• Date Création: 18-09-2025
  • LATITUDE: 46.243654
  • LONGITUDE: 4.980013
  • Adresse ou lieu-dit: place de l'église
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Monument aux morts
  • Commune concernée: PERREX
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine religieux et funéraire
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: 12ème et 15ème siècles

LE MONUMENT AUX MORTS

L’inauguration du monument aux morts de Perrex date du 30 juillet 1922, mais le dernier décès fut enregistré en mairie le 19 décembre 1922. Il s’agit du soldat Jean Claude PETITJEAN décédé le 5 juin 1915 en Turquie. Le 7 mars 1920,

Le maire Paul-Joseph ALIBERT, présentait deux projets aux membres du conseil municipal, qui après délibération, optèrent pour le croquis n°1 qui comportait un obélisque et dont le coût entrait dans le budget réservé. Le 2 mai 1920, le conseil municipal confiait la réalisation du monument au sculpteur MUSCAT et au tailleur de pierre JUILLERON sur la base d’un devis de 7 400 francs et 50 centimes. En conséquence, l’édifice du puits situé sur la place publique devait être déplacé et une pompe avec raccordement installée sur le côté. 

Le 5 septembre 1920, le projet définitif fut présenté au conseil municipal : « Le monument d’une hauteur totale d’environ 5 mètres, à partir du sol, comprendra : un entourage en pierres avec piliers aux angles; une base avec marches et consoles latérales, un fût en couronnement orné, un avant corps sur la partie moyenne de la face principale supportera un coq sculpté en haut relief à même dans la pierre. Les inscriptions seront sur plaques polies partie latérale. »
Le monument principal était confié à M. Muscat, statuaire à Bourg, qui se chargeait de sa fourniture et exécution  en pierre de St Martin. Le coq et ses attributs furent taillés dans un bloc de Thurissey. Le budget définitif fut arrêté à la somme de 9.343 francs et 50 centimes.

Le 14 avril 1921, le maire informait le conseil municipal que, par la suite de l’édification du monument des morts sur la place de l’église, il y avait lieu de procéder à l’enlèvement du marronnier planté sur cette place. Le 22 mai 1921, une commission spécialement désignée procédait à l’adjudication, au plus offrant et dernier enchérisseur à la criée, du marronnier de la place publique.  Le cantonnier François ROZIER a emporté l’enchère pour 62 francs à charge pour lui d’abattre l’arbre selon les clauses et conditions fixées au cahier des charges. Le 26 juin 1921 le conseil municipal validait le devis définitif : le montant de la dépense avait été réévalué à 9 700 francs.

Les soldats de Perrex morts au cours de la première guerre mondiale

Durant ces longs mois qui séparent l’entrée en guerre le 2 août 1914 de la signature de l’armistice le 11 novembre 1918, 31 perrexiens ont été blessés, sont morts ou été portés disparus sur toutes les zones de combat de la mer du Nord jusqu’à l’Alsace mais aussi loin des frontières nationales, en Turquie, à Sed ul Bahr ou Gallipoli dans la zone des Dardanelles, et au Maroc oriental, à Tazzouguert. Mais tous ne figurent pas sur les plaques commémoratives du monument ou sur les tables dans l’église.

Dès le début de la guerre, 4 morts en une semaine :
 dans l’Oise (Autrèches près d’Attichy) : Jean Baptiste Déchaud le 7 septembre 1914 ;
 dans les Vosges (St Dié, col des Journaux) : François Martin le 11 septembre 1914 ;
 en Meurthe et Moselle (Lunéville, Damelevières) : Jean Marie Beaudet le 12 septembre 1914 ;
 en Meurthe et Moselle (Bayon) : Louis Martin le 14 septembre 1914.

Pendant la seconde année, la commune de Perrex comptabilise 10 morts :
 en Turquie d’Europe, à Sed ul Bahr ou Gallipoli : Jean-Claude Petitjean, décédé le 5 juin 1915, sera le dernier inscrit, 5 mois environ après l’érection du monument aux morts. Toutefois son nom figure sur le monument en bonne place.
 en Allemagne près de Cassel, (Land de Hesse, entre la Ruhr et Leipzig), dans l’hôpital
de Niederzwehren : Pierre Joseph Balandras décédé le 24 juin 1915.
 dans la Marne, à Ste Menehould : Hubert Révillon décédé le 16 juillet 1915.
 dans les Vosges, au Ban de Sapt, au bois dit Martignon : François Broyer décédé le 24 juillet 1915.
 Puis trois décès dans le secteur de Souain dans la Marne ; Claude Rabuel le 25 septembre 1915 ; Paul Perrin et Claude Revillon, le 29 septembre 1915.
 Deux décès dans le Pas de Calais, à Angres : Jules Moille décédé le 14 octobre 1915 et à l’hôpital d’Auchel : Claude Adrien Colmard décédé le 2 décembre 1915 d’une «typhoïde tuberculeuse ».
 En Alsace, à l’Hartmannswillerkopf : Jean Claude Pierre Dumontet le 21 décembre 1915, inscrit sur le monument aux morts pour l’année 1916.

L’année 1916 est aussi meurtrière avec 10 morts :
 au Maroc, à Tazzouguert : Jean Viano décédé le 14 mars 1916.
 en Alsace, à Seppois : Pierre Paget, décédé le 1er avril 1916 ;
 à l’hôpital de la Côte St André en Isère : François Volland décédé le 15 avril 1916 d’une « péritonite tuberculeuse ».
 à Morey (Meurthe et Moselle) : Michel Berger décédé le 16 avril 1916.
 Puis cinq décès dans la Somme : François Berthoux le 24 juillet à Hem ; Victor Fontanel le 25 septembre 1916 dans la région de Bouchavesnes-Péronne ; Alphonse Matras décédé le 15 octobre 1916 à Moreuil Lespinoy ; Antoine Masson décédé à Belloy en Santerre le 24 octobre 1916 ; Jean-Marie Alibert décédé le 25 octobre 1916 à Moreuil Lespinoy.
 Jean-Claude Juillard décédé en son domicile le 6 novembre 1916. Inhumé probablement à Perrex, mais son nom n’est affiché sur aucun monument funéraire dans le cimetière communal.

L’année 1917 est marquée par un triple décès le 16 avril :
 dans l’Aisne, près de Moussy : Antoine Blanchon ; et à Braye en Laonnois : Lucien Bourdon ; et le même jour dans la Marne, à Trigny : Philippe Rozier.
 dans l’Aisne, à Paissy, François Bergeret est décédé le 15 août 1917.

En 1918, Perrex honore des soldats morts pour la France jusqu’après l’armistice du 11 novembre :
 dans l’Oise, près de Thiescourt : Prosper Gavand est décédé le 29 mars 1918.
 dans l’Aisne, à l’est de Sommepy : Georges Marguin est décédé le 26 septembre 1918.
 dans les Ardennes, près d’Aure Orfeuil : Édouard Fontanel est décédé le 7 octobre 1918.
 prisonnier à Verdun le 16 février 1916, Benoit Claudius Alban décède en Allemagne, au lazaret de Sagan, le 29 novembre 1918.