• Nom Collecteur: FRENOIS Anne-Marie
  • Date Création: 07-04-2026
  • LATITUDE: 46.235364921
  • LONGITUDE: 4.8359175594
  • Adresse ou lieu-dit: Route de la Ronzière
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Non concerné
  • Commune concernée: CORMORANCHE-SUR-SAONE
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine civil (ou public)
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Lavoir
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: XIXe
  • Protection labellisation: aucune
  • Source document: Pré-inventaire des Richesses Touristiques et Archéologiques du canton de Pont-de-Veyle, 1986, page 75 / Archives communales / « La France des Lavoirs » C. LEFEBURE ed. Privat. 2002 / « Lavoirs de l’Ain » N°10 Collection PPA.

Description

La source, qui alimente le lavoir, traverse une grande partie de la Route de la Ronzière et alimente, ensuite, le Jet d’eau, sur la place de l’église.

Lien vers le jet d’eau

Le lavoir, non couvert, de forme rectangulaire, mesure environ six mètres de long sur trois mètres de large. Il est positionné le long de la route de la Ronzière (D51), à coté d’un local communal.

L’arrivée d’eau se situe sur le coté gauche du lavoir, via un bec métallique, tandis que l’évacuation se fait suivant la pente naturelle.

Il est construit en pierre.

Historique:

Depuis le règne de Louis XIV, le pouvoir central place la santé publique au centre de ses priorités. La propreté préserve de certaines maladies et tout ce qui sert son développement doit être encouragé.

C’est ainsi que les villes se libèrent de leurs remparts, élargissent le tracé de leurs rues et éloignent le cimetière à leur périphérie.

Mais, surtout, l’eau devient l’objet d’une attention accrue. Que ce liquide puisse propager des maladies est désormais prouvé. Veiller à sa pureté devient un impératif.

Or la cause principale de son insalubrité réside en ce qu’un même point d’eau sert à de multiples usages. 

Les femmes vont laver leur linge à la rivière, à la fontaine ou à la mare communale.

Les inconvénients d’une telle situation sont évidents : les habitants qui viennent s’approvisionner à la mare ou à la fontaine pour leur tâches domestiques n’y trouvent qu’une eau souillée par les savons et les saletés.

De plus, à la différence d’un moulin, du four et du pressoir, régis par l’ancienne banalité, le lavoir s’établit sur l’usage gratuit de l’eau pour tous.

Ainsi, après la Révolution, le lavoir devient le symbole de l’accès égalitaire à l’un des biens naturels les plus précieux, l’eau.

C’est sous le second empire que les fontaines, puits, abreuvoirs et lavoirs se multiplient dans les villes et dans les campagnes, quelque soit leur importance d’ailleurs.

Par la loi du 3 février 1851, l’Assemblée législative met à la disposition des villes un crédit de 600000 francs pour les aider à se doter d’un lavoir public.

En échange de son octroi, les municipalités s’engagent à :
-  justifier que leur situation financière ne permet pas d’acquitter la totalité de leur dépense.
-  soumettre préalablement au ministère de l’Agriculture et du Commerces les plans et devis.
-  pourvoir au montant de la dépense totale à concurrence des deux tiers au moins.

Une circulaire du 30 avril 1852 supprime ces conditions, mais précise que les subsides n’excéderont pas le tiers de dépense totale de chaque établissement. 

La catastrophique épidémie de choléra de 1849 et la volonté de lutter contre le paupérisme sont à l’origine de cette mesure exceptionnelle : « La pensée du projet, Messieurs, il n’est pas nécessaire de la chercher bien loin. Vous avez tous encore présent à l’esprit les malheurs qui ont frappé la France en 1849, la manière dont le choléra a sévi dans le pays : il faut augmenter les moyens hygiéniques que le pays possède pour se défendre contre l’invasion d’un tel défaut ».

Il est difficile de mesurer l’impact de cette mesure. Quelques villages bénéficient de cette aide, mais les communes les plus peuplées sont privilégiées.

L’eau sur l’évier est arrivée, en 1951, à Cormoranche quand la commune décide de faire entreprendre l’étude, puis les travaux d’adduction et de distribution d’eau grâce au Syndicat Veyle - Chalaronne dont elle fait partie.

A noter qu’il existait un autre lavoir, à Cormoranche, route de Noaillat, juste après l’ancienne Poste, sur la gauche. La date de sa destruction n'est pas connue.