• Nom Collecteur: JCollet
  • Date Création: 09-05-2026
  • LATITUDE: 46.184337
  • LONGITUDE: 5.030182
  • Adresse ou lieu-dit: 36, impasse de la mairie.
  • Type Propriétaire: Public
  • Communication Transport: Non concerné
  • Habitat: Non concerné
  • Patrimoine religieux funéraire: Non concerné
  • Commune concernée: CHANOZ-CHATENAY
  • Patrimoine rural: Non concerné
  • Catégorie principale: Patrimoine religieux et funéraire
  • Architecture militaire: Non concerné
  • Patrimoine industriel commercial: Non concerné
  • Patrimoine civil public: Non concerné
  • Patrimoine naturel: Non concerné
  • Date construction: Carré des poilus : 1921
  • Source document: Source : registre de délibérations du conseil municipal. ADA 2O 1067
Cimetière et carré des Poilus, vue de l'est, 8 mars 2026, Jacques Collet

À Chanoz, le cimetière est attenant à l'église, comme à Bey, Biziat, Perrex.

1.      Clôture et extension du cimetière.

Sous l’ancien Régime, le cimetière est l’affaire de la paroisse et de son curé. Il importait de clore le cimetière. Lors d’une visite à Chanoz, le 1er septembre 1656, Mgr de Neuville constate que "le cimetière n’est pas clos de tous costez"… Nous avons ordonné aux parroissiens de faire clorre leur cimetière" (1).

Après la Révolution le lieu devient communal. Mais sa clôture reste une préoccupation du conseil municipal. Le 10 mai 1829, Mgr Devie, évêque de Belley, trouve l’église et le cimetière "en bon état et bien tenus" à l’occasion d’une visite, rapide sans doute (2).

Le 6 février 1862, le maire déclare que la clôture du cimetière est dans un tel état de délabrement que poules, chèvres, moutons, porcs, chevaux entrent à volonté dans le cimetière, c'est une véritable profanation.

Lors de la séance du 7 mai 1863, M. le maire constate à nouveau qu’il n'y a pas de clôture au sud et du côté du jardin de la cure non plus ; au nord il y a une haie vive en mauvais état qui ne garantit "pas le cimetière des insultes des animaux : poules, chiens et même des chèvres".

Le maire préconise la construction d'une maçonnerie avec cailloux et briques de 1 m de hauteur et au-dessus un mur en pisé de 1,50 m

Deux ans après il n’y a toujours aucune clôture au midi et au nord, un "soubassement de 0,50 m serait suffisant".

En 1886, des pans de murs sont tombés. On se rend compte que crépir sur du pisé ne sert à rien ! 

En 1892, l’entrepreneur local Victor Rigollet procède à des réparations. Une demande d’extension du cimetière est refusée par le sous-Préfet.

-En 1920, le conseil constate à nouveau l'exiguïté du cimetière. Il s’agit "d’éloigner les tombes nouvelles de l’agglomération". La guerre vient de se terminer. "Il faut donner une sépulture décente à nos glorieux morts dont la dépouille est attendue incessamment" (séance du 27 février)

On décide d'agrandir vers l'est sur des terrains communaux (parcelles B 521 à 527). Le cimetière avait une superficie de 15 ares, il sera augmenté de 12 ares 13 centiares. Le curé Grumet donne une partie de son jardin à cet effet.

L'enquête d’utilité publique a lieu en 1921. Un arrêté préfectoral du 16 novembre 1921 autorise les travaux, effectués par l’entreprise Antoine Rousseau de Vonnas : démolition de l'ancien mur en pisé, fouilles, crépissage…pour un coût de 13769, 80 fr (devis initial de 15 300 fr.).

La réception des travaux a lieu le 17 juillet 1925.

2.Un des rares cimetières avec un "carré des Poilus". Il y a 6 tombes : celles de Jean Marie Gervais (8 novembre 1914), Paul Perret (13 janvier 1916), Claudius Ronjon (16 décembre 1916) ; Victor Perret (30 mai 1918) ; Louis Monachon (21 juillet 1918) ; Jean Marie Perret (19 octobre 1918). Ce carré des Poilus, fermé par une grille, est placé contre la façade nord de l’église.

-A proximité se trouve la pierre tombale de Mme et M.de Longry. Ceux-ci étaient devenus possesseurs de la maison forte après la période révolutionnaire. Philibert Favre de Longry fut maire de Chanoz-Chatenay de 1816 à 1830.

(1)   Cattin Paul, Visites pastorales du diocèse de Lyon par Monseigneur Camille de Neuville 1654-1656, Les Amis des archives de l’Ain, 2001, p. 272.

(2) Visites pastorales de Mgr.Devie évêque de Belley, février 1826 au 28 novembre 1834, p.103.Société Gorini Bourg 1935.

 Source : registre de délibérations du conseil municipal.

 Archives départementales 2O 1067