• Nom Collecteur: Georges FOURNIER
  • Date Création: 05-03-2026
  • LATITUDE: 46.240438
  • LONGITUDE: 5.068544
  • Adresse ou lieu-dit: 1756 Route de Polliat
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Chapelle
  • Commune concernée: MEZERIAT
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine religieux et funéraire
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: 1872

Histoire

L'église de Montfalcon disparut pendant la Révolution, lorsque la paroisse fut rattachée à Mézériat. Elle renfermait une statue de la Vierge, objet d'une grande vénération. Sauvée par les habitants pendant la tourmente révolutionnaire, Mr LAMY l'installa dans une chambre de sa maison transformée en oratoire.

Une demoiselle, Jeanne PROST légua une terre de 70 ares pour reconstruire une chapelle ; les travaux furent exécutés par les frères Rousseau de Confrançon et l'inauguration eut lieu le 30 mai 1872. 

Avec la Loi de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, la chapelle revint à la commune de Mézériat, qui la ferma. Elle se détériora rapidement. Les objets du culte furent transférés à Mézériat et la statue fut volée.

Vers 1930, la statue fut restituée dans des circonstances mal définies, mais la partie inférieure avait été enlevée, sciée à hauteur des genoux. Elle reprit sa place dans la chapelle restaurée grâce à une souscription en 1934.

Description

Le bâtiment est un rectangle tout simple de 12 mètres de long, 6 mètres de large et 6 mètres de haut, avec un plafond plat; La construction est en pierre jusqu'à 1 m 50, en pisé au dessus. Le dallage en briques provient de la tuilerie de Chandée (Vandeins). Le jour est donné par quatre fenêtres romanes en pierre taillée. La porte d'entrée est une arcade en plein centre surmontée d'une inscription en fer forgé : "N. D.de M."

Sur le faitage de l'avant-toit est placé une statue en pierre de la Vierge, haute de 1 m 50 avec l'inscription : "Montfalcon à Marie-Immaculée 1872"

. 

Au dessous de la statue, une cloche de 70 kg provenant de la fonderie Guillot père et fils de Lyon ne porte qu'une date : 1874.

Contre le mur du fond, le maitre-autel en bois de cerisier est surmonté de la statue polychrome de la Vierge donnant le sein à l'Enfant-Jésus qui joue avec la ceinture de sa mère. D'après les experts, c'est l'œuvre d'un sculpteur bressan du XVe siècle.

 De chaque côté de l'autel, deux peintures représentent : l'une la Vierge tenant l'Enfant sur les genoux, l'autre l'Adoration des Bergers.

                                                                  

Dans le chœur, un petit buste de la Vierge, en pierre, de facture ancienne.

Une table de communion en pierre sépare le chœur de la nef dans laquelle il y a deux statues, Saint Antoine et Saint Joseph, dons de M. VERNE, Maire de Mézériat e.  n  1872.

                                        .                     

Près de la porte, une inscription porte les trois dates : "1480-1871-1934" rappelant : la création de la paroisse - la construction de la chapelle - sa restauration. 

Sur les deux murs latéraux, des inscriptions en lettres romaines sont extraites des Litanies de la Sainte Vierge : Salut des infirmes - Refuge des pêcheurs - Consolation des affligés - Cause de notre joie - Reine de la paix - Secours des chrétiens. Dans le chœur "Aimer Marie et la faire Aimer". Plusieurs plaques de marbre expriment la reconnaissance pour des grâces obtenues. Un Chemin de Croix, sous forme de gravures anciennes, est un don de l'évêque Mgr RICHARD.  

La chapelle est entourée par un petit enclos ombragé, garni de bancs, d'où l'on a une belle vue sur la vallée de la Veyle.

Bibliographie : Richesse touristiques - canton de Chatillon-sur-Chalaronne - 1991

 

Restauration et mise en valeur de la chapelle

Après cette évocation historique, l'édifice a connu une importante phase de restauration

En 2012, les peintures intérieures de la chapelle retrouvèrent leur éclat sous le pinceau de Christophe GOUTTENOIRE, artiste peintre de Mézériat.

Dans le prolongement de cette restauration, les membres de l’association « Les Amis de la chapelle de Montfalcon» proposèrent à la municipalité de redonner vie aux vitraux.

C’est ainsi qu’en 2013 naquit le projet de faire « parler » les verrières, afin qu’elles racontent la légende de la Vierge ; leur création et leur installation prirent alors forme.

Soucieuse de préserver l’harmonie du lieu, la municipalité souhaitait des verrières à la fois simples et lumineuses. Gwenaëlle LEGUEN, maître verrier à Chatillon-sur-Chalaronne sut traduire ce vœu avec justesse.

Des dessins naïfs, des formes épurées, des couleurs éclatantes sur trois d’entre elles, plus douces sur la dernière, confèrent à l’ensemble de la chapelle une atmosphère propice au recueillement.

Les vitraux : description et symbolique

Vitrail n° 1

Au temps des labours, une statue de la Vierge Marie allaitant l’enfant Jésus est trouvée sur les terres de Montfalcon.

Ce vitrail présente un paysage aux couleurs automnales, une charrue au premier plan symbolisant la découverte par les laboureurs de l’auguste statue.

La Vierge est positionnée au centre de la scène. Elle porte une robe rouge symbole de l’amour pour son enfant et un long voile bleu, couleur de la chasteté et de l’innocence. Le petit Jésus est vêtu de blanc.

Les lignes courbes et les couleurs de la moitié inférieure du vitrail rappellent la diversité des champs bressans (jaune pour les maïs ramassés à l’automne, marron pour la terre des labours, vert pour les pâtures avant le retour à l’étable). Dans la moitié supérieure du vitrail, les lignes continues en éventail se dirigeant vers les cieux témoignent du rayonnement de la foi et appelle au divin.

Vitrail n° 2

Afin de ne point la laisser sans protection, les habitants portent la Vierge en l’église de Mézériat.

Ce vitrail présente les fidèles amenant la Vierge au village de Mézériat, représenté par des toitures aux couleurs multiples et l’église ancestrale où elle sera abritée.

Les toits sont suggérés par des formes géométriques donnant ce côté moderne au vitrail. Les formes triangulaires sont autant d’allusions à la trinité (le Père, le Fils, le Saint Esprit).

Vitrail n° 3 :

Au matin suivant, la Sainte Mère est revenue sur les labours, exprimant ainsi sa volonté de voir édifier une église en cet endroit.

Ce vitrail présente les sillons des labours convergeant vers la Sainte Vierge, indiquant ainsi l’emplacement de sa future église. 

La Sainte Femme est auréolée d’un halo de lumière : le cercle symbolise la rencontre entre l’icône virginale et les fidèles lui vouant vénération tandis que la couleur jaune or symbolise la lumière céleste qui éclaire les croyants et réchauffe les cœurs priants.

Vitrail n° 4

Une chapelle est érigée à la gloire de la Sainte Vierge. Les fidèles viennent au sanctuaire prier Notre-Dame de Montfalcon de leur apporter bienveillance et protection.

Ce vitrail présente l’édifice religieux nouvellement construit dans un paysage aux couleurs printanières où le vert dominant, qui incarne la vie et la résurrection, évoque la renaissance de la nature.

Il symbolise aussi l’humilité et le respect témoignés à la Vierge et son enfant par les Montfalconnais. Installée sur son piédestal, la Vierge Miséricordieuse accorde la santé des corps et le salut des âmes à qui s’adresse à elle par ses pieuses prières.