Ce fief avec château était le château médiéval de Bey, possédé, d'abord, par les gentilshommes du nom et armes de Monspey. En 1440, le fief est aux mains d’Antoine de Monspey, puis transmis à François de Monspey, enfin Marguerite, la fille de ce dernier, reçoit le domaine en dot lors de son mariage avec Alexandre Cadot. Leur fils, Pierre Cadot, vend le fief en 1543 à Pierre Uchard, bourgeois de Pont de Veyle, dont la famille conserve ce bien pendant plus d’un siècle. En 1695, les biens de Charles Joseph Uchard sont vendus à Victor Christophe Leloup, président en l’Election de Bresse, qui réussit à garder pour les siens, non sans contestations, ces biens considérables. Son héritier, son neveu Charles, président aussi de l’Election de Bresse meurt en 1757 sans descendance. Il nomme héritiers universels les pauvres de l’Hôtel-Dieu, ceux de l’Hôpital Général dit de Charité de Bourg et Joseph Béraud. Le fief est divisé en trois parts, et finalement à la suite d’arrangements, Monspey devient la propriété de la Charité.
Il est remanié au XIXème siècle par le maire de l'époque, Louis Alphonse de Valbreuze (maire de 1852 à 1890). A l’instar de nombreux nobles, imprégné des idées en vogue à l'époque, (Catholicisme social), et incité par la loi Guizot, il héberge la première mairie et la première école dans une dépendance de la maison sise au 91, rue du commissaire. L’école y réside jusqu’en 1870 et perdure par le biais d’une école privée de filles, qui occupe ces locaux jusqu’en 1937. La quasi-totalité des habitations du hameau appartenait au châtelain, qui y logeait ses commis et ses fermiers.
Mr. De Valbreuze ouvrit, dans une autre dépendance, une bibliothèque au 515, allée de l’église. Celle-ci fonctionna jusque dans les années 1940. La mise à disposition de ces bâtiments explique que ce hameau (incluant le château et ses dépendances) s’appelait le Bourg, puisqu’il était le lieu géographique des pouvoirs administratif, intellectuel et spirituel de la commune.