Erigé à la Libération au lieu dit La Moussière, au bord de la route de Pont-de-Veyle, ce petit monument rappelle le sacrifice d’un jeune résistant, Georges Rosset, tombé le 19 juin 1944 lors d’une opération contre un convoi de miliciens.
Ce jour-là, un détachement de la Milice de Mâcon, fort de plus de 500 hommes, entreprit d’encercler les bois d’Illiat dans le but d’anéantir le Maquis des Grands Bois qui y avait établi ses unités combattantes. Afin de soulager la pression exercée sur le maquis par les troupes vichystes, le P.C. départemental demanda au groupe franc Antoine, stationné depuis quelque temps à Biziat, sous le commandement d’Antoine Fornelli, d’établir un barrage sur la route de Châtillon à Pont-de-Veyle. Le groupe Antoine , composé d’une douzaine de jeunes gens de 17 à 20 ans dont c’était là, pour la plupart, le baptême du feu, mitrailla tout d’abord une voiture de miliciens qui avait refusé de s’arrêter, puis engagea le combat avec un camion d’une vingtaine d’hommes venu à la rescousse. Celui-ci fut détruit et incendié et tous ses occupants mis hors de combat après une intense fusillade. Les membres du groupe, postés dans le fossé le long de la route, eurent à déplorer une seule perte : le jeune Georges Rosset, âgé de 18 ans.
A la fin de la guerre, les résistants du secteur fondèrent une amicale qui prit son nom et fut à l’origine de la création de ce monument.
Sur le même monument figurent les noms de deux autres combattants du groupe Antoine, Paul Gojon et Roland Tardy, qui participèrent à l’opération de La Moussière. Le premier fut tué par la suite à Villars-les-Dombes, et le second dans l’Isère.