• Nom Collecteur: Francis VISCOVI
  • Date Création: 10-08-2026
  • LATITUDE: 46.252534
  • LONGITUDE: 4.891276
  • Adresse ou lieu-dit: route du Pont Neuf
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Pont
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Non concerné
  • Commune concernée: LAIZ
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Communication et Transport
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: 23 septembre 1852
  • Source document: sur les chemins de LAIZ Jean MARTINERIE COMIMPRESS septembre 2015
  • Bibliographie: sur les chemins de LAIZ Jean MARTINERIE COMIMPRESS septembre 2015

Depuis toujours, il y avait à Montaplan, au confluent du ruisseau de la Suisse avec le Malivert, une planche orientée Nord Sud qui permettait aux paroissiens de Pont de Veyle (la paroissiale Saint Laurent fut très longtemps leur église) de se rendre aux offices par un sentier piétionnier : le "Chemin de Messe". 

Faite de quatre plateaux de chêne de quatre pouces d'épaisseur sur des piliers de dix pouces d'équarri fichés dans le lit du bief, la planche ne disposait pas de garde-corps.

Aussi, à son aval, il arrivait qu'on repêchât le cadavre d'un pauvre hère égaré par le brouillard ou, plus souvent encore, d'un marmot trop téméraire.

Le sentier est de nouveau praticable et, rançon du progrès, une passerelle métallique franchit désormais le bief à l'exact emplacement de la planche.

Venu la doubler à l'aval, le solide ouvrage actuel ne comporte plus de madriers de bois mais de la pierre et du béton. Il fut édifié à l'inverse de la planche dans une orientation Est Ouest. La municipalité et les contribuables les plus imposés approuvèrent le 23 septembre 1852, la soumission du maître maçon Rousseau de Pont de Veyle, pour 2212 F. Ceci entraîna une imposition extraordinaire de 10 centimes par Franc (10 %) pendant 4 ans sur les quatre contributions.

Dans l'idée des élus c'était la première étape vers un projet de liaison directe et tant espérée Pin-Mons. Le chemin de Messe n'avait plus d'utilité : les fidèles de la ville avaient délaissé l'église Saint Laurent depuis qu'ils enterraient leurs morts dans un clos acquis à Crottet.

Par ailleurs, le sieur Gudin acceptait de céder par voie d'échange son tronçon de desserte allant du pont à la Croix des Gravanières. Restait d'aménagement définitif du Chemin des Huguets qui la prolongeait, objet de sérieuses empoignades avec son réel ou présumé propriétaire.

Venu le temps des inaugurations, il ne se trouva personne ni pour faire référence à la toponymie, ni pour faire preuve d'imagination.

Le pont fut baptisé Pont Neuf, nom qu'il porte encore aujourd'hui et, tant qu'à faire, le chemin courant sur Mons, Chemin Neuf.