LA CURE ou PRESBYTERE
Le 6 ventôse an 2 soit le 24 février 1794, le curé de Perrex est réduit à l’état laïc et, le 30 germinal an 2 soit le 19 avril 1794, la location du presbytère est mise aux enchères publiques. « La municipalité se réserve la chambre qui est au rez-de-chaussée à gauche en entrant pour la destiner aux séances de la municipalité et du conseil général et des archives. » La location fut attribuée à Marie David, soeur du curé, pour 255 livres sur 3 ans.
Le 20 août 1825 le presbytère, propriété de Claude TANTON père, redevient un bâtiment communal : Le maire, Joseph SALLET, " a exposé que la commune de Perrex, n’ayant pas de presbytère, ne pouvait fournir à l’ecclésiastique chargé de la desservir qu’un logement incertain et précaire et qui ne présentait pas les commodités et aisances désirables pour prévenir des inconvénients pour l’avenir. Il a proposé au sieur Claude TANTON père de vendre à ladite commune de Perrex tous les bâtiments formant l’ancien presbytère de ladite commune ensemble les cours, jardin, terre, vigne et verger contigus et en dépendant, ce qui a été accepté et consenti par ledit TANTON, propriétaire desdits immeubles qui lui a passé promesse de vente à la date du 16 août 1825 au prix de 5 000 francs … Il résulte que la valeur estimative totale desdits bâtiments et fonds s’élève à 6 188 francs, d’après le rapport dudit sieur MERLE en date du 2 septembre 1825 … »
Le 8 avril 1832, il est décidé d’engager les réparations déjà envisagées au moment de l‘acquisition des locaux : « Le conseil municipal rassemblé considérant que la partie au nord des bâtiments de la cure ou presbytère de la commune de Perrex qui est fait en vieux pans de bois qui menacent [de s'effondrer] se composant d’une chambre au nord, d’une cave au-dessous, cette dernière ne sera pas reconstruite ; d’un vestibule ou emplacement des escaliers et d’une cuisine, le tout contenant 42 pieds de longueur sur 21 pieds de largeur toute en bois. Cette partie sera démolie et reconstruite à neuf et en pisé à peu près sur la même direction qu’elle est actuellement et tous les matériaux qui proviendront de cette démolition seront remployés à la nouvelle construction ; tout l’appentis au soir se composant de deux lavoirs, un bucher et deux fours et fourneaux seront aussi démolis dans toute sa longueur et les matériaux qui seront susceptibles d’être employés à la nouvelle construction y seront pris. Quant à la partie au vent du presbytère étant en pisé ne sera pas démolie et sera seulement recouverte à tranchée ouverte et les bois qui seront en mauvais état seront changés et les parties des murs y seront reprises où besoin sera. »
Le 1er octobre 1832, des travaux complémentaires s’avèrent incontournables : « … La construction des murs du presbytère est terminée pour ce qui concerne le prix fait donné sous ce rapport au sieur PELLETIER mais il parait indispensable de procéder encore à la reconstruction du mur méridional faisant actuellement la séparation de la nouvelle construction d’avec l’ancienne parce que ce mur est en mauvais état et qu’il ne se trouve pas monté parallèlement, la partie supérieure étant en retrait de près d’un demi mètre sur l’inférieur et n’a de point d’appui que sur le plancher d’où pourrait résulter de graves inconvénients, le couvert de la nouvelle construction devant reposer sur ledit mur. … »