les objets de culte sont vendus et dispersés.
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L'église finit donc par devenir un magasin de fourrage.
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Au 19e siècle, on répare les dommages causés par la révolution, c'est donc en 1830, que l'on décide de reconstruire un clocher de couleur pierre dorée. Pierres différentes du reste de l'église.
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C'est l'une des rares églises du XVIIIe siècle du département de style jésuite. Elle s'inspire de façon très sobre des églises italiennes du XVIIIe siècle, comme de Sainte-Marie de Rome. Elle est assez remarquable par son style à la fois sobre et majestueux et par le fait que les églises de cette époque sont assez rares.
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La communauté jésuite a été créée par un prêtre espagnol Ignace De Loyola au XVIe siècle.
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Comme les autres religieux, les Jésuites professent les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, mais ils prononcent également un quatrième vœu qui leur est propre, celui de l'obéissance spéciale au pape en ce qui concerne les missions.
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Peu mise en valeur, la façade se présente sur deux niveaux et se termine par un fronton triangulaire de style Empire.
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Au-dessus de la porte une inscription latine gravée en lettres d’or « Domus Oriationis »(maison de prières) surmontée d'une statue de la vierge Marie.
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De l'extérieur, on ne distingue à peine le plan de la croix latine.
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L'église comporte 6 chapelles latérales et la nef est presque aussi large que le transept.
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La nef supporte une coupole sur pendentif décoré d'une fresque où se mêlent en trompe-l'œil motifs religieux et décor végétal.
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Le chœur demi-circulaire est encadré de deux chapelles.
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Les vitraux sont de style allemand, qui laisse rentrer la lumière dans l'église.
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Un maître-autel en marbre polychrome qui proviendrait de l'abbaye d'Ainay, la chaire de même matériau se tient dans la nef.
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Les stalles en bois du XVIIe siècle, joliment ouvragés ceinturent le chœur.
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Parmi les autels latéraux, on remarque ceux du transept en marbre blanc, dédiés au nord à la vierge et au sud aux âmes du purgatoire.
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Le baptistère et les deux bénitiers qui flanquent l'entrée de l'église remontent à cette période.
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Le porte cierge du chœur, ce très bel ouvrage en fer forgé du 18e siècle, supporte la lampe du sanctuaire.
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Un tableau de saint Ignace, deux statues en bois, et des peintures placées dans les chapelles latérales du 17, 18 et 19e siècle.
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Les vitraux de l'église ont été restaurés de 1979 à 1983 par M. Delbecque, ils se composent aujourd'hui de grisailles décoratives colorées correspondant bien à l'esprit du XVIIIe siècle.
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Les deux cloches portent les inscriptions suivantes :
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La petite : Parrain: M, AUG. DE PARSEVAL, propriaitre du château de Pont de Veyle
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Marraine : DAME H.LAPIERRE, épouse du Dr médecin DOMBEY Maire.
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Fait par Joseph FREREJEAN MDCCCXXVII
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La grosse : l'An 1901, j'ai été bénite par Mgneur LUCON évêque de Belley.
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Parrain : Jean Marie GUILLON Notaire.
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Marraine: Mme Marguerite Sophie GOUPIL DE PREFELN, épouse de Saint DIDIER, propriétaire du château.
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La façade de l'église Jésuite côté Ouest

Inscription en latin, la Vierge Marie et le vitrail en façade
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Le chevet et le clocher côté Sud

Façade latérale Nord

La nef de l'église jésuite

La coupole

Le maître Autel en marbre polychrome

Chaire en marbre polychrome
